mercredi, 01 juillet 2009

PS 68 : communiqué sur le redécoupage électoral

Le projet de redécoupage des circonscriptions législatives a été publié au journal officiel en date du 27 juin 2009.

Le gouvernement UMP utilise donc bien ses ciseaux pour faire perdre un député au Haut Rhin, mais surtout pour effectuer un savant tripatouillage dans les six circonscriptions restantes afin de sanctuariser la majorité de droite.

Au lieu d'agir au travers d'un large débat démocratique et avec une posture républicaine d'égalité de traitement, Nicolas Sarkozy propose une réforme orientée politiquement et favorable à son parti.

Nous regrettons vivement que nos propositions communiquées au Préfet et adressées à Alain Marleix, Secrétaire d'État à l'intérieur et aux collectivités territoriales n'aient pas été entendues. Celles-ci, justes et équilibrées, reposaient sur un trois principes :

- une cohérence géographique accrue
- une cohérence des bassins de vie et d'emploi
- le souci de la plus grande égalité entre les habitants, et donc une composition des circonscriptions ayant un écart moyen le plus faible avec la population moyenne des circonscriptions arrêtées à 125 000 dans une fourchette de plus ou moins 10%

Le redécoupage de la carte électorale est aujourd'hui encore plus partial et antidémocratique que le découpage Pasqua de 1986.

Denis WIESSER - Premier secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin, Conseiller Municipal de Soultz
Antoine HOME - Maire de Wittenheim, Conseiller Régional et Président de l'Union des élus socialistes et républicains
Pierre FREYBURGER - Conseiller Général du Haut-Rhin, Conseiller Municipal de Mulhouse et Président du Groupe socialistes, républicains et indépendants au Conseil Général
Franck DUDT - Secrétaire Fédéral aux élections, Conseiller Municipal de Masevaux
Thierry SOTHER - Secrétaire Fédéral aux relations avec les élus, Conseiller Municipal de Mulhouse

samedi, 13 juin 2009

Guillaume Bachelay : Projet, stratégie, leadership : les leçons du 7 juin

Si le Parti socialiste a subi un échec aux élections européennes, ce n’est pas la faute du mode de scrutin ou du découpage territorial. Ce n’est pas non plus à cause des médias, des sondeurs ou de Yann Arthus-Bertrand. De telles certitudes en carton pâte reviennent, à la fin des fins, à penser que les élections seraient plus simples sans électeurs. Si l’on en juge par les résultats du 7 juin, cette perspective est à portée de main…

Pas de sursaut sans lucidité. Les couches populaires, les classes moyennes dans la galère, les jeunes et les retraités précarisés sont découragés, consternés, par l’incapacité du PS à se rassembler et à proposer. Certains nous font encore confiance. La plupart s’abstiennent. Beaucoup se tournent vers le vote écologiste comme un refuge d’espoir. D’autres préfèrent une droite qui donne - propagande à l’appui - l’impression de faire ce qu’elle peut plutôt qu’une gauche qui ne dit pas ce qu’elle veut. Inverser la vapeur suppose de tirer trois leçons.

La première leçon est politique. L’UMP a su mobiliser, pas nous. Elle a brandi un étendard : le bilan, certes maquillé, de la présidence française de l’Union européenne. Santé, poste, éducation, énergie, emploi - les prochains mois prouveront que décidément, quand l’Europe veut être libérale, elle peut l’être.

En temps réel et non à intervalles réguliers de cinq ans, la gauche devra mieux dénoncer la dérégulation opérée par les gouvernements conservateurs en Europe et dire quels contre-feux progressistes elle y oppose. A également pesé la synthèse des droites réussie par Nicolas Sarkozy qui lui assure mécaniquement, quel que soit le scrutin, un socle électoral d’un quart des votants. Autre facteur-clé : la droite convainc une majeure partie de l’électorat qui vieillit et vote, particulièrement sensible aux notions d’autorité et de sécurité. A cette élection, comme à d’autres dans le passé, nous avons payé chèrement le malaise socialiste sur ce sujet - d’autant plus inexplicable que, sur le terrain, la politique gouvernementale échoue et les élus de gauche agissent. Les plus de 60 ans avaient déjà montré leur poids lors de l’élection présidentielle de 2007. A l’avenir, préoccupons-nous davantage de leurs attentes.

De notre côté, malgré l’engagement de Martine Aubry dans la campagne, nous n’avons pas imposé notre thématique, celle d’une autre majorité politique en Europe. C’était le sens du “manifesto” du Parti socialiste européen et du rejet de José Manuel Barroso. L’ennui est que peu de gens connaissaient la substance de l’un et l’existence de l’autre. Notre plate-forme socialiste tirait des enseignements du non à la Constitution européenne, à commencer par l’indispensable harmonisation fiscale et sociale. Mais nous avons tardé à isoler quelques mesures emblématiques et concrètes. A cet égard, faire l’impasse sur les frontières de l’UE a été une faute collective : l’Europe à vingt-sept ne doit pas seulement être sociale, elle doit être différenciée. Redonner vie à l’ensemble européen dans la mondialisation suppose de lui fixer un cap et des limites. Tout cela a contribué à la grève du vote en général et au boycottage du bulletin socialiste en particulier.

La deuxième leçon, qui saute aux yeux, est idéologique : si l’échec du libéralisme économique se traduit par une déroute politique de la social-démocratie, c’est parce que celle-ci en a souvent appliqué les solutions et parfois accompagné les dérives. Que les socialistes français aient moins versé dans le social-libéralisme que d’autres ne change rien à l’affaire ! En privatisant l’économie et en individualisant la société, en prônant le développement durable sans contester le déploiement du capitalisme, la gauche gouvernementale a moins fait perdre la droite qu’elle ne s’est perdue elle-même. Que deux chefs de gouvernement sociaux-démocrates, José Luis Zapatero et Gordon Brown, approuvent la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne illustre ce dévoiement. La chute du New Labour britannique, fer de lance de la “troisième voie”, en confirme l’impasse.

En France, au congrès de Reims de novembre 2008, le PS a utilement distingué modernisation et droitisation. Hélas, cette réorientation salutaire, à la fois radicale et efficace, de gauche tout simplement, a été éclipsée par les batailles de chiffonniers pour la direction, la vaine querelle des générations, le combat résiduel des courants et sous-courants, le refuge anesthésiant dans un localisme flirtant avec l’apolitisme à mesure que l’on se rapproche du centre-ville des grandes métropoles.

L’ultime leçon est stratégique : si l’UMP est en tête dans les régions, c’est la gauche, qu’elle se dise “réformiste” ou “mouvementiste”, qui est majoritaire dans le pays. Majoritaire et impuissante car fragmentée en une multitude de partis et d’aspirants chefs. Alors même - fait rarement souligné - que l’émiettement politique des forces de gauche contraste avec son homogénéité idéologique, la plus forte depuis le programme commun d’il y a trois décennies, pensé et adopté avant la déferlante néolibérale amorcée dans les années Thatcher-Reagan. Intervention de la puissance publique face au capitalisme financier pour plus de transparence et de justice, encadrement du libre-échange commercial pour une mondialisation régulée, amélioration des conditions de travail et de la rémunération des salariés, “mutation verte” de l’appareil de production et des modes de consommation, ces options étaient communes aux projets du PS, d’Europe Ecologie, du Front de gauche, voire du NPA.

Ces trois leçons dessinent un horizon : rassembler les formations de la gauche autour d’un projet post-libéral et pas seulement antilibéral ; bâtir une organisation qui dépasse les bunkers actuels ; identifier le leader aux épaules assez solides pour mener la reconquête face à Nicolas Sarkozy.

Le projet post-libéral sera social-écologique. Il mêlera plus qu’il hiérarchisera croissance économique, progrès social, saut technologique, préservation environnementale, diversité culturelle, contre-pouvoirs démocratiques. Son point d’appui réside dans les politiques innovantes engagées par la gauche (déjà) unie dans les collectivités locales. Profitons des élections régionales pour organiser, sur le terrain et dès maintenant, des “rassemblements du changement” ouverts aux syndicats, aux associations, aux universitaires et aux scientifiques, aux citoyens qui pourront non seulement discuter le projet, mais le voter. Sur cette base, un contrat de législature pour 2012 pourra être élaboré entre les partis de gauche.

Leur unification en découlera. La fusion est impensable - le caporalisme est étranger à tous - et l’absorption irréalisable - quand bien même le voudrait-il, le PS n’est pas en mesure de pratiquer l’hégémonisme. C’est d’une fédération que la gauche a besoin. Cette “maison commune” est affaire de volonté plus que de procédures. D’autant qu’en ramenant, aux municipales puis aux européennes, le MoDem à ses basses eaux, les électeurs ont tranché la question des alliances.

L’incarnation, enfin, s’impose. Que cela plaise ou non, l’élection présidentielle structure le débat public et nos institutions. Se chercher un candidat, c’est donc rechercher un président. Avant de se lancer dans les expérimentations hasardeuses, réfléchissons : quel sens et quel bénéfice y a-t-il à mettre en concurrence devant les Français des personnalités pour incarner un projet qu’elles auront bâti ensemble ? Pour avoir mis dans des “primaires de personnes” toute son énergie, oubliant au passage d’en garder pour les idées, la gauche italienne a été laminée par Silvio Berlusconi. Méditons ce contre-exemple.

L’histoire l’a prouvé : les cycles politiques vont et viennent, tandis que les partis naissent, vivent et meurent. S’il trouve la force collective de se reconstruire, le PS ne se sauvera pas seulement lui-même : il préservera les chances d’une alternative imminente au libéralisme autoritaire de la droite européenne dont le sarkozysme est l’avatar français.

PARU DANS : SITE LE MONDE | 11.06.09 | 13h52
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Guillaume Bachelay est secrétaire national du PS chargé de l’industrie et conseiller général de Seine-Maritime.

lundi, 08 juin 2009

Communiqué de Catherine Trautmann

Communiqué de presse de Catherine TRAUTMANN

Résultats des élections européennes du 7 juin 2009

8 juin 2009

Les résultats d’hier avec un taux d’abstention catastrophique, jamais atteint depuis 1979, marquent pour moi d’abord l’affaiblissement de l’idéal européen : l’Union européenne est à un tournant de son histoire ; il lui faut à présent trouver rapidement un nouveau souffle si elle ne veut pas devenir un simple artefact des gouvernements européens. Sans participation électorale, pas de légitimité démocratique !  La montée inquiétante des nationalismes dans certains Etats-membres, participe également à cette négation du projet européen.

Cette abstention peut être interprétée comme l’expression d’une frustration des électeurs par rapport à un projet européen qui leur échappe et la revendication d’une plus grande transparence sur la façon dont le PE peut exercer son pouvoir et dont les décisions sont prises. C’est aujourd’hui la responsabilité des élus au Parlement européen de redoubler d’efforts pour donner un sens à l’Europe.

A l’échelle de l’Union, les Socialistes, unis comme jamais autour d’un véritable projet commun élaboré et porté par l’ensemble des partis membres du PSE –le Manifesto– n’ont pas réussi à incarner de façon crédible l’alternative que ce programme pouvait représenter.

En outre, la défaite du Parti Socialiste français s’explique notamment par une confusion entretenue entre enjeux nationaux et enjeux européens. Et malgré la campagne collective menée sur le Grand Est, c’est l’absence d’unité nationale qui nous a été clairement reprochée.

Aujourd’hui, la question qui se pose à nous autres Socialistes Français, est bien celle de la crédibilité de notre parti, alors même que nous devrions être une force majeure de proposition. Je salue d’ailleurs le courage de Martine Aubry qui en reconnaissant la défaite du Parti socialiste a aussi entendu le message que les Français nous ont adressé. Car si les victoires sont collectives, il est bon de rappeler que les défaites le sont également !

Aujourd’hui, les Européens ont fait le choix d’avoir un Parlement clairement à droite. Il faudra que le PPE l’assume demain. Se pose la question du contrepoids politique face à la Commission et au Conseil, puisqu’avec de tels équilibres nous prenons le risque de prendre le chemin d’une Europe des gouvernements et non d’une Europe des citoyens. La responsabilité des forces de gauche est d’organiser un contrepouvoir, de trouver un mode de gouvernance alternatif au sein du Parlement européen. C’est un enjeu pour les semaines qui viennent. En ce qui me concerne, j’ai pris des engagements clairs sur des sujets sensibles vis-à-vis des électeurs du Grand Est. Je resterai fidèle à ces engagements, et mon action s’inscrira bien sur le fond et dans la durée.

vendredi, 05 juin 2009

Dimanche, un seul vote efficace, le vote socialiste !

Dimanche 07 juin auront lieu les élections européennes. Ses élections sont dans une configuration à un seul tour, contrairement aux autres élections, ce qui doit mobiliser encore plus les femmes et les hommes de Gauche, les républicains et les démocrates qui veulent que l'Europe change, qui veulent que l'Europe s'occupe d'eux et pas seulement de dérèglementer notre système social et de démanteler nos services publics (Poste, SNCF, ...) !

Dimanche, il n'y aura qu'un seul vote efficace pour réorienter l'Europe en donnant une majorité forte aux sociaux-démocrates et aux socialistes des 27 pays de l'Union Européenne. Avec une majorité de Gauche à Strasbourg, le Président ultralibéral de la Commission, M. Barroso, devra quitter la scène et cèder sa place à un socialiste. Dès lors, la ligne politique de l'Union sera axée vers les citoyens, comme à l'époque où Jacques Delors était lui même Président de la Commission européenne. Les socialistes européens se présentent groupés à cette élection et défendent un projet commun, le Manifesto, qui permettra après le 07 juin, si les socialistes sont majoritaires de changer l'Europe !

Voici quelques propositions concrètes :

Relancer l’économie et éviter le retour des crises financières

Un bouclier social pour l'Europe

Mettre l’Europe en tête de la lutte contre le changement climatique

Créer 10 millions d'emplois verts en Europe

Donner à l’Europe une politique d’immigration pour le progrès

Mais, Dimanche 07 juin, il y aura un autre enjeu. En effet, le seul vote efficace pour envoyer un message à Nicolas Sarkozy, pour lui dire de réorienter lui aussi sa ligne de conduite, c'est le vote socialiste ! Car si malheureusement l'UMP arrive en tête, Nicolas Sarkozy pensera que sa politique est légitime et qu'elle satisfait les français.

La dispersion des voix vers des partis politiques qui ne peuvent pas devenir majoritaires à Strasbourg (Verts, MoDem, Front de Gauche, NPA...) affaiblira l'Europe sociale, affaiblira la construction d'une Europe citoyenne et affaiblira l'opposition en France. Car en effet, si personne ne peut douter de la sincérité des autres formations politiques dans cette campagne, force est de constater que leurs députés européens seront esseulés au Parlement de Strasbourg et qu'ils ne pourront pas empêcher le PPE (le Parti Populaire Européen dont l'UMP est membre) de garder la majorité et alors, tous nos espoirs d'une autre Europe seraient anéantis.

C'est pourquoi, le seul vote qui compte et qui permettra de faire reculer la Droite sarkozyste, c'est le vote socialiste ! Le seul vote qui permettra de changer l'Europe, c'est le vote socialiste !

C'est pourquoi, dimanche, je vote socialiste et je vote pour Catherine Trautmann, une femme qui porte haut ses convictions et ses valeurs !

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Laurent Fabius au meeting socialiste de Lille

mardi, 02 juin 2009

Lettre de Martine Aubry

 

A 5 jours du vote pour les élections européennes Martine Aubry adresse un message de mobilisation que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

mercredi, 27 mai 2009

"Changer l’Europe, sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy"

samedi, 16 mai 2009

Travail le dimanche ?

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Du nouveau au PS 68

La Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin dispose d'un nouveau site internet. A voir sur : http://www.ps68.fr/

Une réelle dynamique de conquête est en marche autour de la majorité fédérale menée par Denis WIESSER. Outre le déménagement du siège au coeur de Mulhouse (4, place de la Concorde), la Fédération se dote d'un nouveau site internet.

Comme le dit à juste titre le Premier Secrétaire Fédéral :

"Demain, faire basculer l’Alsace et le Haut Rhin à gauche n’est pas un objectif utopique, cela demande quelques axes forts : assumer fièrement nos valeurs et notre identité, gagner la bataille des idées contre la droite, être solidaires et combatifs : l’avenir est à ce prix. Cette Maison du Parti, sera la votre sera un outil pour servir notre idéal et pour permettre de nombreuses conquêtes !"

mercredi, 13 mai 2009

Meeting de Catherine Trautmann à Mulhouse

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