lundi, 07 décembre 2009

La lettre de Jacques Bigot à Nicolas Sarkozy en version intégrale

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

De Jacques BIGOT

Maire d’Illkirch-Graffenstaden

Président de la Communauté urbaine de Strasbourg

Conseiller régional d’Alsace 

 

 

Monsieur le Président de la République

 

En ce début du mois de décembre où l’Alsace se pare de ses plus belles couleurs pour préparer l’avènement de Noël, vous nous faites l’honneur d’une courte visite dans notre région. Je veux vous y souhaiter la bienvenue. Terre de grandes traditions, de culture, d’industrie, de science, d’agriculture et de tourisme, l’Alsace cultive le respect des institutions, le goût du dialogue et aime accueillir ses visiteurs prestigieux avec tous les égards dus à leur rang.

 

Les Alsaciens sont réputés pour leur sérieux, l’amour du travail bien fait, l’application qu’ils mettent en toute chose, leurs capacités d’organisation. Ils n’ont le goût, ni du superficiel, ni des paroles vaines. S’ils aiment cependant les belles histoires et marquent un goût prononcé pour le cabaret, ils ne croient guère au Père Noël, et savent que le sérieux en toutes entreprises est la garantie nécessaire pour qu’elles soient menées à bien.

 

L’Alsace et ses habitants possèdent aussi cette particularité, fruit d’une histoire riche et tourmentée, d’avoir beaucoup de mémoire. A ce titre, ils n’ont oublié,  ni vos discours d’une campagne où «  travailler plus pour gagner plus » était votre credo, ni les promesses et engagements que vous aviez annoncés en nombre, et à grand renfort de communication les 6 et 7 septembre 2007.

 

Durant ces deux journées où vous vous étiez installé dans notre région, avec l’ensemble de votre Gouvernement pour la tenue d’un conseil des ministres décentralisé, de grandes paroles furent prononcées sur votre volonté d’agir pour l’emploi. « Quand on veut, on peut », aviez vous martelé devant les ouvriers de l’usine Liebherr à Colmar, ajoutant « qu’un pays qui laisse partir ses usines et qui laisse disparaître les ouvriers est un pays qui se renie » et que « l’industrie fait partie de nos racines ». Vous exprimiez devant eux la même énergie pour assurer qu’en matière de pouvoir d’achat « si la croissance n’est pas au rendez-vous, je n’attendrai pas les bras croisés, je prendrai d’autres décisions ».

 

Vous devez savoir, Monsieur le Président, que deux ans plus tard, l’usine Liebbehr souffre. Elle a renvoyé progressivement jusqu’au dernier de ses 220 intérimaires. L’appel massif au chômage partiel et aux départs volontaires à la retraite n’a pas empêché la disparition de 175 postes de travail.

Cette usine n’est pas un cas isolé, tant c’est tout le tissu économique alsacien, et son industrie au premier plan, qui peine et est en difficulté. Aujourd’hui, le taux de chômage dans notre région est à son plus haut niveau depuis 25 ans ! Les Alsaciens n’en sont plus à vouloir travailler plus, mais simplement à espérer conserver leur emploi où à en retrouver un.

 

Monsieur le Président, la situation est grave. Et elle ne peut plus se payer de mots. En une année, le taux de chômage a augmenté de 31,1 en Alsace, soit à un rythme nettement plus élevé  que dans le reste de la France. Si les grandes villes concentrent le plus grand nombre de demandeurs d’emploi, des secteurs, jusque là épargnés, subissent à leur tour ce drame auquel peu de familles échappent. Les zones d’emploi de Wissenbourg, de Haguenau-Niederbronn ou encore de Molsheim-Schirmeck ont respectivement vu leur taux de chômage bondir de 36,4%, 35,2% et 31,7% en un an.

 

« C’est beau une usine », déclariez vous à Colmar, promettant de remettre la France au travail. Malheureusement les usines ferment, Monsieur le Président, particulièrement dans notre région où l’industrie représente 23% des emplois. Le nombre de salariés dans ce secteur a reculé de 5,4% et, toutes branches confondues, l’Alsace enregistre une perte nette de 23 500 emplois. Les secteurs de l’automobile, de la construction furent les premiers et les plus durement touchés, mais cette tendance lourde s’est élargie depuis à tous les domaines d’activité, du commerce aux services marchands.

 

Je pourrais encore vous rappeler d’autres engagements pris par l’Etat en faveur de l’Alsace,  lors de ce Conseil des ministres de septembre 2007, dont nous attendons toujours un début de réalisation : l’instauration d’une taxe spécifique pour les poids lourds empruntant les autoroutes alsaciennes promise pour 2008, le soutien vigoureux annoncé aux pôles de compétitivité - celui consacré au véhicule du futur demeure sans financements et perspectives réels-, le lustre particulier qui devait être donné à Strasbourg lors de la Présidence française de l’Union européenne - aucune réunion des conseils des ministres ne s’y est tenue durant ces 6 mois-…

 

Je préfère rester sur la principale préoccupation des Alsaciens : celle d’une situation économique et d’un marché du travail qui se dégradent, fruits d’une crise, certes mondiale, mais aussi d’une politique et d’une philosophie qui sont les vôtres. C’est cette question,  centrale, et sur laquelle vous ne vous exprimez plus guère, qui doit faire l’objet de tous les débats et être au centre de l’action publique dans les prochains mois, sans chercher à détourner l’attention avec de faux sujets, ou à remettre sur le devant de la scène de vieilles recettes trop souvent utilisées en période électorale. De l’Etat, nous demandons qu’il entende les appels que nous lui adressons, concernant,  par exemple, la situation très inquiétante de General Motors. Nos demandes d’intervention et de médiation de l’Etat restent en effet sans réponse.

 

Face à cet échec, sachez, Monsieur le Président, que nous ne baissons pas les bras. Chaque jour, nos collectivités, confrontées directement aux conséquences sociales de cette situation, aux côtés de tous les acteurs sociaux et économiques, agissent, inventent, investissent pour soutenir et développer l’activité comme l’innovation. Sans elles, qui assurent 73% de la commande publique, la situation de nos entreprises et de l’emploi serait encore plus difficile.

 

De toutes ces questions concernant notre industrie et le monde du travail, j’aurais voulu, comme les ouvriers des usines Liebherr, GM et de tant d’autres, vous entretenir, Monsieur le Président. Malheureusement, nous n’en aurons pas l’occasion puisqu’il semble que votre venue en Alsace n’a pas pour objet, comme il y a 2 ans,  l’emploi mais celui, plus comptable, d’un emprunt qui va augmenter le poids de la dette et d’autres préoccupations, plus prosaïques, intéressant uniquement l’UMP locale.

 

Je vous prie, Monsieur le Président de la République, d’agréer l’expression de ma plus haute considération.

dimanche, 06 décembre 2009

Lettre ouverte de Jacques Bigot à Nicolas Sarkozy

DNA : Avant la venue de Sarkozy
Une lettre ouverte de Jacques Bigot (PS)

 


Jacques Bigot, président de la CUS, tête de liste PS aux régionales, a envoyé une longue lettre ouverte à Nicolas Sarkozy dont voici les extraits significatifs :
Jacques Bigot souhaite « la bienvenue » au président dans une Alsace qui « cultive le respect des institutions et le goût du dialogue », dont les habitants cependant « ne croient guère au père Noël » mais ont « beaucoup de mémoire. Ils n'ont oublié ni vos discours d'une campagne où "travailler plus pour gagner plus" était votre credo, ni les promesses et engagements » du conseil des ministres décentralisé des 6 et 7 septembre 2007.
"Quand on veut, on peut" aviez vous martelé devant les ouvriers de l'usine Liebherr à Colmar, ajoutant "qu'un pays qui laisse partir ses usines et disparaître les ouvriers est un pays qui se renie" et que "l'industrie fait partie de nos racines". Vous devez savoir Monsieur le président que, deux ans plus tard, l'usine Liebherr souffre. Elle a renvoyé progressivement jusqu'au dernier de ses 220 intérimaires ; 175 postes de travail ont disparu. Cette usine n'est pas un cas isolé, c'est tout le tissu économique alsacien, et son industrie au premier plan, qui peine. Aujourd'hui, le taux de chômage dans notre région est à son plus haut niveau depuis 25 ans ! Les Alsaciens n'en sont plus à vouloir travailler plus, mais simplement à espérer conserver leur emploi ou à en retrouver un ».
Jacques Bigot décrit ensuite une situation économique « grave qui ne peut plus se payer de mots » et un marché du travail qui se dégrade, « fruits d'une crise, certes mondiale, mais aussi d'une politique et d'une philosophie qui sont les vôtres. C'est cette question, centrale, et sur laquelle vous ne vous exprimez plus guère, qui doit faire l'objet de tous les débats et être au centre de l'action publique dans les prochains mois, sans chercher à détourner l'attention avec de faux sujets, ou à remettre sur le devant de la scène de vieilles recettes trop souvent utilisées en période électorale ».
Il conclut sur les collectivités qui ne baissent pas les bras, assurant 73 % de la commande publique. « De toutes ces questions, j'aurais bien aimé vous entretenir, Monsieur le président. Malheureusement nous n'en aurons pas l'occasion puisqu'il semble que votre venue en Alsace n'a pas pour objet les préoccupations de l'emploi mais celles, plus comptables, d'un emprunt qui va augmenter le poids de la dette et d'autres, plus prosaïques, intéressant uniquement l'UMP locale ».

samedi, 05 décembre 2009

DNA : Vote des militants

PS / Vote des militants
L'élargissement validé

 


Les militants socialistes alsaciens ont approuvé à une forte majorité la liste du PS pour les élections régionales, conduite par Jacques Bigot, président de la CUS, et dont le chef de file dans le Haut-Rhin est Antoine Homé, maire de Wittenheim, tous deux conseillers régionaux sortants.
C'était la seule liste en présence, ce qui explique une participation assez moyenne. La liste ne comporte encore que les candidats adhérents du PS, les candidats d'ouverture, contactés par les chefs de file dans chaque département, restent à désigner. « C'est un bon résultat, commente Mathieu Cahn, premier secrétaire fédéral du PS 67, même s'il traduit quelques frustrations de militants qui n'ont pas été retenus sur la liste. Mon objectif était de ne pas connaître les affres de la constitution de la liste de 2004,il a été atteint. Les conditions sont créées pour permettre à la liste de faire une bonne campagne ».
« Il n'y avait pas de vrai enjeu puisqu'aucune liste alternative n'a été déposée, dit Jacques Bigot pour justifier la participation mitigée. L'approbation à 75 % valide l'idée de l'ouverture à des personnalités non adhérentes du PS avec lesquelles je suis en train de négocier ». Dans le Haut-Rhin, Antoine Homé se félicite du score élevé obtenu par la liste (8 points de plus que dans le Bas-Rhin). « Nous avons essayé de construire une liste équilibrée, représentative des territoires. Plusieurs maires sans étiquette nous rejoindront dans le cadre de la stratégie d'élargissement », dit-il.
La liste complète ne sera pas dévoilée avant le mois de janvier.


C.K.

Les résultats : Bas-Rhin.- Votants : 585, participation : 45,67 % ; exprimés : 576 ; oui : 430, 74,65 % ; non : 108, 18,75 %, abstentions : 38,6, 6 %. Haut-Rhin.- Votants : 273, participation : 40 % ; exprimés : 272 ; oui 227, 83,46 % ; non : 32, 11,76 % ; abstentions : 13, 4,78 %.

vendredi, 04 décembre 2009

La liste haut-rhinoise ratifiée par les adhérents du PS

La liste haut-rhinoise du Parti Socialiste pour les élections régionales a été largement ratifiée par les militants lors du vote de hier soir.

Près de 85% des militants ont validés la liste en votant pour, à l'inverse les votes contre tournent autour de 10% environ et il faut comptabiliser autour de 4% de blancs ou de bulletins nuls.

Dès ce soir, la Convention Fédérale qui se tiendra à Wittelsheim enregistrera le résultat et lancera la dynamique en présence de Jacques Bigot, notre tête de liste régionale.

L'objectif, dans les semaines à venir, c'est de préparer un projet politique pour l'Alsace et les alsaciens. Transports, développement économique, environnement, lycées... nous devons, à partir des compétences de la Région, proposer un vrai choix aux alsaciens.

Cette élection régionale est également l'occasion pour les alsaciens de choisir le successeur d'Adrien Zeller à la tête de la Région. Le choix se fera entre Philippe Richert et Jacques Bigot. La question est simple : qui voulons-nous pour gouverner l'Alsace ?

Voici pour mémoire la liste ratifiée hier soir :

1- Antoine Homé - Maire de Wittenheim et Conseiller Régional sortant
2- Cléo Schweitzer - Conseillère Municipale de Mulhouse
3- Michel Cheray - Adjoint au Maire de Kingersheim
4- Victorine Valentin - Conseillère Municipale de Colmar
5- Franck Dudt - Conseiller Municipal de Masevaux
6- Malika Ben M'Barek - Conseillère Municipale de Mulhouse et syndicaliste
7- Bernard Laplagne - Adjoint au Maire de Guebwiller
8-
Personnalité extérieure
9- Thierry Sother - Conseiller Municipal de Mulhouse
10- Catherine Hoffarth - Conseillère Municipale d'Ensisheim
11- Personnalité extérieure
12-
Personnalité extérieure
13- Philippe Basler - Conseiller Municipal de Kembs
14- Daniell Rubrecht - Adjointe au Maire de Turckheim
15- Pierre Richert - Conseiller Municipal de Wittelsheim et Ancien Secrétaire Général de la CFDT des Mines de Potasse
16- Nadia El Hajjaji - Mulhouse
17- Julien Ernst - Secrétaire de la section PS de Colmar
18- Marie-Jeanne Taureau - Conseillère Municipale de Wittelsheim
19- Philippe Barrillon - Mulhouse
20- Brigitte Lagauw - Adjointe au Maire de Wittenheim
21- Pierre Freyburger - Conseiller Général du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Mulhouse
22- Monique Marchal - Conseillère Régionale sortante

dimanche, 15 novembre 2009

L'Alsace et les DNA du jour

L'Alsace : "ça se raconte" :

Le PS 68 a une longueur d'avance. Le comité fédéral du PS du Haut-Rhin vient de valider les 22 candidats de la liste (qui sera raccrochée à celle du Bas-Rhin) avec Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional sortant, comme tête de liste, et la Colmarienne Monique Marchal pour la pousser. La liste avec la Mulhousienne Cléo Schweitzer, l'adjoint de Kingersheim Michel Cheray, la Colmarienne Victorine Valentin, Frank Dudt, conseiller municipal de Masevaux, pour ne citer que les premiers, sera validée le 3 décembre par les militants.

L'ex-première secrétaire Catherine Hoffarth apparaît à la 10e position. « C'est une liste pour gagner, pour former demain une équipe majoritaire », assure la tête de liste qui réserve la 8e place à une élue divers gauche.

Trois partants. En plus de Monique Marchal, deux autres sortants PS ne se représentent pas, dont le maire de Thann, Jean-Pierre Baeumler, ancienne tête de liste, plus consensuel que certains de ses camarades qui ne lui pardonnent d'ailleurs pas d'avoir refusé de vouer aux gémonies son ami Jean-Marie Bockel.

Plus inattendu est le retrait de Martine Diffor, qui déplore, à l'inverse, que le PS n'ait « pas choisi entre le libéralisme et la vraie gauche ». Elle a décidé de « retourner à la vie professionnelle », ce qui se fait peu en politique... Mais elle reste élue à Saint-Amarin et vice-présidente de la communauté de communes locale.

DNA :

PS 68
Martine Diffor ne repart pas

Conseillère régionale PS sortante, Martine Diffor ne briguera pas un nouveau mandat ; comme son collègue Jean-Pierre Baeumler.
Élue à la Région en 2004, Martine Diffor n'a jamais considéré « devoir être élue à vie et une fois pour toutes vivre de la politique en cumulant les mandats en nombre et sur la durée ». Mais si elle ne se représente pas en mars, c'est aussi parce qu'elle « ne [se] retrouve pas dans les orientations nationales du Parti socialiste ». Celle qui avait interrompu toute activité salariée pour se consacrer « pleinement » à son premier mandat, a décidé de « prendre du recul et de retourner dans la vie professionnelle ». Elle gardera le souvenir d'une expérience « globalement enrichissante mais néanmoins frustrante lorsqu'on se trouve dans l'opposition ».
La conseillère municipale de St-Amarin et vice-présidente de la comcom de la Vallée de St-Amarin n'en soutiendra pas moins la liste conduite par Jacques Bigot dont la composante haut-rhinoise a été validée cette semaine par le conseil fédéral du Haut-Rhin par 22 voix pour, sept contre et une abstention.

« Une liste d'efficacité politique »

Le chef de file Antoine Homé est suivi de Cléo Schweitzer (conseillère municipale à Mulhouse), Michel Cheray (adjoint à Kingersheim), Victorine Valentin (conseillère municipale à Colmar) et Franck Dudt (conseiller municipal à Masevaux). Les 8e, 11e et 12e places sont réservées à des candidat(e)s divers gauche. L'ancienne première secrétaire de la fédération Catherine Hoffarth est en 10e position. Respectivement 21e et 22e, le conseiller général Pierre Freyburger et Monique Marchal, conseillère régionale sortante, sont considérés comme les « pousseurs » de la liste et ne peuvent pas remonter.
Les adhérents de la fédération du Haut-Rhin devront ratifier la liste le 3 décembre. Antoine Homé est « confiant ». « L'élaboration de la liste, à laquelle Jacques Bigot a été associée, a été démocratique et réussie. Les débats ont été intéressants et cordiaux, souligne le conseiller régional sortant et maire de Wittenheim. L'équilibre entre les motions n'a été qu'un critère parmi d'autres. La liste est bien équilibrée géographiquement, elle joue le renouvellement avec de nouvelles figures dynamiques, les profils sont variés, l'ensemble des sensibilités est représenté tout comme le monde du travail et du mouvement social. »
Antoine Homé et le premier secrétaire Denis Wiesser vont maintenant rencontrer le parti radical de gauche et des élus de sensibilité de gauche pour répartir les trois places qui leur sont réservées. « Les débats internes ont eu lieu, nous sommes maintenant en position de faire campagne et de présenter en projet aux Alsaciens. »


Franck Buchy

vendredi, 13 novembre 2009

PS 68 / Régionales 2010 : La liste soumise au vote des adhérents

Le Conseil Fédéral du PS 68 tenait une séance plénière hier soir. Celui-ci a validé les travaux de la commission de préparation de la liste haut-rhinoise pour les élections régionales. Les adhérents du PS 68 doivent encore valider cette liste lors d'un vote qui interviendra le 3 décembre prochain.

Je dois figurer en 5ème position sur cette liste. J'y représente le Pays Thur-Doller, territoire du piémont des Vosges que j'espère pouvoir représenter après mars 2010 à Strasbourg pour soutenir l'ensemble des dossiers et des projets en cours dans nos belles Vallées.

Bien entendu, au delà de mon ancrage territorial au sein du Pays Thur-Doller, la campagne des élections régionales à venir aura pour enjeu le choix d'un nouveau Président et la reconduction ou non de la majorité conservatrice au Conseil Régional. Le débat est ouvert, la campagne ne fait que commencer.

"PS68 / Régionales : la liste soumise au vote des adhérents le 3 décembre."

Le Conseil Fédéral du Parti Socialiste dans le Haut-Rhin a validé jeudi 12 novembre à une large majorité les travaux de la commission électorale chargée de préparer la liste pour les élections régionales de mars 2010. Le 3 décembre prochain, les adhérents de la Fédération haut-rhinoise devront voter pour ratifier cette liste qui comprend les candidats suivants :

1- Antoine Homé - Maire de Wittenheim et Conseiller Régional sortant
2- Cléo Schweitzer - Conseillère Municipale de Mulhouse
3- Michel Cheray - Adjoint au Maire de Kingersheim
4- Victorine Valentin - Conseillère Municipale de Colmar
5- Franck Dudt - Conseiller Municipal de Masevaux
6- Malika Ben M'Barek - Conseillère Municipale de Mulhouse et syndicaliste
7- Bernard Laplagne - Adjoint au Maire de Guebwiller
8- Place réservée à une élue Divers Gauche
9- Thierry Sother - Conseiller Municipal de Mulhouse
10- Catherine Hoffarth - Conseillère Municipale d'Ensisheim
11- Place réservée à un élu Divers Gauche
12- Place réservée à une élue Divers Gauche
13- Philippe Basler - Conseiller Municipal de Kembs
14- Daniell Rubrecht - Adjointe au Maire de Turckheim
15- Pierre Richert - Conseiller Municipal de Wittelsheim et Ancien Secrétaire Général de la CFDT des Mines de Potasse
16- Nadia El Hajjaji - Mulhouse
17- Julien Ernst - Secrétaire de la section PS de Colmar
18- Marie-Jeanne Taureau - Conseillère Municipale de Wittelsheim
19- Philippe Barrillon - Mulhouse
20- Brigitte Lagauw - Adjointe au Maire de Wittenheim
21- Pierre Freyburger - Conseiller Général du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Mulhouse
22- Monique Marchal - Conseillère Régionale sortante

Denis Wiesser - 1er Secrétaire du PS 68

dimanche, 08 novembre 2009

Lancement de la Coopol

Le Parti Socialiste est en train de lancer son propre réseau social sur internet : la coopérative politique dite Coopol : http://www.lacoopol.fr/.

La Coopol est d'une certaine manière un "Facebook socialiste" qui permettra au PS de franchir un nouveau cap dans le monde du web 2.0 en encourageant l'action militante sur le net. La Région Alsace et ses deux fédérations (Bas-Rhin et Haut-Rhin) sont des secteurs pilotes pour lancer la Coopol. Les adhérents du PS en Alsace peuvent désormais échanger en direct sur le réseau social.

Après Twitter et Facebook, voici le lien de ma  page sur la Coopol : http://www.lacoopol.fr/membre/746168.

vendredi, 23 octobre 2009

La suppression de la Taxe Professionnelle

La suppression annoncée de la Taxe Professionnelle est une très mauvaise nouvelle pour l'avenir des collectivités locales.

Prenons l'exemple de la Région Alsace :

Nicolas Sarkozy a annoncé en février 2009 son intention de supprimer la Taxe Professionnelle à compter de l'année 2010. Cette intention a été confirmée dernièrement lors de la présentation de la Loi de Finances 2010. Selon le texte présenté la Taxe Professionnelle sera remplacée par la CET (Cotisation Economique Territoriale) composée de la CLA (Cotisation Locale d’Activité), destinée à être reversée aux communes et intercommunalités, et la CC (Cotisation Complémentaire), destinée aux Départements et aux Régions.

Pour mémoire, la Taxe Professionnelle reste la première ressource fiscale des collectivités, notamment pour les intercommunalités  qui lèvent la taxe professionnelle unique et les ressources de remplacement annoncés ne compenseront pas la totalité du produit de la taxe professionnelle.

La Région Alsace, quant à elle, perdrait la Taxe sur le Foncier Bâti et la Taxe sur le Foncier Non-Bâti qui seront transférées au bloc communal, la Région ne disposant plus d’aucune « taxe ménages ». Elle ne percevra plus qu’une partie de la nouvelle Cotisation Complémentaire, assise sur la valeur ajoutée des entreprises, la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers), la taxe sur les cartes grises et diverses taxes spécifiques.

Au total, cette réforme, si elle était adoptée, conduirait inéluctablement à l’étranglement financier de la Région Alsace.

mardi, 06 octobre 2009

Le Conseil Général du Haut-Rhin à gauche en 2011 ?

Communiqué de presse du Parti Socialiste - Fédération du Haut-Rhin : Le Conseil Général du Haut-Rhin à gauche en 2011 ?

Des élus de la majorité UMP du Conseil Général du Haut-Rhin viennent de proposer à Monsieur Eric Straumann, Secrétaire départemental de l'UMP 68, de demander au gouvernement de supprimer purement et simplement les élections cantonales de 2011 et d'attendre la réforme des collectivités de 2014.

A travers cette proposition, l'UMP du Haut-Rhin semble s'inquiéter d'une victoire de l'opposition départementale et des socialistes lors des prochaines élections cantonales de 2011.

Pourtant, en 2004, les électeurs haut-rhinois ont renouvelés la moitié des Conseillers Généraux, théoriquement pour 6 ans, mandat qui a depuis été rallongé à 7 ans. Est-il raisonnable de penser que des Conseillers Généraux élus en 2004 puissent le rester jusqu'en 2014, soit un mandat de 10 ans ?

La Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin demande aux élus de la majorité du Conseil Général du Haut-Rhin de revenir à la raison et de se soumettre au choix des électeurs en 2011, plutôt que d'essayer de garder le pouvoir à travers un nouveau tripatouillage politique.


Denis Wiesser - 1er Secrétaire Fédéral
Pierre Freyburger - Président du groupe Socialiste, Républcain et Indépendants au Conseil Général du Haut-Rhin
Antoine Homé – Président de l’Union des Elus Socialistes et Républicains

dimanche, 20 septembre 2009

1er octobre, le questionnaire de la Rénovation du PS

Le 1er octobre, les militants du PS doivent élirent les têtes de liste aux élections régionales, mais aussi répondrent à un questionnaire sur la rénovation du parti. Voici les réponses que j'entends donner et mes remarques (en italique) :

Question 1-1 :
« Etes-vous favorable à la désignation du candidat(e) des socialistes par des
primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent
participer à la victoire de la gauche? »
Oui. Une participation financière me semble néanmoins nécessaire, autour de quelques euros.

Question 1-2 :
Donnez-vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations
de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement
politique et sur la base d’une plate-forme commune ?
Oui
mais, j'aurais préféré que seul le candidat socialiste soit désigné comme tel, avec éventuellement l'appui de quelques partis comme le MRC ou le PRG. Les limites ne sont en rien définies et je ne souhaite pas le faire avec le MoDem.

Question 2-1 :
Etes-vous favorable, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité
de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements
(cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire
avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR)
ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt,Maire adjoint )?
Oui, cette disposition va dans le bon sens, sans pour autant instituer le mandat unique d'office. Je suis favorable à cette méthode. Le mandat unique ne pouvant pas s'instaurer sans un véritable statut de l'élu et des garanties pour un retour à l'emploi (les cumulards le font en général pour des raisons financières) et de plus, sur nos listes, nous avons parfois besoin des parlementaires pour "pousser" ou "booster" nos campagnes.

Question 2-2 :
Êtes-vous favorable à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs
locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional,
et d’Intercommunalité) ?
Oui, sans hésitation. Trois mandats de Maire sont égal à une durée de 18 années.

Question 3-1 :
« Êtes-vous favorable à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du
Parti (locales et nationales) ? »
Oui, sur le principe. Mais, cette disposition sera difficile à appliquer. Les hommes représentent environ 70 à 80% des adhérents du PS...

Question 3-2 :
« Êtes-vous favorable à l’instauration de la parité dans les candidatures pour les
élections législatives de 2012 ? »
Oui, c'est indispensable dans le ticket candidat-suppléant.

Question 3-3 :
« Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection,
des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des
diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire,
des circonscriptions électorales ? »
Oui, le PS doit s'ouvrir sur le monde extérieur et représenter l'ensemble des français.

Question 4-1:
Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos
statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti
aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion
(adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations,
modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?
Oui, le PS sur ce point doit aussi s'ouvrir plus largement et permettre des montants de cotisations plus raisonnables.

Question 4-2 :
Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts,
des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de
choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?
Oui, le 1er signataire de la motion majoritaire doit devenir le 1er Secrétaire. Il faut en finir avec le système qui renvoi le fonctionnement du PS à celui de la 5ème République.

Question 5.1:
Etes-vous favorable à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée,
chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents
du Parti socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier
ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?
Oui, il faut stopper les dérives et les petites phrases de certaines et certains dans la presse qui "tirent" sur le PS.

Question 5.2:
Approuvez-vous la mise en oeuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux
mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité
et la fiabilité de nos votes ?
Oui, également. Le débat actuel nous l'impose.

09:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps

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