vendredi, 23 octobre 2009
La suppression de la Taxe Professionnelle
La suppression annoncée de la Taxe Professionnelle est une très mauvaise nouvelle pour l'avenir des collectivités locales.
Prenons l'exemple de la Région Alsace :
Nicolas Sarkozy a annoncé en février 2009 son intention de supprimer la Taxe Professionnelle à compter de l'année 2010. Cette intention a été confirmée dernièrement lors de la présentation de la Loi de Finances 2010. Selon le texte présenté la Taxe Professionnelle sera remplacée par la CET (Cotisation Economique Territoriale) composée de la CLA (Cotisation Locale d’Activité), destinée à être reversée aux communes et intercommunalités, et la CC (Cotisation Complémentaire), destinée aux Départements et aux Régions.
Pour mémoire, la Taxe Professionnelle reste la première ressource fiscale des collectivités, notamment pour les intercommunalités qui lèvent la taxe professionnelle unique et les ressources de remplacement annoncés ne compenseront pas la totalité du produit de la taxe professionnelle.
La Région Alsace, quant à elle, perdrait la Taxe sur le Foncier Bâti et la Taxe sur le Foncier Non-Bâti qui seront transférées au bloc communal, la Région ne disposant plus d’aucune « taxe ménages ». Elle ne percevra plus qu’une partie de la nouvelle Cotisation Complémentaire, assise sur la valeur ajoutée des entreprises, la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers), la taxe sur les cartes grises et diverses taxes spécifiques.
Au total, cette réforme, si elle était adoptée, conduirait inéluctablement à l’étranglement financier de la Région Alsace.
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mardi, 06 octobre 2009
Le Conseil Général du Haut-Rhin à gauche en 2011 ?
Communiqué de presse du Parti Socialiste - Fédération du Haut-Rhin : Le Conseil Général du Haut-Rhin à gauche en 2011 ?
Des élus de la majorité UMP du Conseil Général du Haut-Rhin viennent de proposer à Monsieur Eric Straumann, Secrétaire départemental de l'UMP 68, de demander au gouvernement de supprimer purement et simplement les élections cantonales de 2011 et d'attendre la réforme des collectivités de 2014.
A travers cette proposition, l'UMP du Haut-Rhin semble s'inquiéter d'une victoire de l'opposition départementale et des socialistes lors des prochaines élections cantonales de 2011.
Pourtant, en 2004, les électeurs haut-rhinois ont renouvelés la moitié des Conseillers Généraux, théoriquement pour 6 ans, mandat qui a depuis été rallongé à 7 ans. Est-il raisonnable de penser que des Conseillers Généraux élus en 2004 puissent le rester jusqu'en 2014, soit un mandat de 10 ans ?
La Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin demande aux élus de la majorité du Conseil Général du Haut-Rhin de revenir à la raison et de se soumettre au choix des électeurs en 2011, plutôt que d'essayer de garder le pouvoir à travers un nouveau tripatouillage politique.
Denis Wiesser - 1er Secrétaire Fédéral
Pierre Freyburger - Président du groupe Socialiste, Républcain et Indépendants au Conseil Général du Haut-Rhin
Antoine Homé – Président de l’Union des Elus Socialistes et Républicains
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mardi, 01 septembre 2009
Le PS est de retour, ne cassons pas la belle dynamique en Alsace.
Le week-end de l'Université d'été du Parti Socialiste a été sans conteste une réussite. Après une période de doute, l'espoir semble renaître dans les rangs du parti de JAURES. Martine AUBRY fixe le cap de la rénovation. Les militants trancheront le 1er octobre à travers un vote sur des questions techniques, mais néanmoins stratégiques, qui permettront au PS, je l'espère, de donner une image plus positive, plus en phase avec le monde contemporain et plus dynamique. Si les militants choisissent le système des primaires ouvertes et s'ils choisissent de limiter le cumul des mandats, deux aspects structurants du fonctionnement et des habitudes du PS seront mises à plat et le PS entamera véritablement sa rénovation.
Je dois bien admettre ici que je suis loin d'être un partisan farouche des primaires ouvertes, mais je suis bien conscient que celles-ci deviennent inévitables. La question de la limitation du cumul des mandats pour les parlementaires est pour moi une nécessité, mais je suis plus réservé sur une limitation qui impliquerait la mise en place d'un système de mandat unique. Les choses doivent se faire progressivement et en même temps qu'une évolution du statut des élus.
Pour le reste, le week-end de La Rochelle aura permis de montrer à tous que plutôt que de se diviser, d'attaquer, ou que de chuchoter dans les couloirs, la meilleure solution pour tous les socialistes est clairement de tirer dans le même sens et d'aller de l'avant !
C'est chose faite et je souhaite que cet état d'esprit demeure dans les prochains mois et cela à tous les niveaux qu'ils soient national ou local. Car en effet, la préparation des élections régionales, puisqu'il s'agît de cela, doit être une étape importante où des divergences d'approches peuvent apparaîtres, car c'est la démocratie, mais cela doit ce faire dans le respect et la transparence. D'autant plus que maintenant que les "petites phrases" semblent s'atténuer au plan national, nous nous devons d'être particulièrement responsables au plan local pour ne pas reproduire les habitudes destructrices que nous avons pu connaître à la tête du parti dans les mois précédents.
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jeudi, 27 août 2009
Tribune de Martine Aubry dans Le Monde
A la veille de l'Université d'été du PS, Martine Aubry vient de publier une tribune dans le journal Le Monde. Loin de s'appesantir sur le débat très médiatique des primaires, bien qu'elles soient devenues inévitables, la 1ère Secrétaire trace des perspectives pour rebattir un projet de civilisation permettant à la gauche de redresser la barre.
Mme Aubry : "Conduisons une offensive de civilisation ! C'est nécessaire et possible"
L'insupportable surenchère des rémunérations des traders a repris au cœur de l'été, comme si de rien n'était. Le capitalisme financier n'est pas moralisable par des bons sentiments, et poursuit sa route. La crise la plus violente depuis 1929 laisse le "système" insensible et inchangé. Une société n'est durable que si elle se dote de règles justes, acceptables par une majorité de citoyens. C'est vrai pour les salaires, l'impôt ou les retraites. Ce que nous vivons en France ne relève plus de cette acceptation collective.
Ceux qui s'interrogent sur l'avenir du Parti socialiste devraient consacrer un temps au moins égal à dénoncer l'impasse du néolibéralisme, ses manquements et ses absurdités accumulés au cours des deux dernières décennies. Ce n'est pas un simple bug, c'est une société en panne de valeurs, de cohérence et de promesses. Cette société incontrôlable fait peur.
Le moment viendra vite où la gauche devra produire un programme de gouvernement, concret et solidement charpenté. Mais ne cédons pas au piège : les dérèglements que nous combattons ne sont pas de ceux qu'une bonne gestion de court terme ou des aménagements à la marge peuvent enrayer. Notre pays, notre planète traversent de fortes turbulences qui détruisent les repères. Pour retrouver de vrais progrès, il faudra à la France de l'imagination, du courage et le retour de valeurs souvent occultées ces dernières années.
Aujourd'hui, je crois nécessaire et possible une offensive de civilisation. Sans un projet de société qui nous réarme sur tous les terrains, qui redonne le goût du dépassement de soi, les luttes les plus ardentes, parcellisées, seront conduites dans l'impasse. Pour écrire ce projet avec les Français, nos valeurs sont précieuses. C'est "l'outillage mental" dont parlait Fernand Braudel.
Je considère, pour ma part, que la panne de civilisation tient aussi à l'abandon des valeurs, à droite et parfois à gauche.
Comment changer la vie des Français si nous devenons orphelins de nos rêves ? L'égalité s'est vue réduite dans son ambition, la justice ne guide pas l'action publique, l'émancipation des individus que réclamait déjà Jean Jaurès se mue trop souvent en sacre des égoïsmes, l'intérêt général a cédé devant l'exploitation sans limites de la planète et les exigences du marché. Pour la gauche, en France et en Europe, si ce sont là des slogans creux, notre flamme commune s'éteindra. Si ces valeurs nous guident dans nos choix, les citoyens s'y reconnaîtront et la confiance reviendra.
REBÂTIR LES PROTECTIONS COLLECTIVES
Je revendique, comme horizon de ce nouveau modèle de développement, une civilisation de la dignité. "La société décente", depuis Orwell, est celle qui n'humilie pas les personnes. Une réponse globale à la question sociale doit être reconstruite.
L'explosion simultanée de la précarité et des rémunérations les plus extrêmes constitue l'une des humiliations les plus brutales. Pour refuser les bonus et les stock-options, la loi doit agir. Pour la défense des salariés, "répartir mieux pour sécuriser l'emploi et mobiliser chacun" est une règle forte et juste qui gagnerait à s'appliquer dans ces entreprises dont la cohésion devient impossible à préserver. La faiblesse des salaires et la précarité du contrat de travail sont une cause et pas seulement une conséquence de la crise. J'invite à réécrire ce pacte social que la France a perdu.
Nous devons, comme l'analyse si bien Robert Castel, rebâtir les protections collectives dans "une société d'individus". Nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Généraliser les possibilités de formation, de reconversion ou d'actions d'intérêt collectif: ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l'échelle de ce que furent l'école sous la IIIe République et la Sécurité sociale à la Libération.
Oui, le besoin de puissance publique s'affirme plus que jamais nécessaire pour se donner les moyens d'une nouvelle ambition économique et industrielle en France comme en Europe, pour remobiliser un potentiel universitaire et de recherche désespéré et abîmé par une réforme autoritaire, pour moderniser les grands réseaux stratégiques. Mais aussi pour participer à la sortie de crise des filières industrielles, relocaliser en France des activités et préparer celles du futur, ou bousculer les archaïsmes de nombre de sociétés du CAC40.
A quand les conseils d'administration ouverts aux travailleurs et à la parité femmes/hommes ? A quand le devoir d'information et le pouvoir de décision des salariés dans les comités de rémunération ? L'urgence est à réinventer l'action publique, contre les pesanteurs. Un seul exemple: nous avons à faire évoluer vigoureusement notre système de santé vers la médecine préventive et prédictive. Il s'agit d'inventer un Etat capable de prévoir et d'agir à temps, et non plus seulement de réparer a posteriori des inégalités incurables.
Or le cours actuel de la politique française ne produit pas de vrais progrès tant il s'appuie sur de fausses réformes et la recherche de boucs émissaires. Voilà pourquoi, à défaut, le gouvernement actuel poursuit sa croisade contre… le "péril migratoire". Ce qui mine notre République, ce sont les ghettos auxquels on ne s'attaque pas et les humiliations que subissent les migrants, enfants compris. La France qu'on aime demande la dignité pour tous, elle n'accepte pas la xénophobie.
ASSUMER L'EXIGENCE SOCIALE (BIEN VIVRE) AVEC L'URGENCE ENVIRONNEMENTALE (SURVIVRE)
A l'enjeu social, qui demeure notre mission historique et la raison même de notre nom de socialistes, s'ajoute désormais une autre responsabilité, de celles qui font réussir ou échouer une civilisation. Le socialisme d'avant avait construit son idéal de progrès durant des cycles d'expansion et d'exploitation. Le socialisme d'aujourd'hui doit amortir un autre choc : une croissance en panne sur une planète dont l'épuisement menace l'existence même.
C'est le grand défi de la gauche duXXIe siècle : assumer en même temps l'exigence sociale (bien vivre) avec l'urgence environnementale (survivre). Nous devons passer de la simple prise de conscience écologique à une offensive radicale, intellectuelle et politique pour concevoir une croissance écologique et solidaire.
Nous n'en sommes plus à découvrir les sinistres marées d'algues provoquées par l'agriculture intensive, la déforestation au Sud ou le droit à l'eau bafoué sur tous les continents. Agir, c'est mieux. Bien amorcée dans les villes, départements, régions où nous menons des programmes concrets et appréciés pour les énergies renouvelables, la biodiversité ou les transports propres, la mutation écologique du Parti socialiste doit s'accélérer. Notre agenda "vert" nous permettra d'être présents dans les prochains rendez-vous, qu'il s'agisse du débat sur la contribution climat-énergie (notre proposition est sur la table !) ou du sommet de Copenhague.
Mais il faut aller plus vite et plus loin. La "croissance verte", technologique et marchande, ne suffira pas. L'éco-conditionnalité doit irriguer les politiques publiques, de même que la clause social est indispensable pour rendre acceptables les futures fiscalités écologiques.
Le nouveau modèle réclame la régulation puissante de l'Europe, et une remise en cause des indicateurs de la croissance eux-mêmes. Il repose sur une transformation des manières de produire. Le postproductivisme ne consiste pas à renoncer à produire, mais à définir une croissance sélective pour produire utile, sobrement et proprement. Désormais, nous savons que l'abondance n'est pas synonyme de bonheur. Le nouveau modèle exige un profond changement dans la manière d'équiper nos villes, d'habiter, de consommer et de se déplacer. La révolution numérique, qui est "notre" révolution industrielle, peut aussi servir cette cause.
Depuis longtemps, mon engagement, nourri par la proximité que permet le quotidien d'une ville comme Lille, m'a conduite à écouter ceux qui agissent pour une société du mieux-être. Dans la France qu'on aime devons-nous passer à côté d'aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ? Il nous est permis de lancer ce questionnement sur un avenir postmatérialiste. Nous y avons souvent répondu, à gauche, en défendant la culture, la laïcité, la mixité, l'émancipation par l'éducation. Dans une société du mieux-être, les services publics personnalisés de demain seront ceux qui sauront écouter chaque personne, éviter les traitements anonymes, respecter le principe d'égalité et les besoins de chacun.
Mais cette société exige aussi de développer de nouvelles solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l'autre, du soin et de la responsabilité. A côté des temps de travail existent des temps et des lieux pour les liens sociaux, amicaux, familiaux, culturels et sportifs. Notre combat contre le travail du dimanche s'en inspire. A l'individualisme défendu par ce que le capitalisme a de pire, nous répondons par plus d'humanité.
CHANGER PROFONDÉMENT LES PRATIQUES AU SEIN DE NOTRE PARTI
Rien de tout cela ne sera possible sans une pensée et des forces en mouvement. J'ai invité les socialistes à renouer avec les intellectuels, les chercheurs qui analysent la société, les "innovateurs du quotidien" qui réussissent en grand nombre des transformations locales et concrètes. Que tous ceux qui le souhaitent rejoignent cette mobilisation de l'intelligence collective, sans allégeance, pour une confrontation utile et sans complaisance.
Il n'y aura pas d'alternative sans alternance ni d'alternance à gauche sans un PS rayonnant, porteur d'idées et profondément rénové. J'ai accepté d'animer la direction du Parti socialiste pour mener de pair la refondation de nos idées et la refondation de notre parti. Réinventer la démocratie, c'est notamment entendre la parole des citoyens : c'est tout le sens du tour de France que nous engageons pour débattre avec les Français de la société dans laquelle ils souhaitent vivre.
Réinventer la démocratie, c'est changer profondément les pratiques et les règles politiques au sein de notre parti, notamment sur le non-cumul des mandats et sur l'organisation de primaires ouvertes pour la désignation de notre candidat.
C'est un PS porteur de valeurs et d'idées, modernisé dans son fonctionnement, qui doit s'ouvrir à toute la gauche. Le projet précédera les alliances, c'est incontournable. Notre manière responsable d'affronter ensemble ces enjeux de civilisation cimentera le socle de la "maison commune". La gauche, dans sa diversité, a de l'imagination et de l'énergie à partager avec les Français. Alors, nous saurons faire partager l'espérance.
Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste.
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jeudi, 20 août 2009
L'âme de la France de Max Gallo
Outre les visites, la famille et le repos, les vacances sont également propices à la lecture. L'un des ouvrages qui m'a le plus passionné cet été est "l'âme de la France" écrit par Max Gallo.
Avant de partir, j'ai comme à mon habitude fait un tour dans une librairie pour acquérir quelques livres. J'ai donc acheté "L'âme de la France" en version poche aux éditions "J'ai lu". Le tome 1 "Une histoire de la Nation des origines à 1799" et le tome 2 "Une histoire de la Nation de 1799 à nos jours".
Le premier livre débutte par une citation qui résume fort bien l'ensemble "Tous les siècles d'une nation sont les feuillets d'un même livre" de Ernest Renan dans "La réforme intellectuelle et morale".
L'ouvrage a pour but de balayer l'histoire de la France depuis la préhistoire jusqu'en 2006... dâte de parution du livre, et de démontrer qu'une suite logique anime l'âme du pays et modèle son esprit. Pour Max Gallo, la Révolution a certes abolie les privilèges, mais n'a en rien altérée l'âme de la Nation.
De Clovis, le premier roi des Francs à Jacques Chirac, il y aurait donc une filiation.
J'ai particulièrement apprécié ce livre et je retiendrais quelques personnages qui pour moi, outre qu'ils ont marqué l'histoire de la Nation et même du monde, sont des personnages centraux de l'ouvrage du pensionnaire de l'Acamédie Française :
- Vercingétorix qui sera le premier Gaulois à résister à l'envahisseur en devenant un héros emblématique et qui sera aussi le premier à rassembler autour de lui des peuples souvent divisés à travers la terre de la future France. Comme l'indique Max Gallo, "c'est dans la lutte et la résistance qu'une peuple se donne une âme".
- Louis IX, dit Saint-Louis, qui sera le premier à moraliser l'action politique en plein XIIIème siècle et qui décèdera à Tunis en 1270 lors d'une Croisade.
- Jeanne d'Arc qui après Vercingétorix marquera aussi l'esprit du "Parti français" qui incite au nom de Dieu à se lever pour sauver le royaume. Elle est un symbole fort du patriotisme notamment par la célèbre prévention faite au roi d'Angleterre : "Je suis venu ici de par Dieu le Roi du Ciel pour vous bouter hors de France".
- Henri IV qui signera le fameux édit de Nantes en 1598 et permettra ainsi l'apaisement dans cette période troublée des guerres de religions.
- Le Cardinal de Richelieu qui élabora une stratégie de politique étrangère avec pour but d'assurer la grandeur du royaume et de la France en Europe. Cette stratégie passe par l'intervention dans les affaires européennes. Il est ainsi le premier homme d'Etat français "à formuler clairement l'ambition qui va devenir l'un des traits distinctifs de l'âme de la France."
- Louis XIV, logiquement, qui par son passage à la tête du royaume aura marqué son temps et son époque, à travers la construction du Château de Versailles, de son système absolutiste en voulant contrôlé jusque dans les détails les affaires de l'Etat. "Tout est dans les mains du souverain".
- Maximilien Robespierre, qui avec les Jacobins conduira la France à changer de régime politique en maintenant la continuité centralisatrice. Les Jacobins, comme le note Gallo dans son ouvrage, sont les continuateurs de la politique centralisée de l'Etat version Richelieu ou Louis XIV... sous la rupture, aucun changement sur l'un des aspects de l'âme de la France. D'ailleurs, les Girondins, qui sont eux décentralisateurs et les Jacobins s'opposent toujours de nos jours sous d'autres noms. Robespierre restera aussi aux yeux de tous comme l'un des initiateurs de la mort du roi à travers une phrase célèbre : "L'élimination du roi est une mesure de salut public, une providence nationale". L'âme du pays restera a jamais marqué par la mort du roi et par la Révolution. Pour toujours, les dirigeants sauront que le peuple peut se soulever contre eux et à plusieurs reprises, l'histoire se répètera avec plus ou moins de succès.
- Vient ensuite Napoléon Bonaparte, qui sera l'un des premiers "sauveurs" de la Nation ou apparaîtra comme tel. Murat conduira pour lui le coup d'Etat en demandant à ses soldats : "Foutez-moi tout ce monde là dehors !". En seulement quinze années, Bonaparte aura marqué la Nation comme presque aucun autre chef de l'Etat. Outre la mise en place de mesures importantes toujours en vigueur actuellement, comme le Code Civil ou la mise en place des Préfets dans les départements et la Légion d'Honneur, Napoléon 1er aura marqué l'esprit de conquête, la grandeur du pays, de grandes victoires (Austerlitz), mais aussi des défaites (Waterloo) qui restent dans les mémoires comme des symboles. Sa fin tragique sur l'île de Sainte-Hélène marque elle aussi l'âme du pays.
- D'autres personnages marquent eux une période plus stable et plus démocratique, ce sont les républicains, dont Jules Ferry, Léon Gambetta, Aristide Briand, Georges Clémenceau, Jean Jaurès, ou encore Léon Blum qui seront les plus illustres et les plus marquants de la IIIème République. Ils marqueront cette période avec l'instauration de l'école laïque, la loi de séparation des églises et de l'état en 1905, Jaurès, Blum et Clémenceau seront au coeur de l'affaire Dreyfus, Jaurès encore lui sera assassiné juste avant la Grande guerre et Clémenceau, quant à lui, sera le "Père de la Victoire". Léon Blum, plus tard, marquera l'âme de la France à la tête du Front Populaire en instaurant notamment les congés payés.
- La période suivante sera marquée par le Général de Gaulle. Héros de la France libre, homme providentiel ou présenté comme tel à plusieurs reprises, génie politique... son image et son action sont au coeur de la mémoire française. Bien entendu, l'Appel du 18 juin est l'acte annonciateur de l'avènement du grand homme. Sa persévérance pour imposer ses vues aux Américains durant la guerre, la fusion des mouvements de résistance, le Conseil National de la Résistance sont aucun d'actes importants qui marquent l'âme française. Son retour en 1958 durant la guerre d'Algérie laissera d'autres traces. Il règlera le conflit et changera de République pour passer à la Vème. Mais il sera aussi celui qui sera rejeté par la jeunesse en Mai 68 et celui qui respectera sa parole en quittant ses fonctions après l'échec du référendum de 1969. Sa vision d'une France indépendante sera marquée par la décision de quitter le commandement intégré de l'OTAN en 1966. C'est pour Max Gallo un "acte décisif, qui change la place de la France sur l'échiquier international - et pour longtemps". L'auteur ayant écrit ses lignes avant l'élection de Nicolas Sarkozy, qui est magistralement revenu sur cette décision politique majeur, il serait bon de connaître la position de l'écrivain sur le nouveau Président élu en 2007 et qu'il a lui-même fortement soutenu durant sa campagne électorale.
- Le livre de Max Gallo se termine sur une note "incertaine" puisqu'il estime que depuis le départ du Général de Gaulle en 1969, la France est entrée dans une période plus trouble politiquement. Gallo, qui a été porte-parole du gouvernement Mauroy en 1983, s'attaque fortement au Président Mitterrand. Je trouve que ce passage du livre est le moins bon et le plus critiquable. François Mitterrand a été un grand Président, il aura été le chef d'Etat désigné démocratiquement le plus longtemps en fonction et il est fort probable qu'il le reste à tout jamais. Son action entre 1981 et 1983, qui sera la grande période socialiste, avec l'abolition de la peine de mort, les radios libres et ensuite une politique résolument européenne (ce qui peut d'ailleurs se discuter) qui laisseront à jamais une emprunte forte dans l'âme de la France.
C'est un livre à découvrir, il est fort bien écrit et permet de faire un tour de l'histoire de France et de comprendre son âme, au plus profond d'elle même.
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lundi, 14 juillet 2008
L'avenir du site Ecomusée/Bioscope à UNGERSHEIM
Ci-joint l'article de Lucien NAEGELEN dans L'Alsace de dimanche sur la situation à UNGERSHEIM à la suite de la conférence de presse où Antoine HOME (Conseiller Régional et Maire de WITTENHEIM) et Pierre FREYBURGER (Conseiller Général) étaient présents en plus de Martine DIFFOR (Conseillère Régionale), Monique MARCHAL (Conseillère Régionale), François TACQUARD (Conseiller Général) et des Maires de UNGERSHEIM, FELDKIRCH et de nombreux élus Verts comme Jacques MULLER, le Sénateur-Maire de WATTWILLER :

La restructuration du site Bioscope/Écomusée à Ungersheim soulève les critiques d’une « brochette d’élus » de tous bords, pour qui « le privé doit financer le privé », sans l’appui jugé excessif des collectivités.
Dans la moiteur de la mi-juillet, alors que le conseil régional d’Alsace et le conseil général du Haut-Rhin s’apprêtent à émettre un avis de principe sur l’investissement touristico-immobilier de 500 bungalows prévu par Pierre et Vacances entre le Bioscope et l’Écomusée, c’est à une volée de bois vert que le projet a donné lieu hier.
«Un crime contre l’Alsace»
À la Taverne de l’Écomusée, les représentants de l’intergroupe Socialistes et Verts au conseil régional d’Alsace ont créé « le début d’une fronde d’élus » pour empêcher ce que Djamila Sonzogni, conseillère régionale écologiste, a appelé « un crime contre l’Alsace ». À leurs côtés, les maires d’Ungersheim, de Feldkirch et de Wittenheim, ainsi que le sénateur-maire Verts de Wattwiller, Jacques Muller, et les conseillers généraux Pierre Freyburger (PS) et François Tacquard (Indépendants). Les uns et les autres ont exprimé leur volonté de « créer une mobilisation qui touche, en plus des élus toutes opinions politiques confondues, les citoyens et le mouvement associatif », pour défendre, selon l’expression de la conseillère régionale socialiste de Colmar Monique Marchal, « le culturel contre le consumérisme ».
«Sauver le soldat Bioscope»
Lucien Naegelen
14:01 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : région, alsace, haut-rhin, politique









