mardi, 06 octobre 2009
Le Conseil Général du Haut-Rhin à gauche en 2011 ?
Communiqué de presse du Parti Socialiste - Fédération du Haut-Rhin : Le Conseil Général du Haut-Rhin à gauche en 2011 ?
Des élus de la majorité UMP du Conseil Général du Haut-Rhin viennent de proposer à Monsieur Eric Straumann, Secrétaire départemental de l'UMP 68, de demander au gouvernement de supprimer purement et simplement les élections cantonales de 2011 et d'attendre la réforme des collectivités de 2014.
A travers cette proposition, l'UMP du Haut-Rhin semble s'inquiéter d'une victoire de l'opposition départementale et des socialistes lors des prochaines élections cantonales de 2011.
Pourtant, en 2004, les électeurs haut-rhinois ont renouvelés la moitié des Conseillers Généraux, théoriquement pour 6 ans, mandat qui a depuis été rallongé à 7 ans. Est-il raisonnable de penser que des Conseillers Généraux élus en 2004 puissent le rester jusqu'en 2014, soit un mandat de 10 ans ?
La Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin demande aux élus de la majorité du Conseil Général du Haut-Rhin de revenir à la raison et de se soumettre au choix des électeurs en 2011, plutôt que d'essayer de garder le pouvoir à travers un nouveau tripatouillage politique.
Denis Wiesser - 1er Secrétaire Fédéral
Pierre Freyburger - Président du groupe Socialiste, Républcain et Indépendants au Conseil Général du Haut-Rhin
Antoine Homé – Président de l’Union des Elus Socialistes et Républicains
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dimanche, 20 septembre 2009
1er octobre, le questionnaire de la Rénovation du PS
Le 1er octobre, les militants du PS doivent élirent les têtes de liste aux élections régionales, mais aussi répondrent à un questionnaire sur la rénovation du parti. Voici les réponses que j'entends donner et mes remarques (en italique) :
Question 1-1 :
« Etes-vous favorable à la désignation du candidat(e) des socialistes par des
primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent
participer à la victoire de la gauche? »
Oui. Une participation financière me semble néanmoins nécessaire, autour de quelques euros.
Question 1-2 :
Donnez-vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations
de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement
politique et sur la base d’une plate-forme commune ?
Oui mais, j'aurais préféré que seul le candidat socialiste soit désigné comme tel, avec éventuellement l'appui de quelques partis comme le MRC ou le PRG. Les limites ne sont en rien définies et je ne souhaite pas le faire avec le MoDem.
Question 2-1 :
Etes-vous favorable, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité
de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements
(cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire
avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR)
ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt,Maire adjoint )?
Oui, cette disposition va dans le bon sens, sans pour autant instituer le mandat unique d'office. Je suis favorable à cette méthode. Le mandat unique ne pouvant pas s'instaurer sans un véritable statut de l'élu et des garanties pour un retour à l'emploi (les cumulards le font en général pour des raisons financières) et de plus, sur nos listes, nous avons parfois besoin des parlementaires pour "pousser" ou "booster" nos campagnes.
Question 2-2 :
Êtes-vous favorable à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs
locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional,
et d’Intercommunalité) ?
Oui, sans hésitation. Trois mandats de Maire sont égal à une durée de 18 années.
Question 3-1 :
« Êtes-vous favorable à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du
Parti (locales et nationales) ? »
Oui, sur le principe. Mais, cette disposition sera difficile à appliquer. Les hommes représentent environ 70 à 80% des adhérents du PS...
Question 3-2 :
« Êtes-vous favorable à l’instauration de la parité dans les candidatures pour les
élections législatives de 2012 ? »
Oui, c'est indispensable dans le ticket candidat-suppléant.
Question 3-3 :
« Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection,
des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des
diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire,
des circonscriptions électorales ? »
Oui, le PS doit s'ouvrir sur le monde extérieur et représenter l'ensemble des français.
Question 4-1:
Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos
statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti
aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion
(adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations,
modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?
Oui, le PS sur ce point doit aussi s'ouvrir plus largement et permettre des montants de cotisations plus raisonnables.
Question 4-2 :
Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts,
des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de
choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?
Oui, le 1er signataire de la motion majoritaire doit devenir le 1er Secrétaire. Il faut en finir avec le système qui renvoi le fonctionnement du PS à celui de la 5ème République.
Question 5.1:
Etes-vous favorable à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée,
chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents
du Parti socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier
ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?
Oui, il faut stopper les dérives et les petites phrases de certaines et certains dans la presse qui "tirent" sur le PS.
Question 5.2:
Approuvez-vous la mise en oeuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux
mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité
et la fiabilité de nos votes ?
Oui, également. Le débat actuel nous l'impose.
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dimanche, 06 septembre 2009
La rentrée des socialistes haut-rhinois
La Fête de la Concorde aura lieu aujourd'hui à Mulhouse. C'est par cet évènement majeur que les socialistes haut-rhinois feront leur rentrée !
Près de 600 personnes sont attendues pour ce moment politique, convivial et festif au Lerchenberg à Mulhouse. Le porte-parole national du PS, Benoît Hamon, sera l'invité de cette rentrée.

Les infos et le détail sur la page Facebook de la Fête de la Concorde.
De fait, les élections régionales seront au coeur des discussions de la journée, notamment sur les questions pratiques de tête de liste ou de stratégie politique pour réussir, enfin, à conquérir l'Alsace.
Benoît Hamon, lui, a répondu aux questions du journal L'Alsace sur ce point :
PS « Un projet progressiste et écologiste pour l'Alsace »
Benoît Hamon, porte-parole du PS, est à Mulhouse aujourd'hui. Archives Patrick Fluckiger
Alors, tous à la Fête de la Concorde pour démarrer cette rentrée du bon pied !
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mardi, 01 septembre 2009
Le PS est de retour, ne cassons pas la belle dynamique en Alsace.
Le week-end de l'Université d'été du Parti Socialiste a été sans conteste une réussite. Après une période de doute, l'espoir semble renaître dans les rangs du parti de JAURES. Martine AUBRY fixe le cap de la rénovation. Les militants trancheront le 1er octobre à travers un vote sur des questions techniques, mais néanmoins stratégiques, qui permettront au PS, je l'espère, de donner une image plus positive, plus en phase avec le monde contemporain et plus dynamique. Si les militants choisissent le système des primaires ouvertes et s'ils choisissent de limiter le cumul des mandats, deux aspects structurants du fonctionnement et des habitudes du PS seront mises à plat et le PS entamera véritablement sa rénovation.
Je dois bien admettre ici que je suis loin d'être un partisan farouche des primaires ouvertes, mais je suis bien conscient que celles-ci deviennent inévitables. La question de la limitation du cumul des mandats pour les parlementaires est pour moi une nécessité, mais je suis plus réservé sur une limitation qui impliquerait la mise en place d'un système de mandat unique. Les choses doivent se faire progressivement et en même temps qu'une évolution du statut des élus.
Pour le reste, le week-end de La Rochelle aura permis de montrer à tous que plutôt que de se diviser, d'attaquer, ou que de chuchoter dans les couloirs, la meilleure solution pour tous les socialistes est clairement de tirer dans le même sens et d'aller de l'avant !
C'est chose faite et je souhaite que cet état d'esprit demeure dans les prochains mois et cela à tous les niveaux qu'ils soient national ou local. Car en effet, la préparation des élections régionales, puisqu'il s'agît de cela, doit être une étape importante où des divergences d'approches peuvent apparaîtres, car c'est la démocratie, mais cela doit ce faire dans le respect et la transparence. D'autant plus que maintenant que les "petites phrases" semblent s'atténuer au plan national, nous nous devons d'être particulièrement responsables au plan local pour ne pas reproduire les habitudes destructrices que nous avons pu connaître à la tête du parti dans les mois précédents.
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jeudi, 27 août 2009
Tribune de Martine Aubry dans Le Monde
A la veille de l'Université d'été du PS, Martine Aubry vient de publier une tribune dans le journal Le Monde. Loin de s'appesantir sur le débat très médiatique des primaires, bien qu'elles soient devenues inévitables, la 1ère Secrétaire trace des perspectives pour rebattir un projet de civilisation permettant à la gauche de redresser la barre.
Mme Aubry : "Conduisons une offensive de civilisation ! C'est nécessaire et possible"
L'insupportable surenchère des rémunérations des traders a repris au cœur de l'été, comme si de rien n'était. Le capitalisme financier n'est pas moralisable par des bons sentiments, et poursuit sa route. La crise la plus violente depuis 1929 laisse le "système" insensible et inchangé. Une société n'est durable que si elle se dote de règles justes, acceptables par une majorité de citoyens. C'est vrai pour les salaires, l'impôt ou les retraites. Ce que nous vivons en France ne relève plus de cette acceptation collective.
Ceux qui s'interrogent sur l'avenir du Parti socialiste devraient consacrer un temps au moins égal à dénoncer l'impasse du néolibéralisme, ses manquements et ses absurdités accumulés au cours des deux dernières décennies. Ce n'est pas un simple bug, c'est une société en panne de valeurs, de cohérence et de promesses. Cette société incontrôlable fait peur.
Le moment viendra vite où la gauche devra produire un programme de gouvernement, concret et solidement charpenté. Mais ne cédons pas au piège : les dérèglements que nous combattons ne sont pas de ceux qu'une bonne gestion de court terme ou des aménagements à la marge peuvent enrayer. Notre pays, notre planète traversent de fortes turbulences qui détruisent les repères. Pour retrouver de vrais progrès, il faudra à la France de l'imagination, du courage et le retour de valeurs souvent occultées ces dernières années.
Aujourd'hui, je crois nécessaire et possible une offensive de civilisation. Sans un projet de société qui nous réarme sur tous les terrains, qui redonne le goût du dépassement de soi, les luttes les plus ardentes, parcellisées, seront conduites dans l'impasse. Pour écrire ce projet avec les Français, nos valeurs sont précieuses. C'est "l'outillage mental" dont parlait Fernand Braudel.
Je considère, pour ma part, que la panne de civilisation tient aussi à l'abandon des valeurs, à droite et parfois à gauche.
Comment changer la vie des Français si nous devenons orphelins de nos rêves ? L'égalité s'est vue réduite dans son ambition, la justice ne guide pas l'action publique, l'émancipation des individus que réclamait déjà Jean Jaurès se mue trop souvent en sacre des égoïsmes, l'intérêt général a cédé devant l'exploitation sans limites de la planète et les exigences du marché. Pour la gauche, en France et en Europe, si ce sont là des slogans creux, notre flamme commune s'éteindra. Si ces valeurs nous guident dans nos choix, les citoyens s'y reconnaîtront et la confiance reviendra.
REBÂTIR LES PROTECTIONS COLLECTIVES
Je revendique, comme horizon de ce nouveau modèle de développement, une civilisation de la dignité. "La société décente", depuis Orwell, est celle qui n'humilie pas les personnes. Une réponse globale à la question sociale doit être reconstruite.
L'explosion simultanée de la précarité et des rémunérations les plus extrêmes constitue l'une des humiliations les plus brutales. Pour refuser les bonus et les stock-options, la loi doit agir. Pour la défense des salariés, "répartir mieux pour sécuriser l'emploi et mobiliser chacun" est une règle forte et juste qui gagnerait à s'appliquer dans ces entreprises dont la cohésion devient impossible à préserver. La faiblesse des salaires et la précarité du contrat de travail sont une cause et pas seulement une conséquence de la crise. J'invite à réécrire ce pacte social que la France a perdu.
Nous devons, comme l'analyse si bien Robert Castel, rebâtir les protections collectives dans "une société d'individus". Nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Généraliser les possibilités de formation, de reconversion ou d'actions d'intérêt collectif: ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l'échelle de ce que furent l'école sous la IIIe République et la Sécurité sociale à la Libération.
Oui, le besoin de puissance publique s'affirme plus que jamais nécessaire pour se donner les moyens d'une nouvelle ambition économique et industrielle en France comme en Europe, pour remobiliser un potentiel universitaire et de recherche désespéré et abîmé par une réforme autoritaire, pour moderniser les grands réseaux stratégiques. Mais aussi pour participer à la sortie de crise des filières industrielles, relocaliser en France des activités et préparer celles du futur, ou bousculer les archaïsmes de nombre de sociétés du CAC40.
A quand les conseils d'administration ouverts aux travailleurs et à la parité femmes/hommes ? A quand le devoir d'information et le pouvoir de décision des salariés dans les comités de rémunération ? L'urgence est à réinventer l'action publique, contre les pesanteurs. Un seul exemple: nous avons à faire évoluer vigoureusement notre système de santé vers la médecine préventive et prédictive. Il s'agit d'inventer un Etat capable de prévoir et d'agir à temps, et non plus seulement de réparer a posteriori des inégalités incurables.
Or le cours actuel de la politique française ne produit pas de vrais progrès tant il s'appuie sur de fausses réformes et la recherche de boucs émissaires. Voilà pourquoi, à défaut, le gouvernement actuel poursuit sa croisade contre… le "péril migratoire". Ce qui mine notre République, ce sont les ghettos auxquels on ne s'attaque pas et les humiliations que subissent les migrants, enfants compris. La France qu'on aime demande la dignité pour tous, elle n'accepte pas la xénophobie.
ASSUMER L'EXIGENCE SOCIALE (BIEN VIVRE) AVEC L'URGENCE ENVIRONNEMENTALE (SURVIVRE)
A l'enjeu social, qui demeure notre mission historique et la raison même de notre nom de socialistes, s'ajoute désormais une autre responsabilité, de celles qui font réussir ou échouer une civilisation. Le socialisme d'avant avait construit son idéal de progrès durant des cycles d'expansion et d'exploitation. Le socialisme d'aujourd'hui doit amortir un autre choc : une croissance en panne sur une planète dont l'épuisement menace l'existence même.
C'est le grand défi de la gauche duXXIe siècle : assumer en même temps l'exigence sociale (bien vivre) avec l'urgence environnementale (survivre). Nous devons passer de la simple prise de conscience écologique à une offensive radicale, intellectuelle et politique pour concevoir une croissance écologique et solidaire.
Nous n'en sommes plus à découvrir les sinistres marées d'algues provoquées par l'agriculture intensive, la déforestation au Sud ou le droit à l'eau bafoué sur tous les continents. Agir, c'est mieux. Bien amorcée dans les villes, départements, régions où nous menons des programmes concrets et appréciés pour les énergies renouvelables, la biodiversité ou les transports propres, la mutation écologique du Parti socialiste doit s'accélérer. Notre agenda "vert" nous permettra d'être présents dans les prochains rendez-vous, qu'il s'agisse du débat sur la contribution climat-énergie (notre proposition est sur la table !) ou du sommet de Copenhague.
Mais il faut aller plus vite et plus loin. La "croissance verte", technologique et marchande, ne suffira pas. L'éco-conditionnalité doit irriguer les politiques publiques, de même que la clause social est indispensable pour rendre acceptables les futures fiscalités écologiques.
Le nouveau modèle réclame la régulation puissante de l'Europe, et une remise en cause des indicateurs de la croissance eux-mêmes. Il repose sur une transformation des manières de produire. Le postproductivisme ne consiste pas à renoncer à produire, mais à définir une croissance sélective pour produire utile, sobrement et proprement. Désormais, nous savons que l'abondance n'est pas synonyme de bonheur. Le nouveau modèle exige un profond changement dans la manière d'équiper nos villes, d'habiter, de consommer et de se déplacer. La révolution numérique, qui est "notre" révolution industrielle, peut aussi servir cette cause.
Depuis longtemps, mon engagement, nourri par la proximité que permet le quotidien d'une ville comme Lille, m'a conduite à écouter ceux qui agissent pour une société du mieux-être. Dans la France qu'on aime devons-nous passer à côté d'aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ? Il nous est permis de lancer ce questionnement sur un avenir postmatérialiste. Nous y avons souvent répondu, à gauche, en défendant la culture, la laïcité, la mixité, l'émancipation par l'éducation. Dans une société du mieux-être, les services publics personnalisés de demain seront ceux qui sauront écouter chaque personne, éviter les traitements anonymes, respecter le principe d'égalité et les besoins de chacun.
Mais cette société exige aussi de développer de nouvelles solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l'autre, du soin et de la responsabilité. A côté des temps de travail existent des temps et des lieux pour les liens sociaux, amicaux, familiaux, culturels et sportifs. Notre combat contre le travail du dimanche s'en inspire. A l'individualisme défendu par ce que le capitalisme a de pire, nous répondons par plus d'humanité.
CHANGER PROFONDÉMENT LES PRATIQUES AU SEIN DE NOTRE PARTI
Rien de tout cela ne sera possible sans une pensée et des forces en mouvement. J'ai invité les socialistes à renouer avec les intellectuels, les chercheurs qui analysent la société, les "innovateurs du quotidien" qui réussissent en grand nombre des transformations locales et concrètes. Que tous ceux qui le souhaitent rejoignent cette mobilisation de l'intelligence collective, sans allégeance, pour une confrontation utile et sans complaisance.
Il n'y aura pas d'alternative sans alternance ni d'alternance à gauche sans un PS rayonnant, porteur d'idées et profondément rénové. J'ai accepté d'animer la direction du Parti socialiste pour mener de pair la refondation de nos idées et la refondation de notre parti. Réinventer la démocratie, c'est notamment entendre la parole des citoyens : c'est tout le sens du tour de France que nous engageons pour débattre avec les Français de la société dans laquelle ils souhaitent vivre.
Réinventer la démocratie, c'est changer profondément les pratiques et les règles politiques au sein de notre parti, notamment sur le non-cumul des mandats et sur l'organisation de primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat.
C'est un PS porteur de valeurs et d'idées, modernisé dans son fonctionnement, qui doit s'ouvrir à toute la gauche. Le projet précédera les alliances, c'est incontournable. Notre manière responsable d'affronter ensemble ces enjeux de civilisation cimentera le socle de la "maison commune". La gauche, dans sa diversité, a de l'imagination et de l'énergie à partager avec les Français. Alors, nous saurons faire partager l'espérance.
Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste.
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jeudi, 30 juillet 2009
Désert d'avenir : le livre de Guillaume BACHELAY
J'ai lu avec beaucoup d'attention le livre écrit par Guillaume BACHELAY intitulé "Désert d'avenir ? : Le Parti socialiste, 1983-2007". Il est paru en 2007 dans la Collection : L'encyclopédie du socialisme.
L'état du PS me donnant actuellement une envie d'analyse de la situation, je conseille à mes petits camarades la lecture de cet ouvrage. Le titre me faisait croire à un ouvrage à charge contre Ségolène ROYAL avec un jeu de mots sur son club Désirs d'Avenir, il n'en est rien. C'est un livre qui analyse les renoncements du PS depuis la "parenthèse de la rigueur" de 1983. Il revient aussi sur la fracture européenne au sein du PS et révèle le malaise qui d'après Guillaume provient du choix de 1983. La période des années Jospin est elle aussi décortiquée sur le fond, sur l'ambivalence entre des choix politiques forts, comme la CMU ou les 35 heures et les décision au plan européen comme le traité d'Amsterdam. Le décalage entre les discours de campagne et les applications une fois aux affaires.
C'est un livre à mettre entre toutes les mains socialistes pour réagir et chercher ensemble la route d'une Gauche qui soit elle même, d'une Gauche qui soit en phase avec le monde actuel, sans renoncement.
Le PS doit clarifier ses positions sans se "droitiser" : voila le message.
La conclusion de l'ouvrage est particulièrement intéressante, avec des pistes pour trouver cette voie, avec des idées à creuser pour redresser le PS, non pas par des mécanismes techniques de désignation de nos candidats, mais par une réflexion sur le fond, sur notre projet et notre façon de voir la société. Car, c'est bien là que le bas blesse.
Lien sur le site amazon.fr
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mardi, 28 juillet 2009
Profiter de l'été pour me ressourcer
L'activité du blog va connaître un net ralentissement durant les prochaines semaines. Les vacances politiques approchent à grands pas. Au niveau local, c'est déjà le cas d'ailleurs, les invitations aux réunions à Masevaux étant au plus bas actuellement (et c'est bien logique).
La rentrée, elle, sera chaude : dès le week-end du 30 août, avec l'Université d'été du PS à La Rochelle, à laquelle je vais participer et ensuite, avec les premières réunions du mois de septembre, à Masevaux, dans la Vallée de la Doller (où je compte réunir mes amis pour préparer l'automne), mais aussi au Parti Socialiste, avec la préparation des élections régionales de 2010.
A ce titre, je vais certainement être très occupé, ma responsabilité de Secrétaire Fédéral du PS 68 aux élections me donnant un rôle prépondérant dans cette préparation, que je souhaite calme et bien organisée. En effet, les écologistes (Les Verts sous l'appellation "Alsace Ecologie") étant d'ores et déjà en campagne (n'est-ce pas un peu tôt d'ailleurs ?), nous aurons une responsabilité particulière au Parti Socialiste pour être unitaire pour deux ! Ils refusent de s'allier avec nous pour parier sur le vent des européennes, c'est un choix regrettable, mais c'est un droit aussi pour eux. A nous de construire une campagne de propositions, une campagne qui permette de préparer l'avenir, une campagne régionale pour remettre l'Alsace en marche !
Les sujets ne manquent pas : emploi, économie, formation professionnelle, lycée, identité régionale... nous aurons un projet structurant pour porter haut nos valeurs et nos convictions. La question des personnes et des places aussi mobilisera beaucoup mon énergie, mais je crois là aussi que nous aurons une responsabilité particulière pour nous rassembler, les divisions étant, nous le voyons bien, meurtrières pour nous. A nous de prouver que le PS n'est pas mort comme certains le croient !
En attendant, l'été est là, les vacances devant moi, je vais profiter au mieux de cette période pour me reposer, réfléchir, lire, passer du temps en famille et la rentrée, elle, arrivera naturellement pour me sortir de cette phase de ralentissement de l'activité politique.
Bonnes vacances à toutes et à tous !
14:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dudt, masevaux, vallée de la doller, alsace, région, ps
mardi, 21 juillet 2009
Voix Socialistes n°8
Vous trouverez ci-après la dernière version du journal "Voix Socialistes" n°8 paru en début de mois. C'est le journal de la Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin. J'y signe un article sur le bilan des élections européennes.
11:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, haut-rhin
mercredi, 08 juillet 2009
Motion de censure : Discours de Laurent FABIUS
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samedi, 13 juin 2009
Guillaume Bachelay : Projet, stratégie, leadership : les leçons du 7 juin
Si le Parti socialiste a subi un échec aux élections européennes, ce n’est pas la faute du mode de scrutin ou du découpage territorial. Ce n’est pas non plus à cause des médias, des sondeurs ou de Yann Arthus-Bertrand. De telles certitudes en carton pâte reviennent, à la fin des fins, à penser que les élections seraient plus simples sans électeurs. Si l’on en juge par les résultats du 7 juin, cette perspective est à portée de main…
Pas de sursaut sans lucidité. Les couches populaires, les classes moyennes dans la galère, les jeunes et les retraités précarisés sont découragés, consternés, par l’incapacité du PS à se rassembler et à proposer. Certains nous font encore confiance. La plupart s’abstiennent. Beaucoup se tournent vers le vote écologiste comme un refuge d’espoir. D’autres préfèrent une droite qui donne - propagande à l’appui - l’impression de faire ce qu’elle peut plutôt qu’une gauche qui ne dit pas ce qu’elle veut. Inverser la vapeur suppose de tirer trois leçons.
La première leçon est politique. L’UMP a su mobiliser, pas nous. Elle a brandi un étendard : le bilan, certes maquillé, de la présidence française de l’Union européenne. Santé, poste, éducation, énergie, emploi - les prochains mois prouveront que décidément, quand l’Europe veut être libérale, elle peut l’être.
En temps réel et non à intervalles réguliers de cinq ans, la gauche devra mieux dénoncer la dérégulation opérée par les gouvernements conservateurs en Europe et dire quels contre-feux progressistes elle y oppose. A également pesé la synthèse des droites réussie par Nicolas Sarkozy qui lui assure mécaniquement, quel que soit le scrutin, un socle électoral d’un quart des votants. Autre facteur-clé : la droite convainc une majeure partie de l’électorat qui vieillit et vote, particulièrement sensible aux notions d’autorité et de sécurité. A cette élection, comme à d’autres dans le passé, nous avons payé chèrement le malaise socialiste sur ce sujet - d’autant plus inexplicable que, sur le terrain, la politique gouvernementale échoue et les élus de gauche agissent. Les plus de 60 ans avaient déjà montré leur poids lors de l’élection présidentielle de 2007. A l’avenir, préoccupons-nous davantage de leurs attentes.
De notre côté, malgré l’engagement de Martine Aubry dans la campagne, nous n’avons pas imposé notre thématique, celle d’une autre majorité politique en Europe. C’était le sens du “manifesto” du Parti socialiste européen et du rejet de José Manuel Barroso. L’ennui est que peu de gens connaissaient la substance de l’un et l’existence de l’autre. Notre plate-forme socialiste tirait des enseignements du non à la Constitution européenne, à commencer par l’indispensable harmonisation fiscale et sociale. Mais nous avons tardé à isoler quelques mesures emblématiques et concrètes. A cet égard, faire l’impasse sur les frontières de l’UE a été une faute collective : l’Europe à vingt-sept ne doit pas seulement être sociale, elle doit être différenciée. Redonner vie à l’ensemble européen dans la mondialisation suppose de lui fixer un cap et des limites. Tout cela a contribué à la grève du vote en général et au boycottage du bulletin socialiste en particulier.
La deuxième leçon, qui saute aux yeux, est idéologique : si l’échec du libéralisme économique se traduit par une déroute politique de la social-démocratie, c’est parce que celle-ci en a souvent appliqué les solutions et parfois accompagné les dérives. Que les socialistes français aient moins versé dans le social-libéralisme que d’autres ne change rien à l’affaire ! En privatisant l’économie et en individualisant la société, en prônant le développement durable sans contester le déploiement du capitalisme, la gauche gouvernementale a moins fait perdre la droite qu’elle ne s’est perdue elle-même. Que deux chefs de gouvernement sociaux-démocrates, José Luis Zapatero et Gordon Brown, approuvent la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne illustre ce dévoiement. La chute du New Labour britannique, fer de lance de la “troisième voie”, en confirme l’impasse.
En France, au congrès de Reims de novembre 2008, le PS a utilement distingué modernisation et droitisation. Hélas, cette réorientation salutaire, à la fois radicale et efficace, de gauche tout simplement, a été éclipsée par les batailles de chiffonniers pour la direction, la vaine querelle des générations, le combat résiduel des courants et sous-courants, le refuge anesthésiant dans un localisme flirtant avec l’apolitisme à mesure que l’on se rapproche du centre-ville des grandes métropoles.
L’ultime leçon est stratégique : si l’UMP est en tête dans les régions, c’est la gauche, qu’elle se dise “réformiste” ou “mouvementiste”, qui est majoritaire dans le pays. Majoritaire et impuissante car fragmentée en une multitude de partis et d’aspirants chefs. Alors même - fait rarement souligné - que l’émiettement politique des forces de gauche contraste avec son homogénéité idéologique, la plus forte depuis le programme commun d’il y a trois décennies, pensé et adopté avant la déferlante néolibérale amorcée dans les années Thatcher-Reagan. Intervention de la puissance publique face au capitalisme financier pour plus de transparence et de justice, encadrement du libre-échange commercial pour une mondialisation régulée, amélioration des conditions de travail et de la rémunération des salariés, “mutation verte” de l’appareil de production et des modes de consommation, ces options étaient communes aux projets du PS, d’Europe Ecologie, du Front de gauche, voire du NPA.
Ces trois leçons dessinent un horizon : rassembler les formations de la gauche autour d’un projet post-libéral et pas seulement antilibéral ; bâtir une organisation qui dépasse les bunkers actuels ; identifier le leader aux épaules assez solides pour mener la reconquête face à Nicolas Sarkozy.
Le projet post-libéral sera social-écologique. Il mêlera plus qu’il hiérarchisera croissance économique, progrès social, saut technologique, préservation environnementale, diversité culturelle, contre-pouvoirs démocratiques. Son point d’appui réside dans les politiques innovantes engagées par la gauche (déjà) unie dans les collectivités locales. Profitons des élections régionales pour organiser, sur le terrain et dès maintenant, des “rassemblements du changement” ouverts aux syndicats, aux associations, aux universitaires et aux scientifiques, aux citoyens qui pourront non seulement discuter le projet, mais le voter. Sur cette base, un contrat de législature pour 2012 pourra être élaboré entre les partis de gauche.
Leur unification en découlera. La fusion est impensable - le caporalisme est étranger à tous - et l’absorption irréalisable - quand bien même le voudrait-il, le PS n’est pas en mesure de pratiquer l’hégémonisme. C’est d’une fédération que la gauche a besoin. Cette “maison commune” est affaire de volonté plus que de procédures. D’autant qu’en ramenant, aux municipales puis aux européennes, le MoDem à ses basses eaux, les électeurs ont tranché la question des alliances.
L’incarnation, enfin, s’impose. Que cela plaise ou non, l’élection présidentielle structure le débat public et nos institutions. Se chercher un candidat, c’est donc rechercher un président. Avant de se lancer dans les expérimentations hasardeuses, réfléchissons : quel sens et quel bénéfice y a-t-il à mettre en concurrence devant les Français des personnalités pour incarner un projet qu’elles auront bâti ensemble ? Pour avoir mis dans des “primaires de personnes” toute son énergie, oubliant au passage d’en garder pour les idées, la gauche italienne a été laminée par Silvio Berlusconi. Méditons ce contre-exemple.
L’histoire l’a prouvé : les cycles politiques vont et viennent, tandis que les partis naissent, vivent et meurent. S’il trouve la force collective de se reconstruire, le PS ne se sauvera pas seulement lui-même : il préservera les chances d’une alternative imminente au libéralisme autoritaire de la droite européenne dont le sarkozysme est l’avatar français.
PARU DANS : SITE LE MONDE | 11.06.09 | 13h52
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Guillaume Bachelay est secrétaire national du PS chargé de l’industrie et conseiller général de Seine-Maritime.
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