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vendredi, 05 septembre 2008

Privatisation de la Poste ?

Jean-Paul Bailly a émis le souhait de voir évoluer les statuts de La Poste afin de lancer une augmentation de capital. Le gouvernement devrait se prononcer à l'automne sur ce dossier qui suscite l'hostilité des syndicats. L'achèvement de la libéralisation du marché des services postaux est prévu pour 2011.

Mais, faut-il vraiment privatiser la Poste comme l'envisage le pouvoir en place ?

Je pense que non et cela n'étonnera personne. Mobilisé depuis longtemps pour défendre le service public au plan local, dans la Vallée de la Doller notamment, je n'envisage pas d'un très bon oeil le projet du gouvernement. Avec de nombreuses remises en cause du Service public dans les dernières dans notre secteur, comme le transfert des charges en direction des communes comme à Oberbruck par exemple, la modification des horaires d'ouverture, etc...

Du côté des organisations syndicales, le consensus est de mise pour dénoncer une privatisation de La Poste. Opposés aux premières directives postales de 1997 et 2002 sur la libéralisation du marché intérieur, les syndicats français ne cachent pas leur hostilité à cette ouverture de capital. Revendiquant près de 73.000 signatures au 21 août 2008, la pétition lancée par la CGT "Touche pas à ma Poste" appelle à la défense d'un "service public postal moderne qui réponde aux besoins de la population, sur l'ensemble du territoire."

Sur le sujet, je suis en accord complet avec Martine Aubry qui exprimait dernièrement son point de vue dans le journal Libération :

«Un vrai problème d’inégalité de territoire»

Sur l’ouverture du capital de la Poste, Martine Aubry n’en voit pas «la nécessité» économique. «Je serai avec les agents de la Poste en cette rentrée», ajoute-t-elle, alors que l’intersyndical de la Poste appelle à une journée de grève le 23 septembre et que Libération propose un référendum sur le sujet. «Les conditions dans lesquelles le gouvernement a fait l’ouverture posent problème. En permettant aux concurrents de s’installer sur un seul produit dans un seul territoire, (…) et bien le gouvernement a fragilisé la Poste», affirme la socialiste, qui craint «un vrai problème d’inégalité de territoire. Je pense que la Poste passera à 5 jours sur 7 (de distribution du courrier Ndlr) au lieu de 6 jours sur 7» actuellement.

J'invite donc toutes celles et ceux qui refusent la privatisation de la Poste à signer la pétition de la CGT "Touche pas à ma Poste" en cliquant-ici.

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