mardi, 20 mai 2008

Article de L'Alsace sur le débat de Soppe le Haut

Vallon du Soultzbach Les urgences médicales en questions 

 

Suite à la soirée-débat organisée à Rimbach le 24 avril dernier, puis celle de Sewen, et la lettre adressée par Adrien Behra aux municipalités, les élus du vallon du Soultzbach ont invité leurs administrés à une réunion-débat sur le thème des services d’urgences et les gardes médicales des week-ends, jeudi soir au foyer rural de Soppe-le-Haut. 70 personnes ont écouté le témoignage d’Adrien Behra, déclencheur du mouvement («l’Alsace » du 22 avril) puis le maire de Soppe-le-Bas Francis Guttig a rappelé l’historique des faits et les problèmes rencontrés par l’organisation de la prise en charge des urgences. Le maire de Soppe-le-Haut Robert Kuenemann, qui dirigeait les débats, a donné la parole aux autres élus, dont Christophe Beltzung , maire de Mortzwiller : « Le système en place fonctionne, malgré ses lourdeurs, a expliqué ce dernier. Mais il est en pleine mutation, et bien que nous n’ayons pas encore de réponses, l’important est que vous soyez là pour pointer ce qui ne va pas, et éventuellement proposer des solutions ; » Le conseiller général Jean-Luc Reitzer a insisté sur l’importance de l’information de la population et le pointage des carences : « Pour un bassin de vie de 78 000 habitants, une garde médicale de deux médecins, c’est insuffisant, d’autant que s’y ajoutent la pénurie de vocations médicales et les exigences légitimes des praticiens en termes de conditions de travail. » Après que l’adjudant-chef Didier Muller, chef de corps du CPI de Soppe-le-Bas, ait expliqué le protocole d’intervention des sapeurs pompiers et sa place dans l’organisation des secours, le conseiller municipal de Masevaux Franck Dudt a appelé à la mobilisation des collectivités locales et de la population pour demander le lancement d’une étude de la DDASS concernant l’implantation d’une maison médicale à Masevaux : « l’éloignement de Thann justifierait cette implantation, d’autant plus que son hôpital est classé " vulnérable". Il faut regrouper les volontés politiques et populaires pour défendre ce qui existe et améliorer le service public. » Le public n’a pas manqué de témoigner de son expérience en matière d’urgences et de poser des questions précises aux intervenants. Il en est ressorti que l’organisation de la prise en charge des urgences repose sur des services du secteur public et privé qui doivent répondre à des contraintes administratives très lourdes. Ce constat rejoint le rapport du docteur Grall, qui estime que « la permanence des soins en France repose sur un dispositif aléatoire, instable et fragile. ». À ces difficultés s’ajoute le problème de la transmission des informations concernant la victime : quelle est la compétence d’un malade ou de son entourage pour juger de la gravité du cas ? En fin de réunion, les personnes intéressées ont pu signer la pétition qui circule dans la vallée et qui a déjà récolté de nombreuses signatures.

Jean-Marie Renoir

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