lundi, 07 décembre 2009

La lettre de Jacques Bigot à Nicolas Sarkozy en version intégrale

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

De Jacques BIGOT

Maire d’Illkirch-Graffenstaden

Président de la Communauté urbaine de Strasbourg

Conseiller régional d’Alsace 

 

 

Monsieur le Président de la République

 

En ce début du mois de décembre où l’Alsace se pare de ses plus belles couleurs pour préparer l’avènement de Noël, vous nous faites l’honneur d’une courte visite dans notre région. Je veux vous y souhaiter la bienvenue. Terre de grandes traditions, de culture, d’industrie, de science, d’agriculture et de tourisme, l’Alsace cultive le respect des institutions, le goût du dialogue et aime accueillir ses visiteurs prestigieux avec tous les égards dus à leur rang.

 

Les Alsaciens sont réputés pour leur sérieux, l’amour du travail bien fait, l’application qu’ils mettent en toute chose, leurs capacités d’organisation. Ils n’ont le goût, ni du superficiel, ni des paroles vaines. S’ils aiment cependant les belles histoires et marquent un goût prononcé pour le cabaret, ils ne croient guère au Père Noël, et savent que le sérieux en toutes entreprises est la garantie nécessaire pour qu’elles soient menées à bien.

 

L’Alsace et ses habitants possèdent aussi cette particularité, fruit d’une histoire riche et tourmentée, d’avoir beaucoup de mémoire. A ce titre, ils n’ont oublié,  ni vos discours d’une campagne où «  travailler plus pour gagner plus » était votre credo, ni les promesses et engagements que vous aviez annoncés en nombre, et à grand renfort de communication les 6 et 7 septembre 2007.

 

Durant ces deux journées où vous vous étiez installé dans notre région, avec l’ensemble de votre Gouvernement pour la tenue d’un conseil des ministres décentralisé, de grandes paroles furent prononcées sur votre volonté d’agir pour l’emploi. « Quand on veut, on peut », aviez vous martelé devant les ouvriers de l’usine Liebherr à Colmar, ajoutant « qu’un pays qui laisse partir ses usines et qui laisse disparaître les ouvriers est un pays qui se renie » et que « l’industrie fait partie de nos racines ». Vous exprimiez devant eux la même énergie pour assurer qu’en matière de pouvoir d’achat « si la croissance n’est pas au rendez-vous, je n’attendrai pas les bras croisés, je prendrai d’autres décisions ».

 

Vous devez savoir, Monsieur le Président, que deux ans plus tard, l’usine Liebbehr souffre. Elle a renvoyé progressivement jusqu’au dernier de ses 220 intérimaires. L’appel massif au chômage partiel et aux départs volontaires à la retraite n’a pas empêché la disparition de 175 postes de travail.

Cette usine n’est pas un cas isolé, tant c’est tout le tissu économique alsacien, et son industrie au premier plan, qui peine et est en difficulté. Aujourd’hui, le taux de chômage dans notre région est à son plus haut niveau depuis 25 ans ! Les Alsaciens n’en sont plus à vouloir travailler plus, mais simplement à espérer conserver leur emploi où à en retrouver un.

 

Monsieur le Président, la situation est grave. Et elle ne peut plus se payer de mots. En une année, le taux de chômage a augmenté de 31,1 en Alsace, soit à un rythme nettement plus élevé  que dans le reste de la France. Si les grandes villes concentrent le plus grand nombre de demandeurs d’emploi, des secteurs, jusque là épargnés, subissent à leur tour ce drame auquel peu de familles échappent. Les zones d’emploi de Wissenbourg, de Haguenau-Niederbronn ou encore de Molsheim-Schirmeck ont respectivement vu leur taux de chômage bondir de 36,4%, 35,2% et 31,7% en un an.

 

« C’est beau une usine », déclariez vous à Colmar, promettant de remettre la France au travail. Malheureusement les usines ferment, Monsieur le Président, particulièrement dans notre région où l’industrie représente 23% des emplois. Le nombre de salariés dans ce secteur a reculé de 5,4% et, toutes branches confondues, l’Alsace enregistre une perte nette de 23 500 emplois. Les secteurs de l’automobile, de la construction furent les premiers et les plus durement touchés, mais cette tendance lourde s’est élargie depuis à tous les domaines d’activité, du commerce aux services marchands.

 

Je pourrais encore vous rappeler d’autres engagements pris par l’Etat en faveur de l’Alsace,  lors de ce Conseil des ministres de septembre 2007, dont nous attendons toujours un début de réalisation : l’instauration d’une taxe spécifique pour les poids lourds empruntant les autoroutes alsaciennes promise pour 2008, le soutien vigoureux annoncé aux pôles de compétitivité - celui consacré au véhicule du futur demeure sans financements et perspectives réels-, le lustre particulier qui devait être donné à Strasbourg lors de la Présidence française de l’Union européenne - aucune réunion des conseils des ministres ne s’y est tenue durant ces 6 mois-…

 

Je préfère rester sur la principale préoccupation des Alsaciens : celle d’une situation économique et d’un marché du travail qui se dégradent, fruits d’une crise, certes mondiale, mais aussi d’une politique et d’une philosophie qui sont les vôtres. C’est cette question,  centrale, et sur laquelle vous ne vous exprimez plus guère, qui doit faire l’objet de tous les débats et être au centre de l’action publique dans les prochains mois, sans chercher à détourner l’attention avec de faux sujets, ou à remettre sur le devant de la scène de vieilles recettes trop souvent utilisées en période électorale. De l’Etat, nous demandons qu’il entende les appels que nous lui adressons, concernant,  par exemple, la situation très inquiétante de General Motors. Nos demandes d’intervention et de médiation de l’Etat restent en effet sans réponse.

 

Face à cet échec, sachez, Monsieur le Président, que nous ne baissons pas les bras. Chaque jour, nos collectivités, confrontées directement aux conséquences sociales de cette situation, aux côtés de tous les acteurs sociaux et économiques, agissent, inventent, investissent pour soutenir et développer l’activité comme l’innovation. Sans elles, qui assurent 73% de la commande publique, la situation de nos entreprises et de l’emploi serait encore plus difficile.

 

De toutes ces questions concernant notre industrie et le monde du travail, j’aurais voulu, comme les ouvriers des usines Liebherr, GM et de tant d’autres, vous entretenir, Monsieur le Président. Malheureusement, nous n’en aurons pas l’occasion puisqu’il semble que votre venue en Alsace n’a pas pour objet, comme il y a 2 ans,  l’emploi mais celui, plus comptable, d’un emprunt qui va augmenter le poids de la dette et d’autres préoccupations, plus prosaïques, intéressant uniquement l’UMP locale.

 

Je vous prie, Monsieur le Président de la République, d’agréer l’expression de ma plus haute considération.

dimanche, 06 décembre 2009

Lettre ouverte de Jacques Bigot à Nicolas Sarkozy

DNA : Avant la venue de Sarkozy
Une lettre ouverte de Jacques Bigot (PS)

 


Jacques Bigot, président de la CUS, tête de liste PS aux régionales, a envoyé une longue lettre ouverte à Nicolas Sarkozy dont voici les extraits significatifs :
Jacques Bigot souhaite « la bienvenue » au président dans une Alsace qui « cultive le respect des institutions et le goût du dialogue », dont les habitants cependant « ne croient guère au père Noël » mais ont « beaucoup de mémoire. Ils n'ont oublié ni vos discours d'une campagne où "travailler plus pour gagner plus" était votre credo, ni les promesses et engagements » du conseil des ministres décentralisé des 6 et 7 septembre 2007.
"Quand on veut, on peut" aviez vous martelé devant les ouvriers de l'usine Liebherr à Colmar, ajoutant "qu'un pays qui laisse partir ses usines et disparaître les ouvriers est un pays qui se renie" et que "l'industrie fait partie de nos racines". Vous devez savoir Monsieur le président que, deux ans plus tard, l'usine Liebherr souffre. Elle a renvoyé progressivement jusqu'au dernier de ses 220 intérimaires ; 175 postes de travail ont disparu. Cette usine n'est pas un cas isolé, c'est tout le tissu économique alsacien, et son industrie au premier plan, qui peine. Aujourd'hui, le taux de chômage dans notre région est à son plus haut niveau depuis 25 ans ! Les Alsaciens n'en sont plus à vouloir travailler plus, mais simplement à espérer conserver leur emploi ou à en retrouver un ».
Jacques Bigot décrit ensuite une situation économique « grave qui ne peut plus se payer de mots » et un marché du travail qui se dégrade, « fruits d'une crise, certes mondiale, mais aussi d'une politique et d'une philosophie qui sont les vôtres. C'est cette question, centrale, et sur laquelle vous ne vous exprimez plus guère, qui doit faire l'objet de tous les débats et être au centre de l'action publique dans les prochains mois, sans chercher à détourner l'attention avec de faux sujets, ou à remettre sur le devant de la scène de vieilles recettes trop souvent utilisées en période électorale ».
Il conclut sur les collectivités qui ne baissent pas les bras, assurant 73 % de la commande publique. « De toutes ces questions, j'aurais bien aimé vous entretenir, Monsieur le président. Malheureusement nous n'en aurons pas l'occasion puisqu'il semble que votre venue en Alsace n'a pas pour objet les préoccupations de l'emploi mais celles, plus comptables, d'un emprunt qui va augmenter le poids de la dette et d'autres, plus prosaïques, intéressant uniquement l'UMP locale ».

samedi, 05 décembre 2009

DNA : Vote des militants

PS / Vote des militants
L'élargissement validé

 


Les militants socialistes alsaciens ont approuvé à une forte majorité la liste du PS pour les élections régionales, conduite par Jacques Bigot, président de la CUS, et dont le chef de file dans le Haut-Rhin est Antoine Homé, maire de Wittenheim, tous deux conseillers régionaux sortants.
C'était la seule liste en présence, ce qui explique une participation assez moyenne. La liste ne comporte encore que les candidats adhérents du PS, les candidats d'ouverture, contactés par les chefs de file dans chaque département, restent à désigner. « C'est un bon résultat, commente Mathieu Cahn, premier secrétaire fédéral du PS 67, même s'il traduit quelques frustrations de militants qui n'ont pas été retenus sur la liste. Mon objectif était de ne pas connaître les affres de la constitution de la liste de 2004,il a été atteint. Les conditions sont créées pour permettre à la liste de faire une bonne campagne ».
« Il n'y avait pas de vrai enjeu puisqu'aucune liste alternative n'a été déposée, dit Jacques Bigot pour justifier la participation mitigée. L'approbation à 75 % valide l'idée de l'ouverture à des personnalités non adhérentes du PS avec lesquelles je suis en train de négocier ». Dans le Haut-Rhin, Antoine Homé se félicite du score élevé obtenu par la liste (8 points de plus que dans le Bas-Rhin). « Nous avons essayé de construire une liste équilibrée, représentative des territoires. Plusieurs maires sans étiquette nous rejoindront dans le cadre de la stratégie d'élargissement », dit-il.
La liste complète ne sera pas dévoilée avant le mois de janvier.


C.K.

Les résultats : Bas-Rhin.- Votants : 585, participation : 45,67 % ; exprimés : 576 ; oui : 430, 74,65 % ; non : 108, 18,75 %, abstentions : 38,6, 6 %. Haut-Rhin.- Votants : 273, participation : 40 % ; exprimés : 272 ; oui 227, 83,46 % ; non : 32, 11,76 % ; abstentions : 13, 4,78 %.

vendredi, 04 décembre 2009

La liste haut-rhinoise ratifiée par les adhérents du PS

La liste haut-rhinoise du Parti Socialiste pour les élections régionales a été largement ratifiée par les militants lors du vote de hier soir.

Près de 85% des militants ont validés la liste en votant pour, à l'inverse les votes contre tournent autour de 10% environ et il faut comptabiliser autour de 4% de blancs ou de bulletins nuls.

Dès ce soir, la Convention Fédérale qui se tiendra à Wittelsheim enregistrera le résultat et lancera la dynamique en présence de Jacques Bigot, notre tête de liste régionale.

L'objectif, dans les semaines à venir, c'est de préparer un projet politique pour l'Alsace et les alsaciens. Transports, développement économique, environnement, lycées... nous devons, à partir des compétences de la Région, proposer un vrai choix aux alsaciens.

Cette élection régionale est également l'occasion pour les alsaciens de choisir le successeur d'Adrien Zeller à la tête de la Région. Le choix se fera entre Philippe Richert et Jacques Bigot. La question est simple : qui voulons-nous pour gouverner l'Alsace ?

Voici pour mémoire la liste ratifiée hier soir :

1- Antoine Homé - Maire de Wittenheim et Conseiller Régional sortant
2- Cléo Schweitzer - Conseillère Municipale de Mulhouse
3- Michel Cheray - Adjoint au Maire de Kingersheim
4- Victorine Valentin - Conseillère Municipale de Colmar
5- Franck Dudt - Conseiller Municipal de Masevaux
6- Malika Ben M'Barek - Conseillère Municipale de Mulhouse et syndicaliste
7- Bernard Laplagne - Adjoint au Maire de Guebwiller
8-
Personnalité extérieure
9- Thierry Sother - Conseiller Municipal de Mulhouse
10- Catherine Hoffarth - Conseillère Municipale d'Ensisheim
11- Personnalité extérieure
12-
Personnalité extérieure
13- Philippe Basler - Conseiller Municipal de Kembs
14- Daniell Rubrecht - Adjointe au Maire de Turckheim
15- Pierre Richert - Conseiller Municipal de Wittelsheim et Ancien Secrétaire Général de la CFDT des Mines de Potasse
16- Nadia El Hajjaji - Mulhouse
17- Julien Ernst - Secrétaire de la section PS de Colmar
18- Marie-Jeanne Taureau - Conseillère Municipale de Wittelsheim
19- Philippe Barrillon - Mulhouse
20- Brigitte Lagauw - Adjointe au Maire de Wittenheim
21- Pierre Freyburger - Conseiller Général du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Mulhouse
22- Monique Marchal - Conseillère Régionale sortante

mercredi, 27 mai 2009

"Changer l’Europe, sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy"

vendredi, 22 mai 2009

L'Alsace du 20 mai sur la visite de Catherine Trautmann

Voici l'article paru le mercredi 20 mai dans les pages locales de L'Alsace :

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jeudi, 21 mai 2009

Article des DNA sur la visite de Catherine Trautmann

Jungo

 

Devant la balayeuse articulée, de g à d, Thierry Sother, Franck Dudt, Marie-Jeanne Taureau, Pierre Freyburger, Catherine Trautmann et Nicolas Jungo. (Photo DNA)

Avant de rejoindre Mulhouse, la députée européenne et ancien maire de Strasbourg, Catherine Trautmann, a fait halte dans la zone industrielle de la Doller, dans l'entreprise Jungo Engineering.
Les cinq ingénieurs de ce bureau d'étude, dirigé par son fondateur Nicolas Jungo, conçoivent des produits innovants et industrialisables allant de la construction mécanique, comme la balayeuse articulée multifonction, qui s'exporte bien en Allemagne où on connaît la valeur du développement durable, au design plasturgique des ordinateurs. Une petite entreprise qui ne connaît pas la crise !
Pour cette visite, Catherine Trautmann était accompagnée de conseillers municipaux PS haut-rhinois, Pierre Freyburger (également conseiller général) et Thierry Sother de Mulhouse, Marie-Jeanne Taureau de Wittelsheim, et Franck Dudt de Masevaux, à l'origine de cette visite.


mardi, 19 mai 2009

Catherine Trautmann en visite à Burnhaupt dans la société Jungo

Catherine Trautmann était présente cet après-midi dans la Zone Industrielle du Pont d'Aspach. Dans le cadre de la campagne européenne qu'elle mène, elle a visité la société Jungo. Elle était entre autre accompagné de Pierre Freyburger (Conseiller Général du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Mulhouse), de Marie-Jeanne Taureau (élue municipale de Wittelsheim) et de Thierry Sother (Conseiller Municipal de Mulhouse). La presse locale (L'Alsace, DNA et Télé Doller) couvrait la visite. Les articles de presse écrite seront publiés ici.

L'entreprise "Jungo" commercialise un véhicule type balayeuse pour les collectivités. Petite société de 10 personnes, elle est particulièrement innovante et axée sur le développement durable.

Quelques photos de la visite :

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vendredi, 15 mai 2009

Catherine Trautmann dans la Vallée de la Doller

Mardi 19 mai, Catherine Trautmann, candidate aux élections européennes dans l'Est pour le Parti Socialiste, effectuera une visite de l'entreprise "Jungo Voirie" dans la Zone Industrielle du Pont d'Aspach.

Cette visite entre dans le cadre de la campagne européenne de terrain que mène Catherine Trautmann et précèdera de quelques heures le grand meeting régional de Mulhouse.

J'aurais donc le plaisir de lui faire découvrir le poumon économique de notre vallée et d'aller avec elle à la rencontre d'une société innovante, qui développe une forte stratégie en matière de développement durable et qui travaille largement avec nos voisins allemands, ce qui pour une campagne européenne est pour le moins intéressant.

 

mercredi, 13 mai 2009

Meeting de Catherine Trautmann à Mulhouse

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