mercredi, 28 janvier 2009

Combien y a-t-il vraiment d'habitants à Masevaux ?

Combien y a-t-il vraiment d'habitants à Masevaux ? : C'est la question que beaucoup se posent depuis dimanche dernier. En effet, le journal L'Alsace a publié ce week-end un article sur le recensement de la population et les chiffres que l'INSEE vient de valider.

Pour le chef lieu du canton, à savoir la commune de Masevaux, les chiffres sont à la baisse par rapport à 1999 avec un total de 3279 habitants soit 50 de moins qu'en 1999. Le chiffre a de quoi surprendre ! Pourquoi ? Et bien, parce-que Masevaux disposait officiellement depuis le recensement complémentaire de 2006 de plus de 3600 habitants.  La différence est très importante avec une variation de 300 habitants environs (autour de 10% de la population).

Déjà, lors de la campagne électorale de 2008, de nombreuses personnes s'étaient intérrogés sur le chiffre exact de la population masopolitaine et s'en étaient fait l'écho.

J'ai donc pris soin de prendre des contacts pour essayer de comprendre et chercher des explications.

Tout d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que plus il y a de population, plus la commune touchera d'aide de l'Etat sous l'appellation de Dotation Globale de Fonctionnement (DGF). De même le passage à plus de 3500 habitants a changé profondément le mode électoral, avec 27 conseillers au lieu de 23, plus d'adjoints qu'avant, la parité, la proportionnelle, etc...

Autre information, les chiffres publiés par l'INSEE en 2009 sont le résultat du recensement global de la population masopolitaine de 2005. Alors,  me direz-vous, pourquoi, ne pas inclure et entérinner le chiffre du recensement complémentaire de 2006 ? Et bien, il semble que le recensement complémentaire en question est le résultat non pas d'un recensement avec des visites "maison par maison" et "habitant par habitant", mais d'une extrapolation en fonction du résultat de celui de 1999, de 2005 et des demandes de permis de construire en cours à l'époque.

Néanmoins, force est de constater que l'INSEE enregistre uniquement le chiffre du recensement global de 2005, soit 3279 habitants.

Dès lors, Masevaux va perdre le bonus de la DGF qui était versé depuis 2007, soit plusieurs milliers d'euros et c'est bien dommage, surtout dans la période que nous traversons. Par contre, pour le reste, il n'y aura bien entendu pas de nouvelle élection municipale. Nous siégerons jusqu'en 2014 dans cette configuration, il n'y a pour l'instant pas de remise en cause de la parité (heureusement), ni du nombre de conseillers municipaux, ni du nombre d'adjoints, ni des indemnités d'élus et sur ce point, je considère que les élus indemnisés de Masevaux (le Maire et les adjoints) devraient montrer l'exemple en abaissant spontanément les indemnités qu'ils perçoivent au niveau où elles devraient être pour 3200 habitants, puisque la commune va perdre d'importantes dotations de l'Etat !

Je précise que les informations dont je dispose me permettent de savoir que Laurent Lerch a rencontré dernièrement des responsables de l'INSEE et que malheureusement il n'a informé ni la population masopolitaine, ni l'oppostion municipale des chiffres qui allaient être publiés ! Il sait souvent communiquer, mais je constate avec amertume que c'est uniquement lorsque les informations qu'il distille son à mettre à son crédit...

Par ailleurs, un prochain recensement aura lieu en 2010 avec une publication officielle normalement en janvier 2011. Nous s'urons alors quel est le vrai chiffre de la population à Masevaux et les conséquences qui en découleront sur les ressources de la commune et sur le plan électoral. Pour ma part, je parie d'ores et déjà sur une stagnation autour de 3200 habitants, car il faut reconnaître que la municipalité ne fait pas beaucoup d'efforts depuis son élection pour attirer des nouveaux habitants. Masevaux est actuellement, d'après les chiffres de l'INSEE, une des rares communes de la Vallée de la Doller à perdre des habitants, une des rares à être moins attractive, au contraire de Sentheim, Burnhaupt ou Guewenheim voir même Dolleren, ou Niederbruck. Le constat est peut-être dur, mais il est réaliste.

Pour garder son niveau et son rôle politique, le Maire de Masevaux ne doit pas seulement s'agîter médiatiquement en étant en photo partout, mais il doit aussi avoir des projets structurants pour faire redécoller Masevaux et sa population, car le risque est grand de voir l'image de la ville s'écorner à force de ne pas apparaître comme une grande commune du territoire Thur-Doller...

Quelques informations complémentaires :

http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/p...

http://www.insee.fr/fr/publics/default.asp?page=communica...

http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/p...


L'Alsace

Le Pays Thur Doller a su attirer de nouveaux habitants.

66 695 : c’est le nombre d’habitants que compte officiellement le Pays Thur Doller, contre 64 030 en 1999. Ce sont les chiffres officiels de la population légale 2006, publiés le 1er janvier.

Ce mois-ci, treize communes recensent leur population : Burnhaupt-le-Bas ; Burnhaupt-le-Haut ; Bernwiller ; Goldbach-Altenbach ; Leimbach ; Michelbach ; Niederbruck ; Oberbruck, Soppe-le-Bas ; Soppe-le-Haut ; Steinbach ; Urbès et Willer-sur-Thur.Depuis 2004, en effet, les communes de moins de 10 000 habitants font leur recensement tous les cinq ans, avec une actualisation annuelle. En 2008, elles étaient six à se compter : Kirchberg, Dolleren, Mollau, Mortzwiller, Ranspach et Thann. Tous ces chiffres ont alimenté les ordinateurs de l’Insee, qui a rendu public, le 1er janvier, les chiffres de la population totale 2006 (voir encadré), chiffres qui prennent en compte les résultats du recensement partiel de 2008. La première conclusion qu’on peut en tirer, c’est que des quatre communautés de communes qui composent le Pays Thur Doller, c’est celle de la vallée de la Doller qui est la plus attractive : elle gagne 1000 habitants par rapport à 1999, passant de 14 598 à 15 5998 âmes. C’est surtout l’avant vallée et le vallon du Soultzbach qui attirent : la palme revient à Burnhaupt-le-Bas (+242), suivi de Soppe-le-Bas (+158) Burnhaupt-le-Haut (+ 125) Sentheim (+117) …En revanche, Masevaux, Kirchberg et Oberbruck perdent (un peu) de population. Mais la petite commune de Dolleren en gagne, grâce à la réalisation d’un lotissement à prix attractif.

Le plus peuplé : le Pays de Thann

Vient ensuite la Communauté de communes du Pays de Thann, la plus peuplée, qui gagne 917 habitants, la population passant de 21058 à 21975. On construit surtout dans les villages : Aspach-le-Haut (+ 278), Aspach-le-Bas (+176); Leimbach (+111)… Alors que Thann voit sa population stagner à 8149 (+4). «Le recensement est arrivé un peu tôt, analyse le maire Jean-Pierre Baeumler. Entre 2007 et 2008, on a délivré 267 permis de construire, mais seuls 73 avaient abouti. D’autre part, une quarantaine de logements HLM sont vides en attendant d’être vendus et 64 logements ont été supprimés dans le quartier Schuman ». Mais deux gros projets d’urbanisme sont en cours, dans la ZAC du Blosen et dans le quartier Saint-Jacques. Thann peut donc raisonnablement espérer maintenir sa population entre 8000 et 8500 habitants dans les années qui viennent. Vieux-Thann est la seule commune à perdre des habitants (-77). La Communauté de communes de Cernay et environs voit sa population augmenter de 561 âmes, passant de 15090 à 15651. La population de Cernay est en hausse de 205 personnes, ce qui est modéré pour une ville de plus de 10 000 habitants.Enfin, la Communauté de communes de Saint-Amarin gagne 187 habitants, passant de 13 284 à 13 471. Victime, peut-être, de ses soucis économiques et des nuisances de la RN66, qui poussent certains de ses habitants à partir. Plusieurs communes perdent des habitants : Moosch (-110) ; Ranspach (-42), Malmerspach (-26), Mitzach (-2) et Wildenstein (-11). Le manque de terrains à bâtir, dans certaines de ses communes, joue aussi un rôle déterminant, comme à Ranspach. Construire, en effet, voilà le secret pour accroître sa population, ou simplement la maintenir : dans une ville comme Thann, il faut réaliser au moins 40 logements par an pour simplement garder le même nombre d’habitants, en raison du phénomène de « décohabitation » : divorces, enfants qui partent dans leur propre logement… À Thann, le taux d’occupation des logements est légèrement inférieur à deux personnes.


Isabelle Bollène

 

L'Alsace


Les chiffres du recensement

Voici la population légale des communes du pays Thur Doller et leur variation par rapport au recensement de 1999. Ces chiffres sont ceux de la « population totale », les personnes ayant leur résidence habituelle dans la commune plus ceux dont la résidence habituelle est ailleurs mais qui gardent un lien de résidence avec la commune. Communauté de communes de Cernay et environs Cernay : 10995 (+205)Steinbach : 1340 (+50)Uffholtz : 1554 (+151)Wattwiller : 1762 (+151) Communauté de communes du pays de Thann Aspach-le-Bas : 1269 (+176)Aspach-le-Haut : 1418 (+278)Bitschwiller-lès-Thann : 2200 (+62) Bourbach-le-Bas : 632 (+64)Bourbach-le-Haut : 414 (+ 87)Leimbach : 845 (+111)Michelbach : 316 (+76)Rammersmatt : 218 (+35)Roderen : 897 (+18)Schweighouse-près-Thann : 730 (+30)Thann : 8149 (+4)Vieux-Thann : 2932 (-77)Willer-sur-Thur : 1955 (+53) Communauté de communes de la Doller : Masevaux : 3279 (-50) Burnhaupt-le-Bas : 1429 (+242)Burnhaupt-le-Haut : 1630 (+125)Dolleren : 430 (+33)Guewenheim : 1224 (+48)Kirchberg : 842 (-1)Lauw : 999 (+71) Mortzwiller : 312 (+60)Niederbruck : 439 (+70)Oberbruck : 461 (-14)Rimbach-près-Masevaux : 509 (+6)Sentheim : 1495 (+117)Sewen : 541 (+11)Sickert : 334 (+17)Soppe-le-Bas : 746 (+158)Soppe-le-Haut : 594 (+77)Wegscheid : 334 (+30) Communauté de communes de Saint-Amarin Fellering : 1713 (+150)Geishouse : 495 (+14)Goldbach-Altenbach : 309 (+57)Husseren-Wesserling : 1036 (+53)Kruth : 1038 (+19)Malmerspach : 535 (-26)Mitzach : 424 (-2)Mollau : 429 (+6)Moosch : 1818 (-110)Oderen : 1337 (+5)Ranspach : 870 (-42)Saint-Amarin : 2519 (+49)Storckensohn : 250 (+19)Urbès : 496 (+6)Wildenstein : 202 (-11). Bassin potassique : Wittelsheim : 10874 (+577); Staffelfelden : 3628 (+44).

lundi, 26 janvier 2009

Communiqué de presse sur la modification de la carte des circonscriptions dans le Haut-Rhin

La Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin déplore la suppression annoncée d’un siège de député dans le Haut-Rhin. Cette décision démontre une fois de plus la perte d’influence politique des élus de la majorité présidentielle qui n’arrivent pas à défendre sérieusement notre département.

L’abandon par le gouvernement de la 4ème circonscription et le redécoupage qui en est la principale conséquence est totalement dévolue au renforcement et au maintien des députés de l’UMP ou du Nouveau Centre actuellement en place : le rattachement du canton de Sierentz à la circonscription d’Illzach-Wittenheim, le rassemblement du canton d’Habsheim avec la circonscription mulhousienne et la sortie du canton de Guebwiller de celle de Cernay démontrent la volonté de la droite de renforcer son pouvoir au détriment du débat démocratique et des citoyens.

Les socialistes haut-rhinois ne sont pas dupes. Nous dénonçons ce projet de « tripatouillage » électoral qui est un coup de force contre la démocratie et nous demandons à tous les élus de se mobiliser pour exiger son retrait.

Denis Wiesser – Premier Secrétaire Fédéral

Patricia Schillinger - Sénatrice du Haut-Rhin

Pierre Freyburger – Porte parole de la Fédération – Président du Groupe Socialiste, Républicain et Indépendant au Conseil Général du Haut-Rhin

Antoine Homé – Porte parole de la Fédération – Président de l'Union des Elus Socialistes et Républicains 68

Franck Dudt – Secrétaire Fédéral aux élections

Le flop de la semaine dans L'Alsace

Le flop

Restos au froid

Cet hiver encore, les Restos du cœur de Masevaux distribuent des repas dans le froid. Malgré l’aide importante accordée par la Ville, l’association ne peut accueillir le public dans les meilleures conditions. Le maire Laurent Lerch indique étudier une solution pour la prochaine campagne.

mercredi, 21 janvier 2009

Modification de la carte électorale

La vallée de Masevaux devrait, d'après la presse régionale, changer de circonscription pour passer de celle d'Altkirch, du député UMP Reitzer à celle de Cernay de l'autre UMP, Michel Sordi.

Dans le Haut-Rhin, le redécoupage aura pour principale conséquence (et  c'est fortement contestable) la perte d'un député.  Au passage le gouvernement profite de l'aubaine pour assurer plus largement encore l'avenir de la Droite alsacienne en renforçant nettement la carte électorale au profit de l'UMP et ses alliés.

Le canton masopolitain restera attaché aux vallées de Thann et St Amarin en rejoignant la circonscription cernéenne. Le Pays Thur-Doller sera donc intégré en totalité à la circonscription. Par ailleurs, le fait de rejoindre le secteur de Soultz, avec également Wittelsheim, est plutôt une bonne nouvelle politique pour la Gauche. Je pense que lors d'une vague rose c'est pratiquement la seule circonscription du Haut-Rhin qui pourra basculer dans le camp du progrès.

A noter que le tripatouillage aura pour conséquence de garder la circonscription mulhousienne sérieusement à Droite avec l'ajout du canton d'Habsheim et le pire me semble être le rattachement du canton de Sierentz à la circonscription de Wittenheim. Il n'y a aucune logique géographique à cette circonscription !

Voir l'article de L'Alsace du jour sur la question :

Politique La nouvelle carte électorale du Haut-Rhin se dessine

Jean-Luc Reitzer est mécontent de perdre une partie de sa circonscription. J.F.Frey

Le secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales a présenté hier aux députés du Haut-Rhin le projet de redécoupage, consécutif à la disparition programmée de la quatrième circonscription.

Parce qu’elle figure sous la barre fatidique des 120 000 habitants, la circonscription du député Jean Ueberschlag va disparaître de la carte électorale. D’après un projet présenté hier par Alain Marleix aux députés du Haut-Rhin – tous présents sauf le principal intéressé, souffrant -, elle sera partagée entre ses voisines, les troisième, cinquième et sixième circonscriptions. Soit respectivement celles de Jean-Luc Reitzer, Arlette Grosskost et Francis Hillmeyer.

Jeu de domino

Ce jeu de domino institutionnel modifie les contours de toutes les circonscriptions sauf une, celle de Colmar, sans bien sûr toucher aux équilibres politiques, favorables à la majorité. Revue de détail. La sixième circonscription, représentée par Francis Hillmeyer, récupère le canton de Sierentz. Ce qui agrandit la circonscription du député Nouveau Centre, mais ne modifie pas la donne politique. La cinquième circonscription d’Arlette Grosskost hérite du canton d’Habsheim. Une « bonne surprise » pour la députée de Mulhouse, « ravie » de récupérer de territoires ruraux a priori plus favorables à la droite. La troisième circonscription de Jean-Luc Reitzer va désormais héberger les cantons de Saint-Louis et d’Huningue, mais elle perd ceux de Masevaux, de Thann et de Saint-Amarin, qui basculent dans la septième circonscription de Michel Sordi. Confronté à la délicate tâche de succéder à Jean Ueberschlag, le député-maire d’Altkirch se dit « mécontent de perdre d’importantes parties d’une circonscription que je laboure depuis 20 ans, et dont je défends bec et ongles les dossiers, comme celui de la RN 66 ». La septième circonscription de Michel Sordi, sérieusement agrandie, est délestée de Guebwiller, qui passera dans la deuxième circonscription de Jean-Louis Christ.Le projet passera dans trois mois devant un « conseil consultatif constitué de membres de tous bords, mais pas encore nommés », indique Arlette Grosskost. Il devra ensuite faire l’objet d’un projet de loi et être approuvé par le conseil constitutionnel et le Parlement.

L’avenir d’Ueberschlag

L’avenir de Jean Uebersclag a aussi été évoqué hier. Selon les députés que nous avons consultés, il ferait les frais de la réactivation de la limite d’âge de 75 ans pour les députés UMP. Mais il pourrait se voir confier une mission sur les transfrontaliers, et continuer ainsi son travail reconnu en la matière.

De notre bureau parisien,Simon barthélémy

samedi, 17 janvier 2009

Les livres... d'un blog à l'autre

Mon ami et camarade François Schlosser vient de me lancer une sorte de défi sur son blog... il me demande de répondre à des questions sur les livres que j'aime ou pas et que j'ai lu, le tout sur le principe de la chaîne de blog à blog. Je vais y répondre.

1. Quel est le dernier livre que vous avez acheté et terminé ?

Comme François Schlosser, je suis plutôt du genre à aller en bibliothèque, enfin plutôt au bibilobus. J'en profite au passage pour rappeler qu'il n'y a malheureusement pas de médiathèque dans notre vallée, à mon grand désespoir et  que je défends l'idée d'une telle installation  depuis plusieurs années, notamment lors des élections cantonales de 2004 et lors des municipales masopolitaines de 2008. La culture n'a pas de prix, c'est un besoin pour tous ! Mais là, je m'égare, alors revenons au sujet...

Le dernier livre que j'ai acheté et terminé a pour titre :"Bouche cousue" de Mazarine Pingeot sortie en version pocket en 2006. J'ai profité des vacances de l'été dernier pour m'acheter plusieurs ouvrages en format poche et dévorer l'ensemble. Le livre de la fille du Président Mitterrand n'est pas vraiment un roman, ni un documentaire, c'est plus simplement un passage de la vie où l'auteur retrace son enfance, avec son père, un père évidement pas comme les autres, dans une situation pas comme les autres... Mazarine Pingeot était enceinte lors de l'écriture du livre, ce qui lui permet un retour fort sur elle même. C'est assurément pour moi un livre poignant.

2. Quel est le livre que vous êtes en train de lire ? Qu'en pensez vous pour l'instant ? Quelle est la phrase qui se trouve à la ligne 13 de la page 42 ?

J'ai comme beaucoup l'habitude de lire plusieurs livres en même temps. Néanmoins, actuellement, je suis très concentré sur un ouvrage de Bernard-Henri Lévy qui s'intitule "American Vertigo" publié en 2006 chez Grasset.

C'est un livre où l'auteur nous livre ses impressions sur son voyage aux Etats-Unis pour suivre les traces d'Alexis de Tocqueville. Une plongée au coeur de l'Amérique à l'époque de la campagne électorale Bush-Kerry. Voilà plusieurs années que je voulais lire cet ouvrage, je ne sais pas pourquoi, peut-être la photo de couverture... Et pourquoi commencer à lire ce livre alors que Georges Bush quitte le pouvoir ? Là aussi, je ne sais pas... Je n'avais encore jamais lu de livre écrit par BHL, mais là, je sais pourquoi : le personnage est loin de me plaire, lorsqu'il défile sur les plateaux télé, généralement, il m'énerve à ne savoir que faire la morale, notamment  la morale à la Gauche... Mais la vérité m'oblige à dire que j'aime beaucoup le livre en question. Son voyage aux USA est particulièrement prenant, avec des détails sur les rencontres, les villes, des personnages communs et certains hors du commun. Un passage en particulier me restera en mémoire, car étant en train de lire le livre presque 3 ans après sa sortie et alors que Barack Obama rentra en fonction mardi prochain, je ne peux m'empêcher de penser au chapitre 2 et son premier passage intitulé : "Un Clinton noir" ? qui retrace la rencontre de l'auteur avec celui qui deviendra Président des USA lors de l'élection suivante... Rien, je pense, ne pouvait laisser présager de la candidature et encore moins de la victoire future d'Obama et pourtant, BHL, avait bien avant un pré-sentiment lorsqu'il échangea avec lui lors de la Convention Démocrate qui investit John Kerry, extrait : "Et Barack Obama, donc ! , et avec le tabac que vous avez fait, vous, hier soir, explique-t-il à celui-ci, on devient Président des Etats-Unis en  cinq minutes !" Plus loin : "Mais enfin... Son aisance... Sa gouaille de Clinton noir... Sa beauté de mauvais garçon passé par Harvard... Sa mère blanche née à Kansas City, son père black né au Kenya..." .../... "Barack Obama... il faudra sa souvenir de ce nom." .../... "Et je sens que quelque chose, quoi qu'il en dise, se joue dans cet écart assumé par rapport à toutes les communautés. Le premier Noir à avoir compris qu'il ne fallait plus jouer sur la culpabilité mais sur la séduction ?Le premier à vouloir être, au lieu du reproche de l'Amérique, sa promesse ? le passage du Black en guerre au Black qui rassure et rassemble ? Un futur Président métis ?" Que je le veuille ou non, BHL avait vu juste et je dois dire que malgré l'énervement qui me gagne lorsque je verrais le personnage dorénavant, je garderais en mémoire les pages 83, 84, 85 et 86 d'American Vertigo...

Page 42, ligne 13 : "où le bruit des avions oblige à hausser le ton ou à interrompre les conversations..."

3. Choisissez un de vos livres favoris. Quel est-il ? Pourquoi fait-il partie de vos favoris ? Quelle est la dernière phrase qui se trouve à la page 65 ?

Mon livre favori ou mes livres favoris ? Il n'y en a pas. Il y a par contre des livres qui m'ont marqués et qui reste des références.

La trilogie Fabio Montale, Total Khéops, Chourmo, Soléa de Jean-Claude Izzo aux éditions Gallimard et parus dans l'ordre en 1995, 1996 et 1998. Une série de trois livres policiers avec pour héros le flic Fabio Montale au coeur de Marseille. Page 65, dernière phrase : "Ils le sauraient tôt ou tard."

Che de Pierre Kalfon aux éditions du Seuil dans la collection points et paru en 1997. L'un des nombreux livre sur le célébre révolutionnaire Ernesto Guevara. C'est un livre qui compte beaucoup dans mon engagement politique, même si je ne suis pas révolutionnaire. Le mythe de Guevara, la révolution cubaine, l'exceptionnel parcours du jeune argentin à travers "l'Amérique majuscule" comme il le dit, le passage au Mexique, la rencontre avec Fidel Castro, la traversée sur le granma, la victoire de la révolution, le pouvoir, la tentative africaine et enfin la mort en Bolivie. Cet ouvrage est certainement l'un des meilleurs sur le Che publié en français. Page 65, dernière phrase : "Un soir, le chef de service, arrivé par surprise, ne trouve que lui à sa table et l'en félicite, lui promettant une promotion."

Les blessures de la vérité de Laurent Fabius paru chez Flammarion en 1995. Encore Fabius me diront certains... Oui, encore lui. C'est un ouvrage important pour comprendre l'homme, son parcours, sa philosophie et aussi pour comprendre comment il a traversé la période si complexe et destructrice de l'affaire du sang contaminé. Ce livre permet d'entrer dans la tête d'un Homme d'état, du plus jeune Premier ministre de France et d'un des plus fidèle et proche de François Mitterrand. La dernière phrase en page 65 : "Non seulement parce qu'il a son mot à dire sur les décisions à implications financières - rares sont les mesures qui n'en comportent pas -, mais aussi parce que, par son organisation, par ses méthodes et par la compétence de ses personnels, il a acquis dans l'appareil d'Etat une place centrale."

Toujours dans les ouvrages sur la politique et ses hommes, j'ai beaucoup apprécié le livre d'Emmanuel Maurel qui s'intitule "Jean Poperen, une vie à gauche". Le livre est paru en 2005 chez Bruno Leprince dans l'encyclopédie du socialisme. Livre simple, court et qui permet de rapidement traverser la vie d'un des plus grands responsables socialistes qui malheureusement est trop souvent méconnu. Page 65, la dernière phrase : "N'est-ce pas ce qu'attend d'eux, implicitement, Mitterrand ?"

Et enfin, "Un enfant de la République" de Raymond Forni qui est paru chez Stock en 2002. Bien entendu, le livre écrit par Raymond reste un ouvrage important et émouvant parmi les livres que j'ai lu. Le parcours de l'homme, son évolution, ses bons moments, comme les plus mauvais permettent là aussi de comprendre le personnage, sa pensée et son espérance républicaine. Depuis un an, date de son décès, à chaque fois que je prends le livre en main ou que je pose mes yeux dans la bibilothèque et que je le regarde, j'ai un gros pincement au coeur. Raymond manque aujourd'hui farouchement à la Gauche et aux républicains.

4. Quel est le dernier livre que vous avez lu et pas vraiment aimé et pourquoi ?

Les Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand. Pourquoi, parce-ce que c'est long (4 tomes de 500 pages, en gros) et décourageant, écrit en français du XIXème siècle et que c'est mon patron qui voulait à tout prix que je le lise... j'ai essayé, mais vraiment, c'est pas pour moi.

5. Quels sont les 5 bloggeurs à qui vous passez le relais et pourquoi ?

Emmanuel Maurel, parce-qu'il dévore les livres et qu'il écrit souvent des critiques, il n'aura aucun mal à répondre aux questions. De plus, j'ai cité son ouvrage sur Poperen, ce qui lui fait un peu de pub...

Michel Moine, parce-qu'il est dans mes liens.

Jean-Louis Bohler, pour la même raison que pour Michel.

Xavier Galaup, pour un bibliothécaire, ça doit être très facile.

Jean-Laurent Turbet, car je suis persuadé qu'il ne compte pas son temps pour lire.

En conclusion, mes lectures sont toujours très politique.

vendredi, 09 janvier 2009

50-50, le blog de Laurent Fabius

Laurent FABIUS ouvre un blog où il entend développer 50% des critiques contre la Droite et y faire 50% de propositions. C'est une bonne idée et c'est surtout une initiative politique constructive tout en étant dans une ligne d'opposition frontale à la politique sarkoziste.

Voici le message qu'il diffuse sur l'ouverture de son blog :

Le blog que je commence aujourd’hui et que je m’efforcerai de tenir chaque semaine comportera une originalité: je l’ai intitulé 50-50. Il comportera en effet au total au moins 50% de positif pour 50% d’éventuels sujets critiques.

On reproche souvent à l’opposition d’être négative: elle remplit son rôle lorsqu’elle critique, mais elle ne doit pas se limiter à cela. Un responsable d’Etat, une force de gouvernement doit savoir proposer autant que contester. Cette fonction là est plus difficile à exercer que celle-ci. Raison de plus pour que j’y apporte ma pierre.

Alors, 50-50: l’engagement est pris. Il commence à s’appliquer aujourd’hui.

http://blogdelaurentfabius.wordpress.com/

samedi, 03 janvier 2009

2008, retour sur une année palpitante

Nous voici en 2009 et avant d'entamer le marathon des voeux dans les communes et les diverses collectivités, je souhaitais faire un retour sur l'année 2008, une année palpitante et pleine d'émotion.

2008 restera l'année de mon entrée au Conseil Municipal de Masevaux à l'issue d'une campagne passionnante et riche. Une bonne campagne, sans agressivité, mais sans vrai débat. Les électeurs ont tranchés et la liste que je conduisais a obtenue près de 20% des voix dans le chef lieu du canton et avec Florence Ehret, nous nous efforçons d'agir et de proposer pour être une opposition intelligente et constructive. Pour autant, nous défendons nos convictions avec force et courage. Je repense souvent à cette campagne, à l'esprit dynamique et sympathique qui était règnait au sein de la liste "Masevaux pour tous". Encore merci à tous mes colistiers d'avoir été présents et d'avoir été avec moi dans cette campagne. J'en garde un souvenir fort et j'ai à coeur de poursuivre sur le chemin que nous avons pris, pour faire vivre le débat démocratique à Masevaux et dans la Vallée de la Doller. Le seul regret et il sera présent dans mon esprit durant tout le mandat, c'est que le 3ème de notre liste, Roland Dietrich ne soit pas élu. Il le méritait assurément et les quelques voix manquantes (17 je crois) me laisse un goût amer. Il est clair que notre position serait plus facile si nous étions trois dans l'opposition plutôt que deux. Mais, j'ai la chance de pouvoir m'appuyer sur une coéquipière sincère et travailleuse. Avec Florence Ehret nous formons une bonne équipe, nous nous répartissons bien les tâches, nous tombons toujours d'accord sur les positions à prendre et je suis heureux de savoir que je peux compter sur elle.

Au sein du Conseil Municipal de Masevaux nous avons un rôle politique à jouer, nous devons assurer le "veille démocratique", interroger la majorité sur son action, nous participons à la nécessaire transparence sur les affaires communales, nous pouvons aussi proposer nos idées, en somme nous faisons vivre le débat. Bien entendu, outre l'aspect purement communal, nous pouvons exprimer publiquement des positions sur la politique au sens plus large, sur le terrain intercommunal (et là, il y a des choses à dire, notamment sur la transparence...),et nous pouvons avancer sur le terrain politique national, parce-que les décisions prises par le gouvernement ou le parlement ont aussi des répercussions localement, socialement, économiquement...

Mon mandat municipal m'a également permis d'entrer au Bureau de l'Union des élus socialistes et républicains où j'ai directement obtenu le poste de Secrétaire Général. Le Président étant Antoine Homé, le Maire de Wittenheim, donc mon patron, j'ai bien entendu un rôle direct à jouer pour le développement des idées socialistes dans le département. Ma mission prioritaire est de faire vivre l'Union, d'organiser en liaison avec le Président, son action, les formations, son fonctionnement. J'attache une importance non négligable aux associations d'élus, qui permettent de mettre en réseau des élus et d'être plus fort ensemble.

En mai, j'ai débuté dans mes nouvelles fonctions professionnelles, en tant que Directeur de cabinet du Maire de Wittenheim. Là encore, je me passionne pour ce que je fais, sur le terrain municipal, pour l'organisation de manifestations, recevoir des habitants, suivre les dossiers, etc... Un des gros morceaux dans cette fonction en 2008 aura été le dossier "Pierre et Vacances". Même si je n'en fais que peu référence sur mon blog (je considère que mon action professionnelle n'a pas a être dévoilée trop largement ici), j'ai passé plusieurs mois dans les coulisses du dossier, à discuter, négocier, chercher des solutions, pour participer au résultat honorable pour tous qui permet au groupe "Pierre et Vacances" de s'installer à Ungersheim tout en préservant l'essentiel, à savoir la forêt alluviale, en respectant le SCOT, en proposant des perspectives pour le patrimoine minier du Carreau Rodolphe et en gardant dans le PACTE de la CAMSA le projet de Centre Nautique de Wittenheim (plus d'éléments sur http://antoine-home.info).

Enfin sur le terrain politique, à partir de juin, le Congrès du PS m'aura lui aussi beaucoup occupé et préoccupé. Avec le lancement du "Pôle des reconstructeurs 68", en compagnie de Bariza Khiari (Sénatrice de Paris), de Pierre Freyburger, d'Antoine Homé, de Denis Wiesser, et de Thierry Sother nous avons posés les jalons qui ont permis à la Fédération du PS 68 de basculer dans le camp de Martine Aubry. Je ne reviendrais pas en détail sur les étapes du Congrès, mais je suis heureux et fier d'avoir participé au changement dans le Haut-Rhin et au plan national. Même si tout n'a pas été facile, loin de là dans cette campagne, même si des traces resteront (notamment nationalement), je pense que le PS a une vraie chance de relever la tête avec Martine Aubry ! Fidèle à nos valeurs et à nos convictions, nous pourrons aller de l'avant, en laissant les divisions sur le côté. Dans la suite logique des choses, après le rôle que j'ai joué comme lieutenant d'Antoine Homé, comme organisateur de la campagne, je suis entré pour la première fois au Bureau Fédéral du PS 68 et j'obtiens un poste important dans l'organigramme comme Secrétaire Fédéral aux élections. Ma première mission sera d'organiser la campagne des élections européennes dans le département. Au niveau local, j'ai été réélu Secrétaire de la section de la Doller et du Soultzbach. Je vais, avec mes amis et camarades de la Vallée, poursuivre notre travail d'implantation pour faire vivre la Gauche dans notre coin de terre. Une réorganisation a été faite au niveau de la section, pour me permettre de mener à bien toutes mes fonctions et permettre à d'autres camarades de prendre des responsabilités et de l'expérience politique, car rien n'est pire que de ne pas partager le pouvoir, même le plus petit, même au sein d'une section.

Concernant 2008, il me reste encore à relever un point beaucoup plus personnel, mais sur lequel je ne m'étendrais pas, la naissance de mon deuxième fils Thibault. Il a maintenant 5 mois et se porte très bien, son frère l'adore et sa maman et moi sommes comblés, c'est bien finalement l'essentiel dans une vie et c'est le plus important.

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