samedi, 17 janvier 2009
Les livres... d'un blog à l'autre
Mon ami et camarade François Schlosser vient de me lancer une sorte de défi sur son blog... il me demande de répondre à des questions sur les livres que j'aime ou pas et que j'ai lu, le tout sur le principe de la chaîne de blog à blog. Je vais y répondre.
1. Quel est le dernier livre que vous avez acheté et terminé ?
Comme François Schlosser, je suis plutôt du genre à aller en bibliothèque, enfin plutôt au bibilobus. J'en profite au passage pour rappeler qu'il n'y a malheureusement pas de médiathèque dans notre vallée, à mon grand désespoir et que je défends l'idée d'une telle installation depuis plusieurs années, notamment lors des élections cantonales de 2004 et lors des municipales masopolitaines de 2008. La culture n'a pas de prix, c'est un besoin pour tous ! Mais là, je m'égare, alors revenons au sujet...
Le dernier livre que j'ai acheté et terminé a pour titre :"Bouche cousue" de Mazarine Pingeot sortie en version pocket en 2006. J'ai profité des vacances de l'été dernier pour m'acheter plusieurs ouvrages en format poche et dévorer l'ensemble. Le livre de la fille du Président Mitterrand n'est pas vraiment un roman, ni un documentaire, c'est plus simplement un passage de la vie où l'auteur retrace son enfance, avec son père, un père évidement pas comme les autres, dans une situation pas comme les autres... Mazarine Pingeot était enceinte lors de l'écriture du livre, ce qui lui permet un retour fort sur elle même. C'est assurément pour moi un livre poignant.
2. Quel est le livre que vous êtes en train de lire ? Qu'en pensez vous pour l'instant ? Quelle est la phrase qui se trouve à la ligne 13 de la page 42 ?
J'ai comme beaucoup l'habitude de lire plusieurs livres en même temps. Néanmoins, actuellement, je suis très concentré sur un ouvrage de Bernard-Henri Lévy qui s'intitule "American Vertigo" publié en 2006 chez Grasset.
C'est un livre où l'auteur nous livre ses impressions sur son voyage aux Etats-Unis pour suivre les traces d'Alexis de Tocqueville. Une plongée au coeur de l'Amérique à l'époque de la campagne électorale Bush-Kerry. Voilà plusieurs années que je voulais lire cet ouvrage, je ne sais pas pourquoi, peut-être la photo de couverture... Et pourquoi commencer à lire ce livre alors que Georges Bush quitte le pouvoir ? Là aussi, je ne sais pas... Je n'avais encore jamais lu de livre écrit par BHL, mais là, je sais pourquoi : le personnage est loin de me plaire, lorsqu'il défile sur les plateaux télé, généralement, il m'énerve à ne savoir que faire la morale, notamment la morale à la Gauche... Mais la vérité m'oblige à dire que j'aime beaucoup le livre en question. Son voyage aux USA est particulièrement prenant, avec des détails sur les rencontres, les villes, des personnages communs et certains hors du commun. Un passage en particulier me restera en mémoire, car étant en train de lire le livre presque 3 ans après sa sortie et alors que Barack Obama rentra en fonction mardi prochain, je ne peux m'empêcher de penser au chapitre 2 et son premier passage intitulé : "Un Clinton noir" ? qui retrace la rencontre de l'auteur avec celui qui deviendra Président des USA lors de l'élection suivante... Rien, je pense, ne pouvait laisser présager de la candidature et encore moins de la victoire future d'Obama et pourtant, BHL, avait bien avant un pré-sentiment lorsqu'il échangea avec lui lors de la Convention Démocrate qui investit John Kerry, extrait : "Et Barack Obama, donc ! , et avec le tabac que vous avez fait, vous, hier soir, explique-t-il à celui-ci, on devient Président des Etats-Unis en cinq minutes !" Plus loin : "Mais enfin... Son aisance... Sa gouaille de Clinton noir... Sa beauté de mauvais garçon passé par Harvard... Sa mère blanche née à Kansas City, son père black né au Kenya..." .../... "Barack Obama... il faudra sa souvenir de ce nom." .../... "Et je sens que quelque chose, quoi qu'il en dise, se joue dans cet écart assumé par rapport à toutes les communautés. Le premier Noir à avoir compris qu'il ne fallait plus jouer sur la culpabilité mais sur la séduction ?Le premier à vouloir être, au lieu du reproche de l'Amérique, sa promesse ? le passage du Black en guerre au Black qui rassure et rassemble ? Un futur Président métis ?" Que je le veuille ou non, BHL avait vu juste et je dois dire que malgré l'énervement qui me gagne lorsque je verrais le personnage dorénavant, je garderais en mémoire les pages 83, 84, 85 et 86 d'American Vertigo...
Page 42, ligne 13 : "où le bruit des avions oblige à hausser le ton ou à interrompre les conversations..."
3. Choisissez un de vos livres favoris. Quel est-il ? Pourquoi fait-il partie de vos favoris ? Quelle est la dernière phrase qui se trouve à la page 65 ?
Mon livre favori ou mes livres favoris ? Il n'y en a pas. Il y a par contre des livres qui m'ont marqués et qui reste des références.
La trilogie Fabio Montale, Total Khéops, Chourmo, Soléa de Jean-Claude Izzo aux éditions Gallimard et parus dans l'ordre en 1995, 1996 et 1998. Une série de trois livres policiers avec pour héros le flic Fabio Montale au coeur de Marseille. Page 65, dernière phrase : "Ils le sauraient tôt ou tard."
Che de Pierre Kalfon aux éditions du Seuil dans la collection points et paru en 1997. L'un des nombreux livre sur le célébre révolutionnaire Ernesto Guevara. C'est un livre qui compte beaucoup dans mon engagement politique, même si je ne suis pas révolutionnaire. Le mythe de Guevara, la révolution cubaine, l'exceptionnel parcours du jeune argentin à travers "l'Amérique majuscule" comme il le dit, le passage au Mexique, la rencontre avec Fidel Castro, la traversée sur le granma, la victoire de la révolution, le pouvoir, la tentative africaine et enfin la mort en Bolivie. Cet ouvrage est certainement l'un des meilleurs sur le Che publié en français. Page 65, dernière phrase : "Un soir, le chef de service, arrivé par surprise, ne trouve que lui à sa table et l'en félicite, lui promettant une promotion."
Les blessures de la vérité de Laurent Fabius paru chez Flammarion en 1995. Encore Fabius me diront certains... Oui, encore lui. C'est un ouvrage important pour comprendre l'homme, son parcours, sa philosophie et aussi pour comprendre comment il a traversé la période si complexe et destructrice de l'affaire du sang contaminé. Ce livre permet d'entrer dans la tête d'un Homme d'état, du plus jeune Premier ministre de France et d'un des plus fidèle et proche de François Mitterrand. La dernière phrase en page 65 : "Non seulement parce qu'il a son mot à dire sur les décisions à implications financières - rares sont les mesures qui n'en comportent pas -, mais aussi parce que, par son organisation, par ses méthodes et par la compétence de ses personnels, il a acquis dans l'appareil d'Etat une place centrale."
Toujours dans les ouvrages sur la politique et ses hommes, j'ai beaucoup apprécié le livre d'Emmanuel Maurel qui s'intitule "Jean Poperen, une vie à gauche". Le livre est paru en 2005 chez Bruno Leprince dans l'encyclopédie du socialisme. Livre simple, court et qui permet de rapidement traverser la vie d'un des plus grands responsables socialistes qui malheureusement est trop souvent méconnu. Page 65, la dernière phrase : "N'est-ce pas ce qu'attend d'eux, implicitement, Mitterrand ?"
Et enfin, "Un enfant de la République" de Raymond Forni qui est paru chez Stock en 2002. Bien entendu, le livre écrit par Raymond reste un ouvrage important et émouvant parmi les livres que j'ai lu. Le parcours de l'homme, son évolution, ses bons moments, comme les plus mauvais permettent là aussi de comprendre le personnage, sa pensée et son espérance républicaine. Depuis un an, date de son décès, à chaque fois que je prends le livre en main ou que je pose mes yeux dans la bibilothèque et que je le regarde, j'ai un gros pincement au coeur. Raymond manque aujourd'hui farouchement à la Gauche et aux républicains.
4. Quel est le dernier livre que vous avez lu et pas vraiment aimé et pourquoi ?
Les Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand. Pourquoi, parce-ce que c'est long (4 tomes de 500 pages, en gros) et décourageant, écrit en français du XIXème siècle et que c'est mon patron qui voulait à tout prix que je le lise... j'ai essayé, mais vraiment, c'est pas pour moi.
5. Quels sont les 5 bloggeurs à qui vous passez le relais et pourquoi ?
Emmanuel Maurel, parce-qu'il dévore les livres et qu'il écrit souvent des critiques, il n'aura aucun mal à répondre aux questions. De plus, j'ai cité son ouvrage sur Poperen, ce qui lui fait un peu de pub...
Michel Moine, parce-qu'il est dans mes liens.
Jean-Louis Bohler, pour la même raison que pour Michel.
Xavier Galaup, pour un bibliothécaire, ça doit être très facile.
Jean-Laurent Turbet, car je suis persuadé qu'il ne compte pas son temps pour lire.
En conclusion, mes lectures sont toujours très politique.
18:38 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










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