mercredi, 08 juillet 2009

Motion de censure : Discours de Laurent FABIUS

samedi, 13 juin 2009

Guillaume Bachelay : Projet, stratégie, leadership : les leçons du 7 juin

Si le Parti socialiste a subi un échec aux élections européennes, ce n’est pas la faute du mode de scrutin ou du découpage territorial. Ce n’est pas non plus à cause des médias, des sondeurs ou de Yann Arthus-Bertrand. De telles certitudes en carton pâte reviennent, à la fin des fins, à penser que les élections seraient plus simples sans électeurs. Si l’on en juge par les résultats du 7 juin, cette perspective est à portée de main…

Pas de sursaut sans lucidité. Les couches populaires, les classes moyennes dans la galère, les jeunes et les retraités précarisés sont découragés, consternés, par l’incapacité du PS à se rassembler et à proposer. Certains nous font encore confiance. La plupart s’abstiennent. Beaucoup se tournent vers le vote écologiste comme un refuge d’espoir. D’autres préfèrent une droite qui donne - propagande à l’appui - l’impression de faire ce qu’elle peut plutôt qu’une gauche qui ne dit pas ce qu’elle veut. Inverser la vapeur suppose de tirer trois leçons.

La première leçon est politique. L’UMP a su mobiliser, pas nous. Elle a brandi un étendard : le bilan, certes maquillé, de la présidence française de l’Union européenne. Santé, poste, éducation, énergie, emploi - les prochains mois prouveront que décidément, quand l’Europe veut être libérale, elle peut l’être.

En temps réel et non à intervalles réguliers de cinq ans, la gauche devra mieux dénoncer la dérégulation opérée par les gouvernements conservateurs en Europe et dire quels contre-feux progressistes elle y oppose. A également pesé la synthèse des droites réussie par Nicolas Sarkozy qui lui assure mécaniquement, quel que soit le scrutin, un socle électoral d’un quart des votants. Autre facteur-clé : la droite convainc une majeure partie de l’électorat qui vieillit et vote, particulièrement sensible aux notions d’autorité et de sécurité. A cette élection, comme à d’autres dans le passé, nous avons payé chèrement le malaise socialiste sur ce sujet - d’autant plus inexplicable que, sur le terrain, la politique gouvernementale échoue et les élus de gauche agissent. Les plus de 60 ans avaient déjà montré leur poids lors de l’élection présidentielle de 2007. A l’avenir, préoccupons-nous davantage de leurs attentes.

De notre côté, malgré l’engagement de Martine Aubry dans la campagne, nous n’avons pas imposé notre thématique, celle d’une autre majorité politique en Europe. C’était le sens du “manifesto” du Parti socialiste européen et du rejet de José Manuel Barroso. L’ennui est que peu de gens connaissaient la substance de l’un et l’existence de l’autre. Notre plate-forme socialiste tirait des enseignements du non à la Constitution européenne, à commencer par l’indispensable harmonisation fiscale et sociale. Mais nous avons tardé à isoler quelques mesures emblématiques et concrètes. A cet égard, faire l’impasse sur les frontières de l’UE a été une faute collective : l’Europe à vingt-sept ne doit pas seulement être sociale, elle doit être différenciée. Redonner vie à l’ensemble européen dans la mondialisation suppose de lui fixer un cap et des limites. Tout cela a contribué à la grève du vote en général et au boycottage du bulletin socialiste en particulier.

La deuxième leçon, qui saute aux yeux, est idéologique : si l’échec du libéralisme économique se traduit par une déroute politique de la social-démocratie, c’est parce que celle-ci en a souvent appliqué les solutions et parfois accompagné les dérives. Que les socialistes français aient moins versé dans le social-libéralisme que d’autres ne change rien à l’affaire ! En privatisant l’économie et en individualisant la société, en prônant le développement durable sans contester le déploiement du capitalisme, la gauche gouvernementale a moins fait perdre la droite qu’elle ne s’est perdue elle-même. Que deux chefs de gouvernement sociaux-démocrates, José Luis Zapatero et Gordon Brown, approuvent la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne illustre ce dévoiement. La chute du New Labour britannique, fer de lance de la “troisième voie”, en confirme l’impasse.

En France, au congrès de Reims de novembre 2008, le PS a utilement distingué modernisation et droitisation. Hélas, cette réorientation salutaire, à la fois radicale et efficace, de gauche tout simplement, a été éclipsée par les batailles de chiffonniers pour la direction, la vaine querelle des générations, le combat résiduel des courants et sous-courants, le refuge anesthésiant dans un localisme flirtant avec l’apolitisme à mesure que l’on se rapproche du centre-ville des grandes métropoles.

L’ultime leçon est stratégique : si l’UMP est en tête dans les régions, c’est la gauche, qu’elle se dise “réformiste” ou “mouvementiste”, qui est majoritaire dans le pays. Majoritaire et impuissante car fragmentée en une multitude de partis et d’aspirants chefs. Alors même - fait rarement souligné - que l’émiettement politique des forces de gauche contraste avec son homogénéité idéologique, la plus forte depuis le programme commun d’il y a trois décennies, pensé et adopté avant la déferlante néolibérale amorcée dans les années Thatcher-Reagan. Intervention de la puissance publique face au capitalisme financier pour plus de transparence et de justice, encadrement du libre-échange commercial pour une mondialisation régulée, amélioration des conditions de travail et de la rémunération des salariés, “mutation verte” de l’appareil de production et des modes de consommation, ces options étaient communes aux projets du PS, d’Europe Ecologie, du Front de gauche, voire du NPA.

Ces trois leçons dessinent un horizon : rassembler les formations de la gauche autour d’un projet post-libéral et pas seulement antilibéral ; bâtir une organisation qui dépasse les bunkers actuels ; identifier le leader aux épaules assez solides pour mener la reconquête face à Nicolas Sarkozy.

Le projet post-libéral sera social-écologique. Il mêlera plus qu’il hiérarchisera croissance économique, progrès social, saut technologique, préservation environnementale, diversité culturelle, contre-pouvoirs démocratiques. Son point d’appui réside dans les politiques innovantes engagées par la gauche (déjà) unie dans les collectivités locales. Profitons des élections régionales pour organiser, sur le terrain et dès maintenant, des “rassemblements du changement” ouverts aux syndicats, aux associations, aux universitaires et aux scientifiques, aux citoyens qui pourront non seulement discuter le projet, mais le voter. Sur cette base, un contrat de législature pour 2012 pourra être élaboré entre les partis de gauche.

Leur unification en découlera. La fusion est impensable - le caporalisme est étranger à tous - et l’absorption irréalisable - quand bien même le voudrait-il, le PS n’est pas en mesure de pratiquer l’hégémonisme. C’est d’une fédération que la gauche a besoin. Cette “maison commune” est affaire de volonté plus que de procédures. D’autant qu’en ramenant, aux municipales puis aux européennes, le MoDem à ses basses eaux, les électeurs ont tranché la question des alliances.

L’incarnation, enfin, s’impose. Que cela plaise ou non, l’élection présidentielle structure le débat public et nos institutions. Se chercher un candidat, c’est donc rechercher un président. Avant de se lancer dans les expérimentations hasardeuses, réfléchissons : quel sens et quel bénéfice y a-t-il à mettre en concurrence devant les Français des personnalités pour incarner un projet qu’elles auront bâti ensemble ? Pour avoir mis dans des “primaires de personnes” toute son énergie, oubliant au passage d’en garder pour les idées, la gauche italienne a été laminée par Silvio Berlusconi. Méditons ce contre-exemple.

L’histoire l’a prouvé : les cycles politiques vont et viennent, tandis que les partis naissent, vivent et meurent. S’il trouve la force collective de se reconstruire, le PS ne se sauvera pas seulement lui-même : il préservera les chances d’une alternative imminente au libéralisme autoritaire de la droite européenne dont le sarkozysme est l’avatar français.

PARU DANS : SITE LE MONDE | 11.06.09 | 13h52
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Guillaume Bachelay est secrétaire national du PS chargé de l’industrie et conseiller général de Seine-Maritime.

vendredi, 05 juin 2009

Laurent Fabius au meeting socialiste de Lille

dimanche, 10 mai 2009

Le blog de Génération Egalité

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Génération Egalité est une association politique qui souhaite faire vivre les valeurs que nous considérons fondamentales : l’humanisme, la laïcité, l’internationalisme et par dessus tout l’égalité.

Nous ne prônons ni l’égalitarisme, ni le nivellement, mais bien l’égalité des possibles.

Génération Egalité a vocation à réunir toutes les personnes de moins de 40 ans, partageant nos valeurs et désireux de les voir se développer. Que ces personnes soient impliquées au sein des partis de gauche, soient issues du monde associatif, de la société civile ou impliquées dans des centrales syndicales.

Génération Egalité souhaite voir se développer le débat entre tous les acteurs de la société et organisera régulièrement de grandes réunions publiques dans le but de devenir force de proposition.

Génération Egalité a pour Président d’Honneur, Laurent Fabius, ancien Premier Ministre, Député de Seine-Maritime.

Les responsables :

Président : Nicolas Bays

Secrétaire générale : Nelly Morisot

Trésorier : David Fontaine

Membres fondateurs : Mickaël Camus, Charlotte Goujon, Lysiane Kowalski, Olivier Serre, Philippe Serre.

L'association vient de lancer un blog : http://generationegalite.wordpress.com/

Vous y trouverez notamment un article que je co-signe avec Matthieu Rudler qui s'intitule : "Vu d'Alsace : le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN" qui reprend en partie une note publiée ici le 8 mars.

samedi, 11 avril 2009

Abrogeons le paquet fiscal !

4db73bn6hy.jpgLe PS lance une grande pétition pour demander le retrait du paquet fiscal

Cette mesure de l’UMP accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés.

Elle coûte 15 milliards d’euros par an à l'Etat qui pourraient être utilisés à la lutte contre la crise et à l'amélioration du quotidien des Français. En 2008, le bouclier fiscal a permis à 834 contribuables parmi les plus riches de recevoir un chèque de l'Etat de 368 000 euros !

Nous avons besoin aujourd’hui du soutien de chacun pour parvenir à l’abrogation de cette mesure injuste.Comme

1 Signez la pétition sur le site
2 Diffusez largement cette vidéo



jeudi, 19 mars 2009

Intervention de Laurent FABIUS à l'Assemblée Nationale sur l'OTAN

dimanche, 08 mars 2009

La France dans l'OTAN : une erreur politique

Mais qu'est-ce que la France va faire dans le commandement intégré de l'OTAN ?

La France est une force militaire indépendante depuis 1966, date de la décision du Général de Gaulle de sortir du commandement intégré de l'OTAN. La France, qui a toujours été un allié des Etats-Unis d'Amérique, était de fait militairement et politiquement indépendante. Dans tout le pays et dans tous les partis la position gaullienne faisait large consensus. Cette ligne stratégique était la base, le socle même de la puissance et de l'audience de notre pays à travers le monde. Allié aux Etats-Unis, mais pas vassal : la France pouvait prendre sa propre position et défendre ses intérêts à travers le monde.

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy entant faire entrer à nouveau la France dans le commandement intégré de l'OTAN. C'est une erreur politique importante. Outre qu'il brade la ligne de consensus française pour son propre prestige, l'omniprésident de la République va désormais aligner la France sur les Etats-Unis. Nous devrons de fait exclure toute évolution vers une défense européenne et la position internationale de la France ne pourra en être qu'affaiblit.

Prendre une position aussi courageuse que celle qu'avait prise le Président Chirac pour ne pas engager la France dans la guerre d'Irak ne sera plus possible. Certains diront que l'Allemagne, elle aussi, n'a pas été  en Irak alors qu'elle est dans le commandement intégré. C'est vrai, mais sans la position indépendante de la France, qui lui permettait de rendre sa position légitime, l'Allemagne aurait été avec nous dans cette galère.

D'autres diront également qu'avec Barack Obama maintenant au pouvoir aux USA, la politique américaine ne sera plus la même que celle du Président Bush. C'est vrai là aussi. Bien qu'étant moi même admiratif du début de mandat d'Obama, la vérité m'oblige à dire que l'Amérique restera toujours l'Amérique. D'autant qu'Obama ne sera aux affaires au mieux que huit années.  Obama ou pas, le Président américain défendra toujours et avant tout les intérêts américains. La France, dans le commandement intégré de l'OTAN devra suivre, elle n'aura pas d'autre choix. L'exemple type reste l'Afghanistan, où nos troupes sont engagées et où Obama envisage de poursuivre l'action entamée par son prédécesseur. La France ne pourra pas en sortir. Seule une position indépendante à l'OTAN et des responsables politiques courageux pourront nous permettre de quitter l'Afghanistan avant les américains.

Outre les élus socialistes qui contestent fortement cette décision, même si cette position est loin d'être suffisament entendue à travers les médias, des responsables politiques de droite s'engagent contre cette réintégration. Alain Juppé a publié une tribune dans Le Monde sur le sujet. Jacques Chirac émet des réserves sur la méthode. Dominique de Villepin, lui, est carrément austille à un retour plein dans le commandement de l'OTAN. François Bayrou demande un référendum. A gauche aussi, des hommes d'Etats et non des moindres s'opposent à cette réintégration. Jean-Pierre Chevènement s'y oppose en arguant qu'un retour dans le commandement intégré est une décision "dangereuse pour la sécurité de la France" et Laurent Fabius estime que cette réintégration "briserait le consensus national" et que "M. Sarkozy est Président de la République, il n’est pas propriétaire du destin de notre pays. Il ne lui appartient pas, par préjugé idéologique, de rompre avec les intérêts supérieurs de la France."

Sous la pression de la gauche au Parlement et notamment des députés et sénateurs socialistes, François Fillon propose d'engager la responsabilité de son gouvernement le 17 mars prochain lors d'un vote au Parlement. L'UMP détenant une large majorité, son gouvernement a très peu de chance de chuter, même si les parlementaires gaullistes (canal historique) votaient contre.

Après cette échéance, le combat devra continuer quoi qu'il en soit. Lors de la campagne européennes, les socialistes doivent faire connaître la position qu'ils défendent. En effet, un des passages du texte adopté par le Parti Socialiste et intitulé "Donner une nouvelle direction à l'Europe" pour les élections européennes fait référence à la politique en matière de défense dont voici l'extrait :

- Une Europe forte avec une vraie défense européenne et non cette subordination au commandement intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy impose à la France.

Voilà qui doit permettre de faire vivre le débat, voilà aussi un point qui doit être au coeur de la campagne des élections européennes à venir.

vendredi, 09 janvier 2009

50-50, le blog de Laurent Fabius

Laurent FABIUS ouvre un blog où il entend développer 50% des critiques contre la Droite et y faire 50% de propositions. C'est une bonne idée et c'est surtout une initiative politique constructive tout en étant dans une ligne d'opposition frontale à la politique sarkoziste.

Voici le message qu'il diffuse sur l'ouverture de son blog :

Le blog que je commence aujourd’hui et que je m’efforcerai de tenir chaque semaine comportera une originalité: je l’ai intitulé 50-50. Il comportera en effet au total au moins 50% de positif pour 50% d’éventuels sujets critiques.

On reproche souvent à l’opposition d’être négative: elle remplit son rôle lorsqu’elle critique, mais elle ne doit pas se limiter à cela. Un responsable d’Etat, une force de gouvernement doit savoir proposer autant que contester. Cette fonction là est plus difficile à exercer que celle-ci. Raison de plus pour que j’y apporte ma pierre.

Alors, 50-50: l’engagement est pris. Il commence à s’appliquer aujourd’hui.

http://blogdelaurentfabius.wordpress.com/

mercredi, 25 juin 2008

Vidéo de Laurent FABIUS sur France Inter

Laurent FABIUS était invité ce matin de France Inter. La vidéo est en ligne.

dimanche, 01 octobre 2006

Laurent Fabius est candidat à la candidature

Laurent Fabius a annoncé aujourd'hui dans le Gers en marge de l'université d'automne de "Sauvons la recherche" qu'il serait candidat à la candidature.

Dans son discours-programme, il a clairement indiqué la ligne politique qu'il entend suivre, celle du pouvoir d'achat.

Pour voir sa déclaration cliquez-ici. 

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