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lundi, 27 août 2007

Jean Poperen est mort depuis dix ans

f43de8e9c1501a46b63b52026d5164e2.jpgJean Poperen, figure du Parti Socialiste, est décédé il y a un peu plus de 10 ans, le 23 août 1997. Cet homme, né en 1925, a connu bien des épreuves. Il reste pour moi et pour d'autres, l'un des penseurs de la gauche et son message parait toujours d'actualité.

Pour mieux comprendre le personnage je retranscris ici les quelques lignes de Paul Guilbert, rédacteur en chef politique au Figaro à la mort de Poperen :

" Le professeur de la gauche*

... Qui soutenait que Jean Poperen disait d'un air terrible des choses finalement très modérées, en tout cas très raisonnables ? Le logn paradoxe de ce combattant intellectuel et politique figure tout entier dans cette contradiction : La passion exclusive des idées, hantée par la nostalgie de l'orthodoxie, alliée à un véritable sixième sens du terrain, qui lui fit occuper les postes les plus empiriques de la République. Pour qui l'a vu commencer, jeune professeur dans les années d'après-guerre, il avait déjà le regard tranchant, mais aussi une apparence de dandy qui rendait plus redoutable l'affirmation de son parti-pris idéologique : un pur et dur stalinisme ... Il était clair que sous le dogme communiste qu'il explorait - avant de le renvoyer aux enfer une fois pour toutes - Jean Poperen ne pouvait cacher le moment ni le lieu de sa patrie d'élection qui s'incarnait, au début de la troisième, dans la République des Républicains. La République des professeurs ?... Il restera le grand professeur de la gauche, donc de l'union de la gauche française à la fin de ce siècle, avec toutes les caractéristiques du métier : La goût de l'explication, la force de l'éloquence, exploitant la brutalité du langage aussi bien que l'ironie des situations, le sens du péril intellectuel qui lui faisait redouter la trahison des idées beaucoup plus que l'inconduite des hommes ... Jean Poperen avait besoin d'espace, à donner aux autres autant qu'à lui même. Cet affectif haïssait l'ennui et la tromperie. Il était un fils : Des lumières, de sa mère, perdue à 12 ans ..."

* : Le Figaro - 25 août 1997

Pour aller plus loin, quelques ouvrages sur Jean Poperen :

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"Jean Poperen, une vie à gauche" écrit par Emmanuel Maurel.

Cliquez sur l'image pour commander le livre.

 

 

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"Jean Poperen, tel qu'en lui même" de Marie-Thérèse Mutin.

Un article sur le livre.

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J'ai la chance de pouvoir cotoyer certains fidèles de Jean Poperen, comme Jean-Emmanuel Le Goff qui a été l'un de ses collaborateurs au sein de son club "Nouveau Monde 92" et qui m'a appris l'essentiel de ce que je sais sur Poperen. Au côté du député "popereniste" des Landes Alain Vidalies, figure également Emmanuel Maurel, que je verrais avec plaisir à La Rochelle le week-end prochain, lui aussi est un de ceux qui font vivre les idées et la mémoire de Poperen, à travers son livre ou à travers la revue "Parti pris" dont il est le directeur de la publication. D'autres comme Jean-Marc Ayrault peuvent avoir la fierté d'avoir parcouru un bout de chemin avec Poperen, puisque l'actuel député-maire de Nantes était son dauphin au sein du courant popereniste, même si maintenant il est sur d'autres stratégies pour la gauche...

Pour conclure cette note, je ne résiste pas à une citation de Jean Poperen lui même sur la stratégie électorale de la gauche et la prise du pouvoir (paru dans le journal "La Corrèze républicaine et socialiste") :

"Ce sont les suffrages des indécis entre la droite et la gauche qui font la décision mais ce n'est pas en courant après qu'on les attrape. Chaque fois qu'on s'amuse à ce petit jeu on perd à gauche sans gagner à droite. Par nature, ces élements instables, en général peu politisés, se décident en fonction non des programmes mais des rapports de forces (...) nous ne convaincrons personne en tentant de faire croire que nous ferons les mêmes choses mieux que la droite. Nous emporterons l'approbation, même des tièdes, si nous montrons que nous avons la volonté politique de faire autre chose."

Le message me parait d'actualité, à croire que Nicolas Sarkozy a d'une certaine manière été inspiré par Poperen en inversant le rapport au profit de la droite...

samedi, 25 août 2007

Rentrée politique

La rentrée politique, c'est dans une semaine à La Rochelle pour l'Université d'été. Pour une fois, j'y serais, cela me permettra de reprendre quelques contacts avec des amis et d'assister à des séances de formation. Mais, la rentrée politique, c'est aussi les investitures pour les élections de 2008, dans les villes pour les municipales et dans les cantons renouvelables pour les cantonales. Les socialistes haut-rhinois auront du "pain sur la planche" pour préparer la suite, notamment à Mulhouse (voir l'article paru aujourd'hui dans L'Alsace et les déclarations de Jean-Marie Bockel L'Alsace_25_08_07_Bockel.pdf) et à Colmar.

Aux cantonales, tous les sortants PS du Haut-Rhin sont renouvelables. Seront-ils tous à nouveau candidats ? En attendant de savoir qui sera en lice en mars prochain, j'ai pour mission de préparer avec le Groupe Socialiste et Républicain au Conseil Général une mise à jour de nos propositions pour le Département du Haut-Rhin. Un travail passionnant, je recherche notamment des idées innovantes dans les nombreux Conseils Généraux gérés par la Gauche. Comme quoi, au PS, tous le monde n'est pas "englué" dans les questions de personne et les règlements de compte.

Au niveau plus local, dans la Vallée de Masevaux, la rentrée politique aura lieu le lundi 10 septembre avec la réunion de la section. Pour marquer la rentrée, nos réunions auront lieu désormais dans le bourg centre, ce qui permettra d'être au coeur du canton. D'autres choses sont en préparation pour mes amis et moi dans la Vallée de Masevaux, j'aurais l'occasion d'en reparler ici prochainement...

dimanche, 12 août 2007

En vacances, c'est Marianne

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Généralement, c'est en vacances, loin du quotidien, loin d'une connexion internet avec le téléphone portable éteint et en famille que je trouve le plus de temps pour lire tranquillement la presse nationale. Comme à mon habitude, le matin, je vais dépenser quelques euros pour acheter Libération ou Aujourd'hui en France. Mais, pour les hebdomadaires, je ne résiste jamais au plaisir de lire Marianne, même si j'aime bien aussi les dessins de Charlie Hebdo. Concernant Marianne, c'est pour moi la revue qui me semble la plus objective dans le paysage de la presse française. Bien entendu, l'un des points qui me semble le plus sympathique, c'est l'humour de la rédaction qui généralement n'hésite pas à "allumer" les politiques, de tous les bords ! Le PS n'est bien entendu pas épargné, mais cela ne me dérange pas, il faut aussi savoir appuyer là où ça fait mal et Marianne est particulièrement au point sur le sujet.

Par ailleurs, les travers de notre "cher Président de la République" ne sont pas pour me déplaire et Marianne là aussi est au point. Le seul bémol, c'est que durant les dernières semaines, Marianne a mis sur sa "une" notre omniprésident. A croire que cela fait plus vendre ! Le "racollage" des lecteurs est une discipline difficile, mais je note dans le n°537 que Marianne est l'hebdo qui obtient la meilleure parution en France !

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