lundi, 07 décembre 2009

La lettre de Jacques Bigot à Nicolas Sarkozy en version intégrale

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

De Jacques BIGOT

Maire d’Illkirch-Graffenstaden

Président de la Communauté urbaine de Strasbourg

Conseiller régional d’Alsace 

 

 

Monsieur le Président de la République

 

En ce début du mois de décembre où l’Alsace se pare de ses plus belles couleurs pour préparer l’avènement de Noël, vous nous faites l’honneur d’une courte visite dans notre région. Je veux vous y souhaiter la bienvenue. Terre de grandes traditions, de culture, d’industrie, de science, d’agriculture et de tourisme, l’Alsace cultive le respect des institutions, le goût du dialogue et aime accueillir ses visiteurs prestigieux avec tous les égards dus à leur rang.

 

Les Alsaciens sont réputés pour leur sérieux, l’amour du travail bien fait, l’application qu’ils mettent en toute chose, leurs capacités d’organisation. Ils n’ont le goût, ni du superficiel, ni des paroles vaines. S’ils aiment cependant les belles histoires et marquent un goût prononcé pour le cabaret, ils ne croient guère au Père Noël, et savent que le sérieux en toutes entreprises est la garantie nécessaire pour qu’elles soient menées à bien.

 

L’Alsace et ses habitants possèdent aussi cette particularité, fruit d’une histoire riche et tourmentée, d’avoir beaucoup de mémoire. A ce titre, ils n’ont oublié,  ni vos discours d’une campagne où «  travailler plus pour gagner plus » était votre credo, ni les promesses et engagements que vous aviez annoncés en nombre, et à grand renfort de communication les 6 et 7 septembre 2007.

 

Durant ces deux journées où vous vous étiez installé dans notre région, avec l’ensemble de votre Gouvernement pour la tenue d’un conseil des ministres décentralisé, de grandes paroles furent prononcées sur votre volonté d’agir pour l’emploi. « Quand on veut, on peut », aviez vous martelé devant les ouvriers de l’usine Liebherr à Colmar, ajoutant « qu’un pays qui laisse partir ses usines et qui laisse disparaître les ouvriers est un pays qui se renie » et que « l’industrie fait partie de nos racines ». Vous exprimiez devant eux la même énergie pour assurer qu’en matière de pouvoir d’achat « si la croissance n’est pas au rendez-vous, je n’attendrai pas les bras croisés, je prendrai d’autres décisions ».

 

Vous devez savoir, Monsieur le Président, que deux ans plus tard, l’usine Liebbehr souffre. Elle a renvoyé progressivement jusqu’au dernier de ses 220 intérimaires. L’appel massif au chômage partiel et aux départs volontaires à la retraite n’a pas empêché la disparition de 175 postes de travail.

Cette usine n’est pas un cas isolé, tant c’est tout le tissu économique alsacien, et son industrie au premier plan, qui peine et est en difficulté. Aujourd’hui, le taux de chômage dans notre région est à son plus haut niveau depuis 25 ans ! Les Alsaciens n’en sont plus à vouloir travailler plus, mais simplement à espérer conserver leur emploi où à en retrouver un.

 

Monsieur le Président, la situation est grave. Et elle ne peut plus se payer de mots. En une année, le taux de chômage a augmenté de 31,1 en Alsace, soit à un rythme nettement plus élevé  que dans le reste de la France. Si les grandes villes concentrent le plus grand nombre de demandeurs d’emploi, des secteurs, jusque là épargnés, subissent à leur tour ce drame auquel peu de familles échappent. Les zones d’emploi de Wissenbourg, de Haguenau-Niederbronn ou encore de Molsheim-Schirmeck ont respectivement vu leur taux de chômage bondir de 36,4%, 35,2% et 31,7% en un an.

 

« C’est beau une usine », déclariez vous à Colmar, promettant de remettre la France au travail. Malheureusement les usines ferment, Monsieur le Président, particulièrement dans notre région où l’industrie représente 23% des emplois. Le nombre de salariés dans ce secteur a reculé de 5,4% et, toutes branches confondues, l’Alsace enregistre une perte nette de 23 500 emplois. Les secteurs de l’automobile, de la construction furent les premiers et les plus durement touchés, mais cette tendance lourde s’est élargie depuis à tous les domaines d’activité, du commerce aux services marchands.

 

Je pourrais encore vous rappeler d’autres engagements pris par l’Etat en faveur de l’Alsace,  lors de ce Conseil des ministres de septembre 2007, dont nous attendons toujours un début de réalisation : l’instauration d’une taxe spécifique pour les poids lourds empruntant les autoroutes alsaciennes promise pour 2008, le soutien vigoureux annoncé aux pôles de compétitivité - celui consacré au véhicule du futur demeure sans financements et perspectives réels-, le lustre particulier qui devait être donné à Strasbourg lors de la Présidence française de l’Union européenne - aucune réunion des conseils des ministres ne s’y est tenue durant ces 6 mois-…

 

Je préfère rester sur la principale préoccupation des Alsaciens : celle d’une situation économique et d’un marché du travail qui se dégradent, fruits d’une crise, certes mondiale, mais aussi d’une politique et d’une philosophie qui sont les vôtres. C’est cette question,  centrale, et sur laquelle vous ne vous exprimez plus guère, qui doit faire l’objet de tous les débats et être au centre de l’action publique dans les prochains mois, sans chercher à détourner l’attention avec de faux sujets, ou à remettre sur le devant de la scène de vieilles recettes trop souvent utilisées en période électorale. De l’Etat, nous demandons qu’il entende les appels que nous lui adressons, concernant,  par exemple, la situation très inquiétante de General Motors. Nos demandes d’intervention et de médiation de l’Etat restent en effet sans réponse.

 

Face à cet échec, sachez, Monsieur le Président, que nous ne baissons pas les bras. Chaque jour, nos collectivités, confrontées directement aux conséquences sociales de cette situation, aux côtés de tous les acteurs sociaux et économiques, agissent, inventent, investissent pour soutenir et développer l’activité comme l’innovation. Sans elles, qui assurent 73% de la commande publique, la situation de nos entreprises et de l’emploi serait encore plus difficile.

 

De toutes ces questions concernant notre industrie et le monde du travail, j’aurais voulu, comme les ouvriers des usines Liebherr, GM et de tant d’autres, vous entretenir, Monsieur le Président. Malheureusement, nous n’en aurons pas l’occasion puisqu’il semble que votre venue en Alsace n’a pas pour objet, comme il y a 2 ans,  l’emploi mais celui, plus comptable, d’un emprunt qui va augmenter le poids de la dette et d’autres préoccupations, plus prosaïques, intéressant uniquement l’UMP locale.

 

Je vous prie, Monsieur le Président de la République, d’agréer l’expression de ma plus haute considération.

dimanche, 06 décembre 2009

Lettre ouverte de Jacques Bigot à Nicolas Sarkozy

DNA : Avant la venue de Sarkozy
Une lettre ouverte de Jacques Bigot (PS)

 


Jacques Bigot, président de la CUS, tête de liste PS aux régionales, a envoyé une longue lettre ouverte à Nicolas Sarkozy dont voici les extraits significatifs :
Jacques Bigot souhaite « la bienvenue » au président dans une Alsace qui « cultive le respect des institutions et le goût du dialogue », dont les habitants cependant « ne croient guère au père Noël » mais ont « beaucoup de mémoire. Ils n'ont oublié ni vos discours d'une campagne où "travailler plus pour gagner plus" était votre credo, ni les promesses et engagements » du conseil des ministres décentralisé des 6 et 7 septembre 2007.
"Quand on veut, on peut" aviez vous martelé devant les ouvriers de l'usine Liebherr à Colmar, ajoutant "qu'un pays qui laisse partir ses usines et disparaître les ouvriers est un pays qui se renie" et que "l'industrie fait partie de nos racines". Vous devez savoir Monsieur le président que, deux ans plus tard, l'usine Liebherr souffre. Elle a renvoyé progressivement jusqu'au dernier de ses 220 intérimaires ; 175 postes de travail ont disparu. Cette usine n'est pas un cas isolé, c'est tout le tissu économique alsacien, et son industrie au premier plan, qui peine. Aujourd'hui, le taux de chômage dans notre région est à son plus haut niveau depuis 25 ans ! Les Alsaciens n'en sont plus à vouloir travailler plus, mais simplement à espérer conserver leur emploi ou à en retrouver un ».
Jacques Bigot décrit ensuite une situation économique « grave qui ne peut plus se payer de mots » et un marché du travail qui se dégrade, « fruits d'une crise, certes mondiale, mais aussi d'une politique et d'une philosophie qui sont les vôtres. C'est cette question, centrale, et sur laquelle vous ne vous exprimez plus guère, qui doit faire l'objet de tous les débats et être au centre de l'action publique dans les prochains mois, sans chercher à détourner l'attention avec de faux sujets, ou à remettre sur le devant de la scène de vieilles recettes trop souvent utilisées en période électorale ».
Il conclut sur les collectivités qui ne baissent pas les bras, assurant 73 % de la commande publique. « De toutes ces questions, j'aurais bien aimé vous entretenir, Monsieur le président. Malheureusement nous n'en aurons pas l'occasion puisqu'il semble que votre venue en Alsace n'a pas pour objet les préoccupations de l'emploi mais celles, plus comptables, d'un emprunt qui va augmenter le poids de la dette et d'autres, plus prosaïques, intéressant uniquement l'UMP locale ».

samedi, 05 décembre 2009

DNA : Vote des militants

PS / Vote des militants
L'élargissement validé

 


Les militants socialistes alsaciens ont approuvé à une forte majorité la liste du PS pour les élections régionales, conduite par Jacques Bigot, président de la CUS, et dont le chef de file dans le Haut-Rhin est Antoine Homé, maire de Wittenheim, tous deux conseillers régionaux sortants.
C'était la seule liste en présence, ce qui explique une participation assez moyenne. La liste ne comporte encore que les candidats adhérents du PS, les candidats d'ouverture, contactés par les chefs de file dans chaque département, restent à désigner. « C'est un bon résultat, commente Mathieu Cahn, premier secrétaire fédéral du PS 67, même s'il traduit quelques frustrations de militants qui n'ont pas été retenus sur la liste. Mon objectif était de ne pas connaître les affres de la constitution de la liste de 2004,il a été atteint. Les conditions sont créées pour permettre à la liste de faire une bonne campagne ».
« Il n'y avait pas de vrai enjeu puisqu'aucune liste alternative n'a été déposée, dit Jacques Bigot pour justifier la participation mitigée. L'approbation à 75 % valide l'idée de l'ouverture à des personnalités non adhérentes du PS avec lesquelles je suis en train de négocier ». Dans le Haut-Rhin, Antoine Homé se félicite du score élevé obtenu par la liste (8 points de plus que dans le Bas-Rhin). « Nous avons essayé de construire une liste équilibrée, représentative des territoires. Plusieurs maires sans étiquette nous rejoindront dans le cadre de la stratégie d'élargissement », dit-il.
La liste complète ne sera pas dévoilée avant le mois de janvier.


C.K.

Les résultats : Bas-Rhin.- Votants : 585, participation : 45,67 % ; exprimés : 576 ; oui : 430, 74,65 % ; non : 108, 18,75 %, abstentions : 38,6, 6 %. Haut-Rhin.- Votants : 273, participation : 40 % ; exprimés : 272 ; oui 227, 83,46 % ; non : 32, 11,76 % ; abstentions : 13, 4,78 %.

vendredi, 04 décembre 2009

La liste haut-rhinoise ratifiée par les adhérents du PS

La liste haut-rhinoise du Parti Socialiste pour les élections régionales a été largement ratifiée par les militants lors du vote de hier soir.

Près de 85% des militants ont validés la liste en votant pour, à l'inverse les votes contre tournent autour de 10% environ et il faut comptabiliser autour de 4% de blancs ou de bulletins nuls.

Dès ce soir, la Convention Fédérale qui se tiendra à Wittelsheim enregistrera le résultat et lancera la dynamique en présence de Jacques Bigot, notre tête de liste régionale.

L'objectif, dans les semaines à venir, c'est de préparer un projet politique pour l'Alsace et les alsaciens. Transports, développement économique, environnement, lycées... nous devons, à partir des compétences de la Région, proposer un vrai choix aux alsaciens.

Cette élection régionale est également l'occasion pour les alsaciens de choisir le successeur d'Adrien Zeller à la tête de la Région. Le choix se fera entre Philippe Richert et Jacques Bigot. La question est simple : qui voulons-nous pour gouverner l'Alsace ?

Voici pour mémoire la liste ratifiée hier soir :

1- Antoine Homé - Maire de Wittenheim et Conseiller Régional sortant
2- Cléo Schweitzer - Conseillère Municipale de Mulhouse
3- Michel Cheray - Adjoint au Maire de Kingersheim
4- Victorine Valentin - Conseillère Municipale de Colmar
5- Franck Dudt - Conseiller Municipal de Masevaux
6- Malika Ben M'Barek - Conseillère Municipale de Mulhouse et syndicaliste
7- Bernard Laplagne - Adjoint au Maire de Guebwiller
8-
Personnalité extérieure
9- Thierry Sother - Conseiller Municipal de Mulhouse
10- Catherine Hoffarth - Conseillère Municipale d'Ensisheim
11- Personnalité extérieure
12-
Personnalité extérieure
13- Philippe Basler - Conseiller Municipal de Kembs
14- Daniell Rubrecht - Adjointe au Maire de Turckheim
15- Pierre Richert - Conseiller Municipal de Wittelsheim et Ancien Secrétaire Général de la CFDT des Mines de Potasse
16- Nadia El Hajjaji - Mulhouse
17- Julien Ernst - Secrétaire de la section PS de Colmar
18- Marie-Jeanne Taureau - Conseillère Municipale de Wittelsheim
19- Philippe Barrillon - Mulhouse
20- Brigitte Lagauw - Adjointe au Maire de Wittenheim
21- Pierre Freyburger - Conseiller Général du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Mulhouse
22- Monique Marchal - Conseillère Régionale sortante

dimanche, 15 novembre 2009

L'Alsace et les DNA du jour

L'Alsace : "ça se raconte" :

Le PS 68 a une longueur d'avance. Le comité fédéral du PS du Haut-Rhin vient de valider les 22 candidats de la liste (qui sera raccrochée à celle du Bas-Rhin) avec Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional sortant, comme tête de liste, et la Colmarienne Monique Marchal pour la pousser. La liste avec la Mulhousienne Cléo Schweitzer, l'adjoint de Kingersheim Michel Cheray, la Colmarienne Victorine Valentin, Frank Dudt, conseiller municipal de Masevaux, pour ne citer que les premiers, sera validée le 3 décembre par les militants.

L'ex-première secrétaire Catherine Hoffarth apparaît à la 10e position. « C'est une liste pour gagner, pour former demain une équipe majoritaire », assure la tête de liste qui réserve la 8e place à une élue divers gauche.

Trois partants. En plus de Monique Marchal, deux autres sortants PS ne se représentent pas, dont le maire de Thann, Jean-Pierre Baeumler, ancienne tête de liste, plus consensuel que certains de ses camarades qui ne lui pardonnent d'ailleurs pas d'avoir refusé de vouer aux gémonies son ami Jean-Marie Bockel.

Plus inattendu est le retrait de Martine Diffor, qui déplore, à l'inverse, que le PS n'ait « pas choisi entre le libéralisme et la vraie gauche ». Elle a décidé de « retourner à la vie professionnelle », ce qui se fait peu en politique... Mais elle reste élue à Saint-Amarin et vice-présidente de la communauté de communes locale.

DNA :

PS 68
Martine Diffor ne repart pas

Conseillère régionale PS sortante, Martine Diffor ne briguera pas un nouveau mandat ; comme son collègue Jean-Pierre Baeumler.
Élue à la Région en 2004, Martine Diffor n'a jamais considéré « devoir être élue à vie et une fois pour toutes vivre de la politique en cumulant les mandats en nombre et sur la durée ». Mais si elle ne se représente pas en mars, c'est aussi parce qu'elle « ne [se] retrouve pas dans les orientations nationales du Parti socialiste ». Celle qui avait interrompu toute activité salariée pour se consacrer « pleinement » à son premier mandat, a décidé de « prendre du recul et de retourner dans la vie professionnelle ». Elle gardera le souvenir d'une expérience « globalement enrichissante mais néanmoins frustrante lorsqu'on se trouve dans l'opposition ».
La conseillère municipale de St-Amarin et vice-présidente de la comcom de la Vallée de St-Amarin n'en soutiendra pas moins la liste conduite par Jacques Bigot dont la composante haut-rhinoise a été validée cette semaine par le conseil fédéral du Haut-Rhin par 22 voix pour, sept contre et une abstention.

« Une liste d'efficacité politique »

Le chef de file Antoine Homé est suivi de Cléo Schweitzer (conseillère municipale à Mulhouse), Michel Cheray (adjoint à Kingersheim), Victorine Valentin (conseillère municipale à Colmar) et Franck Dudt (conseiller municipal à Masevaux). Les 8e, 11e et 12e places sont réservées à des candidat(e)s divers gauche. L'ancienne première secrétaire de la fédération Catherine Hoffarth est en 10e position. Respectivement 21e et 22e, le conseiller général Pierre Freyburger et Monique Marchal, conseillère régionale sortante, sont considérés comme les « pousseurs » de la liste et ne peuvent pas remonter.
Les adhérents de la fédération du Haut-Rhin devront ratifier la liste le 3 décembre. Antoine Homé est « confiant ». « L'élaboration de la liste, à laquelle Jacques Bigot a été associée, a été démocratique et réussie. Les débats ont été intéressants et cordiaux, souligne le conseiller régional sortant et maire de Wittenheim. L'équilibre entre les motions n'a été qu'un critère parmi d'autres. La liste est bien équilibrée géographiquement, elle joue le renouvellement avec de nouvelles figures dynamiques, les profils sont variés, l'ensemble des sensibilités est représenté tout comme le monde du travail et du mouvement social. »
Antoine Homé et le premier secrétaire Denis Wiesser vont maintenant rencontrer le parti radical de gauche et des élus de sensibilité de gauche pour répartir les trois places qui leur sont réservées. « Les débats internes ont eu lieu, nous sommes maintenant en position de faire campagne et de présenter en projet aux Alsaciens. »


Franck Buchy

vendredi, 13 novembre 2009

PS 68 / Régionales 2010 : La liste soumise au vote des adhérents

Le Conseil Fédéral du PS 68 tenait une séance plénière hier soir. Celui-ci a validé les travaux de la commission de préparation de la liste haut-rhinoise pour les élections régionales. Les adhérents du PS 68 doivent encore valider cette liste lors d'un vote qui interviendra le 3 décembre prochain.

Je dois figurer en 5ème position sur cette liste. J'y représente le Pays Thur-Doller, territoire du piémont des Vosges que j'espère pouvoir représenter après mars 2010 à Strasbourg pour soutenir l'ensemble des dossiers et des projets en cours dans nos belles Vallées.

Bien entendu, au delà de mon ancrage territorial au sein du Pays Thur-Doller, la campagne des élections régionales à venir aura pour enjeu le choix d'un nouveau Président et la reconduction ou non de la majorité conservatrice au Conseil Régional. Le débat est ouvert, la campagne ne fait que commencer.

"PS68 / Régionales : la liste soumise au vote des adhérents le 3 décembre."

Le Conseil Fédéral du Parti Socialiste dans le Haut-Rhin a validé jeudi 12 novembre à une large majorité les travaux de la commission électorale chargée de préparer la liste pour les élections régionales de mars 2010. Le 3 décembre prochain, les adhérents de la Fédération haut-rhinoise devront voter pour ratifier cette liste qui comprend les candidats suivants :

1- Antoine Homé - Maire de Wittenheim et Conseiller Régional sortant
2- Cléo Schweitzer - Conseillère Municipale de Mulhouse
3- Michel Cheray - Adjoint au Maire de Kingersheim
4- Victorine Valentin - Conseillère Municipale de Colmar
5- Franck Dudt - Conseiller Municipal de Masevaux
6- Malika Ben M'Barek - Conseillère Municipale de Mulhouse et syndicaliste
7- Bernard Laplagne - Adjoint au Maire de Guebwiller
8- Place réservée à une élue Divers Gauche
9- Thierry Sother - Conseiller Municipal de Mulhouse
10- Catherine Hoffarth - Conseillère Municipale d'Ensisheim
11- Place réservée à un élu Divers Gauche
12- Place réservée à une élue Divers Gauche
13- Philippe Basler - Conseiller Municipal de Kembs
14- Daniell Rubrecht - Adjointe au Maire de Turckheim
15- Pierre Richert - Conseiller Municipal de Wittelsheim et Ancien Secrétaire Général de la CFDT des Mines de Potasse
16- Nadia El Hajjaji - Mulhouse
17- Julien Ernst - Secrétaire de la section PS de Colmar
18- Marie-Jeanne Taureau - Conseillère Municipale de Wittelsheim
19- Philippe Barrillon - Mulhouse
20- Brigitte Lagauw - Adjointe au Maire de Wittenheim
21- Pierre Freyburger - Conseiller Général du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Mulhouse
22- Monique Marchal - Conseillère Régionale sortante

Denis Wiesser - 1er Secrétaire du PS 68

vendredi, 23 octobre 2009

La suppression de la Taxe Professionnelle

La suppression annoncée de la Taxe Professionnelle est une très mauvaise nouvelle pour l'avenir des collectivités locales.

Prenons l'exemple de la Région Alsace :

Nicolas Sarkozy a annoncé en février 2009 son intention de supprimer la Taxe Professionnelle à compter de l'année 2010. Cette intention a été confirmée dernièrement lors de la présentation de la Loi de Finances 2010. Selon le texte présenté la Taxe Professionnelle sera remplacée par la CET (Cotisation Economique Territoriale) composée de la CLA (Cotisation Locale d’Activité), destinée à être reversée aux communes et intercommunalités, et la CC (Cotisation Complémentaire), destinée aux Départements et aux Régions.

Pour mémoire, la Taxe Professionnelle reste la première ressource fiscale des collectivités, notamment pour les intercommunalités  qui lèvent la taxe professionnelle unique et les ressources de remplacement annoncés ne compenseront pas la totalité du produit de la taxe professionnelle.

La Région Alsace, quant à elle, perdrait la Taxe sur le Foncier Bâti et la Taxe sur le Foncier Non-Bâti qui seront transférées au bloc communal, la Région ne disposant plus d’aucune « taxe ménages ». Elle ne percevra plus qu’une partie de la nouvelle Cotisation Complémentaire, assise sur la valeur ajoutée des entreprises, la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers), la taxe sur les cartes grises et diverses taxes spécifiques.

Au total, cette réforme, si elle était adoptée, conduirait inéluctablement à l’étranglement financier de la Région Alsace.

dimanche, 06 septembre 2009

La hausse des impôts

Avant d'entamer cette note, je tiens à préciser que je ne suis pas par nature opposé aux augmentations d'impôts et que j'ai tendance à penser que cet instrument fiscal est souvent un outil efficace pour mener des politiques justes et équitables. Ceci dit, j'ai reçu, comme beaucoup d'habitants de la Vallée de la Doller ma taxe foncière et je dois dire que j'ai été amèrement surpris par la note.

Bien que prévenu par les votes des budgets en début d'année des différentes assemblées, j'ai néanmoins du mal en voyant les lignes s'accumuler avec des + partout !

La taxe foncière que je vais prochainement payer pour Masevaux montre une augmentation de plus 7.27% au total par rapport à l'année dernière.

Dans le détail, cela donne des augmentations par colonne de plus 20% pour la communauté de communes, plus 12.50% pour la Région Alsace, plus 2.78% pour le Conseil Général et plus 2.63% pour la Ville de Masevaux. L'augmentation des bases  fiscales par le gouvernement cumulée aux augmentations des collectivités locales amènent à cette situation. Pour mémoire, les élus de Masevaux ont unanimement votés un maintien des taux à l'identique pour 2009, soit 0% d'augmentation, mais cet bien le mécanisme national d'augmentation des bases qui amène cette petite augmentation de 2.63% pour Masevaux.

Le plus important poste étant, il faut bien le rappeler, l'augmentation substentielle de la com com. En mars dernier, celle-ci augmentait ses impôts de plus 19% (voir les notes sur le sujet : DNA : Augmentation de 19% des taxes de la Comcom ! et le communiqué de presse du PS de mars) et depuis, malgré les débats passionnés du printemps, plus personne ne semble s'inquiéter de l'avenir.

En effet, une commission des finances aurait été mise en place, sous la direction du 1er Vice-Président, Aimé Bellicam, qui est en charge des finances. Pourtant, c'est bien ce dernier, en lien avec le Président Roger Gaugler, qui a depuis plusieurs années la mission de préparer le budget. Il aurait été préférable de jouer la transparence et de confier la Présidence de cette commission a un élu qui n'est pas membre du Bureau de la com com, donc pas un Vice-Président. C'est d'ailleurs un souhait qu'avait formulé plusieurs élus... mais le Président préfère certainement garder la main sur les finances.

Il faut espérer que cette commission jouera son rôle en fixant des priorités dans les investissements futurs de la com com et qu'elle anticipera les coûts de fonctionnement des différentes structures. Car, l'une des conséquences des augmentations de 2009 vient à mon avis d'un manque d'anticipation. En effet, si personne ne peut déplorer que la com com ait investit dans des structures périscolaires ou des crèches ou dans d'autres domaine encore comme le COSEC, il est certain que les coûts de fonctionnement de ces structures doivent avoir des conséquences sur le budget intercommunal. La question étant maintenant de revoir les priorités pour l'avenir et éventuellement de différer certains projets comme la Pôle d'excellence rurale de Dolleren.

Et à quelques mois des élections régionales, il faut encore souligner l'augmentation de la Région Alsace. Alors même que l'UMP au plan national attaque durement la Gauche dans les 22 régions présidées par des socialistes, il faut reconnaître que l'UMP en Alsace ne semble pas faire mieux qu'ailleurs, ce qui aurait tendance à atténuer le discours ambiant sur la "mauvaise gestion" des régions par la Gauche : en Alsace la Droite ne fait pas mieux !


La rentrée des socialistes haut-rhinois

La Fête de la Concorde aura lieu aujourd'hui à Mulhouse. C'est par cet évènement majeur que les socialistes haut-rhinois feront leur rentrée !

Près de 600 personnes sont attendues pour ce moment politique, convivial et festif au Lerchenberg à Mulhouse. Le porte-parole national du PS, Benoît Hamon, sera l'invité de cette rentrée.

 

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Les infos et le détail sur la page Facebook de la Fête de la Concorde.

De fait, les élections régionales seront au coeur des discussions de la journée, notamment sur les questions pratiques de tête de liste ou de stratégie politique pour réussir, enfin, à conquérir l'Alsace.

Benoît Hamon, lui, a répondu aux questions du journal L'Alsace sur ce point :

PS « Un projet progressiste et écologiste pour l'Alsace »

Benoît Hamon, porte-parole du PS, est à Mulhouse aujourd'hui. Archives Patrick Fluckiger

Benoît Hamon, vous êtes porte-parole du Parti socialiste. Lors des élections régionales, quelles alliances et quel candidat permettraient, selon vous, de faire basculer l'Alsace, solidement ancrée à droite ? Nous avons les moyens et la légitimité pour faire passer la région à gauche, même si le PS du Haut-Rhin a été éprouvé par le départ au gouvernement de Jean-Marie Bockel. L'enjeu est simple : les Alsaciens veulent-ils que la région amplifie la politique du gouvernement, ou préfèrent-ils des amortisseurs au déclin économique et à la casse sociale ? Nous travaillons donc à l'unité de toute la gauche et des écologistes. Nous n'avons pas à nous déterminer par rapport au MoDem dont l'identité politique varie d'un scrutin à un autre. Cela ne nous interdit pas de parler à ses électeurs et de les impliquer dans l'élaboration d'un grand projet progressiste, écologiste et humaniste pour l'Alsace.

En Alsace comme ailleurs, les écologistes vont probablement faire bande à part au premier tour. Les communistes sont tentés par le Front de gauche. Craignez-vous des conséquences électorales pour le PS, qui dirige 22 régions sur 24 ? J'aurais préféré que nous nous mettions tous autour d'une table pour dresser le bilan de notre gestion commune et choisir les meilleurs candidats pour présider les régions. Cela aurait créé une dynamique forte et nous aurait évité de bricoler des accords pour fusionner les listes entre les deux tours. Je le répète à nos partenaires, les socialistes sont toujours disponibles pour le rassemblement. Mais nous ne partons pas battus. Nous nous présentons pour gagner partout. Nous ne ferons l'impasse sur aucune région.

Des primaires à l'élection présidentielle limitées aux seuls candidats socialistes ont-elles, selon vous, un intérêt ? Non. Je suis favorable à des primaires incluant toutes les forces de gauche, afin qu'elles soient le moyen de construire un contrat de gouvernement commun, meilleur moyen de gagner face à la droite. Sans cela, elles perdront de leur intérêt et de leur force. Le défaut des primaires, c'est qu'elles parachèvent la présidentialisation de la Ve République, à laquelle je me suis toujours refusé. Mais pour assurer l'avènement d'une VIe République plus démocratique et moins égotique, il faut d'abord prendre le pouvoir dans la Ve et donc s'adapter à cette personnalisation de la vie politique pour gagner. Les militants du Parti socialiste devront toutefois donner leur accord à l'organisation de primaires. Le fait d'élargir le choix du candidat à la présidentielle aux sympathisants lui donnera simplement une légitimité plus importante.

Serez-vous candidat à la candidature ? La présidentielle, c'est sérieux. Les primaires ne doivent pas être une occasion donnée à tout le monde de gravir les échelons de la popularité. La seule chose qui m'intéresse, c'est la victoire en 2012. Et je suis pour l'instant porte-parole du PS et chargé de bâtir la maison commune de la gauche. Ça me suffit. En outre, la presse imagine toujours beaucoup plus de candidats virtuels qu'il ne s'en dévoile finalement.

De notre bureau parisien
Propos recueillis par Simon Barthélémy Benoît Hamon participe aujourd'hui, de 11 h à 19 h, à la première fête de la Concorde à Mulhouse au Lerchenberg, 11 rue du Cercle.

Alors, tous à la Fête de la Concorde pour démarrer cette rentrée du bon pied !

samedi, 22 août 2009

Décès d'Adrien ZELLER, Président du Conseil Régional

Je viens d'envoyer le communiqué de presse du Parti Socialiste suite à la triste disparition du Président de la Région Alsace, Monsieur Adrien ZELLER.

Bien qu'étant un adversaire politique puisque membre de l'UMP, le Président ZELLER était avant tout un humaniste qui savait défendre l'intérêt de tous et de l'Alsace particulièrement.

Voici le communiqué que nous venons d'adresser à la presse régionale :

Communiqué de presse


Décès d'Adrien ZELLER, Président du Conseil Régional d'Alsace


Le Président du Conseil Régional d'Alsace, Monsieur Adrien ZELLER vient de décéder.

Au nom de l'ensemble des socialistes haut-rhinois, nous tenons à exprimer notre émotion et nos sincères condoléances à la famille et aux proches de celui-ci.

A l'annonce de cette triste disparition, nous prenons pleinement conscience que la Région Alsace perd un dirigeant aux qualités humaines reconnues de tous.

Fortement attaché à l'Alsace, Adrien ZELLER restera dans les mémoires comme un Président ouvert et pragmatique qui savait dépasser les clivages partisans lorsque l'intérêt général le recommandait.

Nous tenions à saluer sa mémoire et à lui rendre un hommage appuyé.

Denis WIESSER - Premier Secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Soultz.
Antoine HOME - Président de l'Union des Elus Socialistes et Républicains du Haut-Rhin, Maire de Wittenheim et Conseiller Régional d'Alsace.

Toutes les notes